Revne de Ia semaine. N:o I5. time anne. 1868. Stockholm, 14 avril. Au moment ou Ion sy attendait le moins, et sous une forme tout-å-fait inusitce, le journal officiel a annonct que quatre ministres sur dix avaient offert leur demission au roi, aussitöt son retour å Stockholm, et quand å peine il avait eu le temps de dissoudre le gouvernement intetrimaire institut pour diriger les affaires pendant son absence. Ces quatre ministres sont: M. Ile comte de Manderström, ministre des affaires Ctrangeres. M. le baron dUgglas, ministre des finances. M. Lagerstråle, ministre de Finterieur. M. le general Abelin, ministre de la guerre. Quant å ce que la forme a dinusite, cela rösulte du fait que le journal nindiquait nullement si le roi avait accepte ou refuså ces demissions; et, en realitå, si Ion admet la filiere voulue pour que le roi ait officiellement connaissance dune telle demarche, on peut dire que cest å peine sil en est averti å Pheure qvil est, Mais ceci nest quun detail. Quels sont les motifs de cette grave råsolution? A ce sujet les conjectures se sont donnå dabord libre cours, et les gens de vive imagination ont admis toutes les hypothöses possibles, ans Sarröter å la supposition que quelques rapports un peu tendus avec la Dicte, surtout avec la seconde chambre, aient pu amener les ministres en question a se retirer. Il semble pourtant quwil ny ait pas dautres motifs, å in juger dapres les explications donntes å la premitre chambre par M. de Manderström, le baron d Ugglas et son frere le comte dUgglas, en råponse aux interpellations de general ITazelius. M. de Manderström qui, comme son colIcgue des finances, parlait de son banc derepresentant, a rappele les måsaventures du 3:e chapitre, Fannee dernicre et dans la pråsente session. A la Dicte prectdente, demande de reduction de 20,000 rdr. Pris ainsi å Fimproviste, le ministre sy refuse pour le moment et pose måme la question de cabinet. II sauve son budget provisvirement et!