RAVVERIV IM 65685 — på N:o 17. Gime anne. 2868. ÅP Stockholm, 28 avril. Mm — IL Cette revue, en ce qui touche les råsolutions Id rises par la Diete, na gubre å constater que t les råsultats nåegatifs. Plusieurs questions!p Pung certaine gravite ont etå enterrces. Nous cur devons au moins une notice nåcrologique. le Mais procedons par ordre. Nous ravpelions, pas plus tard que la senaine derniöre, Iue, daprös la constitution a sutdoise, le roi golverne seul, cest-å-dire It vå li seul il est reserYC de prendre unelr lecision sur les aff dites de gouvernenent qui sont rapporttes en Consen TEtat.lp Quiil y ait IA å certains Cgards une fic-fa tion constitutionnelle, cest ce quil mest pas besoin dajouter, car on comprend aistmentd ue le roi ne saurait prendre personnellement s connaissance de toutes les affaires ainsile soumises å sa decision. Tout naturellement il lui faut bien, pour une foule de dåtails, sen remettre aux chefs de döpartement. Le dogme nen existe pas moins, et dans le peuple , il a ses croyants. Rien nötera de la töte å un paysan, qui a par exemple un proces pour quelque fossö mitoyen, que le roi Charles connait aussi bien que lui Fhistoire de son fosse. Cependant il sagissait de rögulariser Vtat de choses existant de facto, en donnant aux chefs de departement le droit de rösoudre ces affaires dune importance si minime quwelles Cchappent en röalite åFexa-li men direct du souverain. Il est åremarquer ? que cettait le gouvernement lui-möåme quilc avait pris Pinitiative de cette reforme, jugte ll 1 f par bon nombre de personnes comme fort innocente, tandis que dautres y ont vu presque une råvolution, tout au moins une modifica-ls tion des plus graves de la constitution, con-l1 duisant tout droit au gouvernement parle-. wmentaire. Parallelement, la meme proposition 1 royale demandait Ia ercation dun nouveau departement pour Fagriculture et Pindustrie. Cependant cette double proposition mavaitl: pas recu un accueil favorable de la part du lcomite de la constitution, et au moment dåcisif, soit quil eåt cte frappe des objections. soulevtes, soit quwil trouvåt le moment peu opportun pour cette råforme, le gouvernement na pas cru devoir la soutenir. De ce moment on pouvait pråvoir son sort. La deuxiome chambre cependant sttait bornte å la renvoyer au comitc, dans Fespoir que celui-ci prendrait en consideration un autre projet. presentö au cours des debats, mais la premicre chambre a purement et simplement repoussö la proposition royale, qui du reste våtait plus proposte. Si 1. public est res (d asseZ indifförent au sort dun projet dont la portee ne Pavait pas prCeistment frappe, ox Men saurait dire autant au sujet de Ia röforme de la loi communale qui a soulerå bien des recriminations et fait Fobjet de nombretses motions, Qwon nous perimette de rappeler ee que nous en disions au mois doctobre derpiet: Rappelons en quelques mots le grand reproche quon fait å cette loi (en date du 21 mars 1862) qui est jusquwi un certain point la base du systeme de reprösentation, puisque les membres de la premitre chambre sont nommes par les assemblees provinciales, et par les conseillers municipaux pour les villes qui ne prennent point part å ces assemblöes, Je reproche, cest quau lieu de voter par töte les tlecteurs ont un nombre de voix proportionnå 3 leur cote dimpöts, sans que personne nåanmoins puisse avoir å lui seul plus du vingtiome du total des votes de la commune. Mais ce qui rend surtout cet örat de choses intolerable, cest que ies banques, 1es socictes par actions, les fabriques ont droit de vote et mettent en campagne de si gros bataillons que les simples Clecteurs prennent le parti de rester chez eux. Un seul exemple fera micux comprendre la chose: Il y a å Gothembourg 6,242 tlecteurs. Sur ce nombre; 4,404 sont å la tåte de 8 å I votes; I04 ont de 10 å 32 voix; 277 de 33 å 49; 339 de 50 å 99; 210 de 100 å 199; 87 de 200 å 499; 25 plus de 500, mais remarquez que, parmi ces 25 qui depassent le chiffre de 500, il peut se trouver telle maison de banque qui ait de 3 å 4,000 votes. Quant au vote par töte, cttrit une råforme trop radicale pour qwon påt espörer Femporter ainsi au premicr assaut. Il a eu sesdefenseurs Cloquents, mais Popposition libtrale se contentait en gånåral, faute de mieux, dun projet formule par le comitb de legislation et qui realisait un progrös, si minime quil fåt. Au lieu du vingtieme des voix de la commune, Ftlecteur des villes nen pouvait plus avoir que le cinquantiome et, en tout cas, pas plus de cent voix. Par contre Pelecteur des campagnes pouvait arriver å un dixiome des voix. Les banques, socictås par actions, etc., si elles ne perdaient pas encore leur ttrange individualite clectorale, la voyaient du moins fort reduite par le maximum de 100 voix. Ce projet du comitt, dont le succds paraissait assurå, a en elffet Cte admis var la seconde chambre, mais est venu tehouer a la premiere, faute de 2 voix (53 contre 55.) Le gouvernement, par Forgane de M. de Geer, Ia combattu au moins pour le moment, et tout en admettant la nöcessite drune röåforme, mais sur dautres bases, attendu que celle adoptee par le comitt, cest-å-dire le bevillning ou impöt geåntral est mobile de sa nature, et que si cet impöt venait par exemple å doubler, les tlecteurs ayant moins de 100 votes verraient doubler leurs voix, tandis que ceux acculs au maximum resteraient stationnaires. Du reste la premitre chambre sest prononece, au moins en principe, contre le vote attribuo aux banques, aux socictes commereiales, etc; en principe, disons-nous, car il ne peut plus ötre pris de mesure utile å ce sujet pendant la presente session. Il nous reste å mentionner, pour achever cette histoire de Pactivitö de la dicte pendant la semaine dernicre, que les deux chambres ont approuvå la proposition royale relative au monnayage de pieces dor de 10 et de 25 francs, premier pas, il faut Fesperer, vers Padoption dun systeme monttaire international. On pense que les travaux de la Ditte ne se prolongeront pas au delå du 15 mai. Parmi les questions importantes qui lui restent å traiter figurent en premier lieu celle relative aux progrös å introduire dans la 16gislation sous le rapport de la tolörance religieuse, et la grande question des voies et moyens, celle des depenses etant depuis longtemps röolte. On annonce un dåfieit denviron 18 millions, mais il faut bien remarquer quil sagit plutöt, pour une forte partie de cette somme, de rembourser une avance faite par le gouvernement, qui na pas voulu recourir å Iemprunt pour la construction des chemins de fer. Il est vrai quen definitive il faut y arriver, å cet emprunt, mais pour des lignes termintes et en pleine exploitation, ce qui est quelque peu different. Dans la brochure du roi intitulte: Idees et reflexzions sur les mouvements de la tactique moderne il est donne la description dun canon å longue portce et propre å suivre les bvolutions de Finfanterie. Ce qui mötait quun projet aurait 6tö röalist, assure-t-on, et des experiences ne tarderaient pas å ötre faites avec ce nouvel engin de destruction. Nous y reviendrons.