Aftonbladet – 4 december 1866, sida 2

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Parmi les 6erivains qui, en Danemark, ont tploy le plus de talent å populariser ces oygeles et sages idges du no scandinavisme, les defendre contre les insinuations etles alomnies du parti opposå, il faui citer au remier rang M:r Rosenberg, docteur en phiosophie qui, adoptant preciseraent le proramme en question, Ia nettement formulå lans deux brochures remarquables intitulees: Les scandinaves veulent-ils partager le Danes nark?? et ?Les scandinaves veulent-ils deposer e roi? On sait dejå de quelle manidre Fanteur 6sout ces questions, et Ion pouvait croire jwun erivain aux conclusions si dyngstiques levsit Btre bien vn en eour, dautant plus wil y a quelques mois å peine lo ministre deg finances danois se portait heutesent garant des sentiments scandinaves du oi Christien IX. Or ce möme Cerivain, qui occupait una smploi au ministåre des cultes, vient detre nis per le roi dans Palternstive dopter entre sa place et Bon indepezdance comme publiviste. Inutile de dire quel at son ehoix: Je ne voudrais pas möme å ce prix dun tråsor! Mais dopnons le corps du deiit; car ce sont, paraft-il les quelques lignes finales dun srticle inser dans la dernigre livraison de. a Revue du Nord, sous les initiales n. b., qui ont fait elater ce coup de foudre. Voice ces lignes: ... ?DEja Pex-charg6 daffaires de Danemark då Washington, M:r Raaslöff, Holsteinois de naissance et fråre dun de nos pires Pultragermaniques? est enir6 au conseil, et comme il dpasse eertainement de beaucoup en nergie ses collcgues etque ses opinions sont tout-å-fait prononcees dans le sens antinational, pour ne pas dire anti-danois, on ne peut gugre sattendre maintenant quwå voir le gonvernement jeter le lasso prussien åla t:e du peuple danois, å mojns quuna mouvement energique dans une autre direction ne Ien empöåche. Dapres ce quon raconte, il aurait t6 deja entam des någociations tendant å Ja restitution du Slesvig au Danemark jusquå la Sle, mais non compris Als et Dybböl, et sous la condition de dures servitudes polititiques pour Is Danemark. Le Nord est en danger. Dans nos pays ov regne la liberte de la presse et ou, Panonymite des journaux etant sacr6e, la recherche de la paternite litteraire est entidrement interdite, une disgråce pour un semblable motif est uz gros tvenement. Cest le seul du reste que nous ayons å vous offrir pour eette semnine, å part Pinauguration, samedi dernier, du trongon de chemin de fer de Laxå å Christinehamn, nouveau chsinon entre Stockholm et Christiania. i On expådie en ee moment les produits suedois destins å Pexposition universelle. I! parait quils sont plus nombreux et plus encom.brants quon ne Pavait penså, car les deux båtiments destins au transport ny suffisent pas. Il est vrai que la maison de bois, reproduction de celle quoccupait Gustave Wasa å Ornäs (Dalecarlie), et envoye comme spåcimen des habitations rurales de notre peys, prend å elle seule 269 colis. Nous vous avons entretenu Vannee dernidre de Pagitetion en faveur du ni (vous), malbeureux petit pronom tombe en disgråce, on na jamais su pourquor, et quilsagissait de substituer dans la conversation å Feaumåration des titres, dont Ia repåtition fastidieuse rappelle involontairement la scdne du mamamouchi. Nous sommes forc davouer que jusqudå pråsent le ni, qui est du style noble aux thåtres royaux et å NAcademie, ma pas encore reussi å se faire admettre dans le: style ordingaire, et que la plupart des gens se eroiraient deshonorås si Pon ne leur parlait pas å la troisigme personne. Cela nempöche pas cependant quon eseaie dune nouvelle agitation, quitendrait å remplacer le mot mamzelle par le terme de Fröken, apanage exclueif jusquå ce jour des demoiselles de la noblesse, fussent-elles tombåes au dernier chelon social. Vous avez bien lu, du reste; ce nest pas ee charmant mot de mademoiselle que nous avons 6cerit, mais bien mamszelle, comme sexpriment, dans les opåras comigques, 1es viilageois qui disent jarnigois! Cest ainsi dulleurs quur bor nombre des mots que no2s avons empruntås au frangaiaz sont ou altrås, ou detourn6s de leur sens, parfois de la facon la plus burlesque. Pour en revenir å ce projet, sous une apparence frivole, il gagit lå dune question fort gråve, dune question de dignite et degalit. Nous parierions en faveur du succes de cette reforme. Revue des theåtres. Nous ne vous a-.ons pas encore parl des theåtres royaux ceite saison. Si nous recommengons un peu tard celte revue spåciale, eest qwil ny a encore rien eu de bien saillant å signaler. Aprås le depart de M:eHe Hebbe et de M:elle Gelhaar, Poptra repose surtout maintenant sur M:me Michaöli qui areparu et triomphå coxame dhabitude. Cependant il nous faut mentionnerlesheureux debuts dune nouvelle cantatriece M:lle Memscea. I faudra voir. Une reprise de Joconde a et6 assez gotte par le public; cest tout ce quon en peut dire. La grande affaire est toujours VÅJricaine, qui ne viendra guåre quassez avant dans la saison. Mais qui jouera VA fricaine? s ; Vous savez dejå qvwil faut desormais compter srieusement avec le ballet de Stockholm et que M:elle Forssberg est une toile. Deux debuts remerquebles viennent davoir lieu, le premier tout-å fait extra

4 december 1866, sida 2

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