Aftonbladet – 24 december 1867, sida 3

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i b On eroit que 1Ie nouveau ministre de l erre, le gåneral Abelin, est pråcisåmen homme de cette fusion. Il est certain qu I tient å Farmee permanente et quila declar ne pouvoir mettre une confiance absolue dan I une organisation militaire exelusivement fonde Isur Parmement populaire. Mais dautre par on sappuie sur quelques phrases dun discour prononee ar lui pour en conelure quil es oin de måconnaitre Futilitö quon peut tire de ces armåes de volontaires. Quoi quil el soit, on pense que la Diöte sera saisie då les premiers jours des projets sur la rborganisation militaire. Il faut sattendre å de discussions animåes. Avons-nous dit que le comit6 des fortifications a terminå ses travaux et formulå se propositions? Les renseignements å ce suje sont encore assez peu nombreux; cependan voici ce qui a transpire. Le plan adopt pour la defense de Stockholm serait beaucoup plus efficace que celui auquel on getai dabord arröt6 et ne coåterait que quinze-centmille riksdales, soit une åconomie de trois millions, ce qui rest pas å dedaigner Texplication de ce mystöre serait tout simplement quau lieu de combler la plus vaste des deux passes qui conduisent å Stockholm, on supprimerait. la plus troite. Aloatona que cette large passe offre un meilleur terrain pour la döfense et, ce qui va de soi, quwil hh tout bentfice pour la navigation ordinaire. En outre il ny aurait pas Tie daugmenter les fortifications de Waxholm. Quand nous disions, le semaine dernicre, que les måmoires du Comte de Lagerbjelke, pour la påriode (1809 å 1811) ot il repråsentait la Suede å Paris offriraient beaucoup dinteröt, nous sommes nous trop avanc6? Apres mår examen nous ne le pensons pas, mais å condition de restreindre le cercle des lecteurs aux diplomates, aux historiens, aux publicistes söbrieux. On y trouve en efet, au milieu de bien des vetilles diplomatiques, de bien des pröåoccupations trop personnelles, bon nombre de faits curieux comme celui-ci: que Pid6e du scandinavisme a germå dans le puissant cerveau de Napolton premier sinsi que le prouvent les passages suivants: Survint une affaire, qui avait un fond rbel, et qui fut assez bpineuse. Elle se rapportait ä la reunion future des trois royawmes du Nord sous 5. M. le roide Danemark, qui serait tlu successeur au tröne de Sutde.s M. de Lagerbjelke raconte ensuite quil fut mande å S:t Cloud et il ajoute: Quiconque appröcie un peu les positions respectives devinera de reste que, dune part, on seffixait ä de grandes idtes sur les inlgröts politiques en gentral, sur Vavantage dune force röunie et compacte, sur la necessitg dun contrepoids ä VEst, et que de Yautre cött, fidele å ses instructions, lon sen tenait modestement ) Ihistoire, aux incompatibilites nationales, i danciens souvenirs, a des faits plus rö Cents. Mais il faut lire tout ce passage que nous ne pouvons quindiquer. Pour en venir å la våritable histoire dela semaine, eile se borne a une stance solenelle de VFacademie et å la chronique shbåtrale. TAcademie des 18 avait å recevoir le wuvel academicien Gunnar Wennerberg qui emplace Fövåque Fahlerantz. Nous avons TT dit que M. Wennerberg doit surtout sa selcbrite a des chants excessivement humoistiques dont il a compost et les paroles et a musique. Ce mest pas la veine villageoise le Pierre Dupont, cela se rapprocherait plutöt le Bellman, bien quwil ny ait pas trace dimiation. Comme Harel ä lacadtmie frangaise juand il a eu å parler de Voltaire, M. Wen:erberg a lu un discours sur M. Fahlcrantz t non un loge. Est-ce une exception comme our Fauteur de Candide? Ou est-ce Pabanlon definitif de cette forme surannee de eloge? Au dernier cas le public applaudiait. Il ny a eu cette anne quun second rix dtloquence, accorde å une traduction Puripide quon dit remarquable. Lejeton de nemoire est å Feffigie du naturaliste Samuel dman. Au revers un aigle au sommet dun ocher; au pied de cette falaise un rivage ois, puis la mer semåe diles, et cette inseripion: Cui Celum ce terra undique patent.x A Popåra la signora Sorandi poursuit le ours de ses triomphes. Cest comme la Patti ne mignonne ereature, Souple comme un roseau; Vive comme un oiseau... t avec une 6nergie quon ne soupgonnerait i as. Elle a döja abord6 trois röles dun ca-1 actere bien different dans PElixir dAmour, ans Martha et dans Faust, — et quelle hante la romance de la rose, quwelle ait, u scintillement des bijoux, des cris da-l! nette fascinge par le miroir, ou que lat. cene de la sortie de Föglise Iui apparaisse omme dans une lointaine 6claircie de so-! il, sa voix si fraiche, son expression, sa uret6 de diction et d6mission vocale arrient å une våritable maestria. Il faut dire ussi que Faust nest nulle part mieux montå uå Stockholm en ce moment. Willman est eut-ötre;avec sa superbe prestance, ses al-li res fålines et sa voix mordante, le meilleur : föphistophöles qui existe; Labatt le tånor aj. ne voix magnifique, de la chaleur et del; emotion; M:me Strandberg est charmante : ans le röle de Siebel. La veille ebtait pour. le des tempöåtes dapplaudissements et des luies de bouquets å la centiome repråsenta-) on de ia Belle Häåene au Theåtre drama s que. Nous avons dejå explique ce succbs li xceptionnel. Il est då, nen döplaise aux iaestro Offenbach, au talent et au bon godt I . es acteurs, et surtout å ce merveilleux Knut Utmlöf qui est un Bouffö des bons jours. En! en an RR JRR

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