setl6 annbe, tenant compte des voeux des chambres, il spporte une reduction un peu superieure måme ä celle quon Iui demandait, wvec promesse de reductioris ulterienres. Mais, non contente de ceci, la Dicte transporte du odit ordinaire au credit extraordinaire une somme denviron 50,000 rdr, que M. de Mariderström regarde comme fort compromise pour lavenir. Du möment quil jugealt quune semblable reduction est 2wisible aux vrais interåts de IEtat et quela sorhins totale alloute ne repond plus aux besoins du service, sa conduite, ajoute-t-il, Iui etait clairerment dictce. Il a då se retirer et laisser la direction des affaires etrangeres å un successeur qui söt mieux måriter VPapprobation de la Diecte, ou dont les vues en ce gui touche les besoins de VEtat, saccordassent mieux avec celles des chambres. Le baron dUgglas, ministre des finances, qui a pris ensuite la parole, a confirmt plus amplement encore ce fait que les quatre ministres ne se retiraient que par suite des difficultes de leurs rapports avec la Ditte. Il a rappele principalement la fameuse histoire du laboratoire, que nous navions fait que mentionner, la jugeant dun mådiocre interöt pour Fctranger. Voici les faits en deux mots. Le ministre de la guerre avait demande une allocation pour la construction de ce laboratoire destinc a Partillerie. Or un membre de la chambre, de plus chef dexpödition au ministere de la marine, donna alors des explications sur un arrangement, survenu pour affecter aux besoins du service un Jaboratoire appartenant å la flotte et disponible au moins pour le moment. Le ministre, qui navait pas connaissance de cet accord, demanda le renvoi de Paffaire au comite pour plus amples informations, la chambre sy opposa et finit par donner raison au subordonn contre le ministre. M. dUgglas explique quune telle decision etait dautant plus blessante pour, le nouveau ministre de la guerre, quwil se trouvait pour la premiere fois en pråsence de la Dicte et se voyait ainsi accueilli pour ainsi dire par un vote de defiance. Quant aux motifs de M. Lagerstråle et de Forateur lui möme pour se joindre å leurs collegues dans cette retraite collective, M. le baron dUgglas ne les a pas autrement spåcifies. Ils ont simplement embrasså la cause du ministre de la guerre. Pailleurs le ministre de VIntörieur, plus directement, quoique bien lögörement atteint par un vote de la Dicte, comptait se retirer å la fin de la session et mna fait que pråcipiter sa resolution; quant å Forateur il mctait entrå au ministere quassez å contre-ceur, et du moment quil croit voir que la maniere dont la Dicte comprend sa position vis-å-vis du gouvernement ne saccorde pas avec ses propres vues il ne lui reste qwaå se retirer. Ici M. Ilazelius est revenu å Ila charge, deelarant que ces explications lui paraissaient peu satisfaisantes. Le gouvernement jouit en genctral de la confiance de la Ditte; ce mest pas la premiere fois dailleurs quwon refuse des credits demandes, et dun montant bien plus considerable. A peine sil existe une opposition. Se retirer ainsi pour le rejet de quelques sommes insignifiantes, ce serait crcer un prectdent fåcheux et ercer pour Favenir le danger de crises ministerielles incessantes. Les explications du comte dUgglas, frere du ministre, et qui netait pas des lors personnellement interesse dans la question, ont etc par contre beaucoup plus vivement accentuces. Suivant lui les resolutions prises par la Dicte ctaient de veritables votes de dåfiance. Du jour ou la nouvelle representation a commence de fonctionner et ou le gouvernement et la Dicte se sont trouves face å face et dans des rapports constants, de ce jour Funion et la confiance ont du exister. Or existent-ils en ce moment? Certains signes donnent å penser que Fon commence å Cprouver le besoin de taquiner le gouvernement, sinon de lui faire une opposition absolue. Devant ces tcmoignages de non-confiance, les quatre ministres ont eu parfaitement raison de se retirer et Forateur regrette seulement que leurs colicgues naient pas suivi cet exemplo. On a dit que les membres de la seconde chambre etaient trop vieux pour recevoir des lecons; ce qui sest passc leur sera un avertissement toutefois que le droit et le devoir de la repråsentation est de deliberer et de contröler, non de gouVverner. Les choses en sont lå. La presse liberale attend la solution avec une certaine impassibilite ; mais quant a celle qui se fait Iorgane du parti ultra-conservateur et protectionniste, elle a peine å dissimuler sa joie profonde en pråsence de ce demembrement du cabinet, demembrement dans lequel elle veut voir le pråsage de la chute prochaine de M. de Geer, å qui les Burgraves du parti au moins nont pas encore pardonnå la reforme reprtsentative. on ceci il nous parait certain que ces esperances seront totalement dågues; M. de Geer restera certainement, et probablement tout le ministere. Quå la fin de la session un ou deux des membres demissionnaires se retirent definitivement, il ny a rien lå que de trös-probable, mais ils avaient deja manifeste le desir de quitter le ministöre. A ce point de vue, et rien mctant change dans Ja marche du gouvernement, tout se risume par ce titre dune comådie qui revient souvent au repertoire politique: Beaucoup de bruit pour rien. Nota. — La RBevne de la semalne, redigee en francais parait ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal FAftonbiad le mieux est dexpedier les demandes au bureau de poste Sugdois dHambourg.