Revue de la semaine. No 19. 4eme annte. 1866. Stockholm, 15 mai. — ?Devine si tu peux et choisis si tu Ioses.? Ce vers, devenu proverbe, na jamais t dune application plus gånrale quwaujourdhui.s Nous ne voyons pas que les journaux les plus acer6dit6s de Ia presse trangöre se hasardent å deviner comment se denouera cet autre nogud gordien, auquel chaque jour ajoute quelque nouvelle Fömplinstinna ou quelle sera Pep6e qui le tranchera, ni quils osent choisir celui des deux adversaires en fäveur duquel il faut faire des voeux. Ici Vembarras est le måme, Yincertitude aussi grande et le silence aussi prudent. Cependant nous ne eroyons pas trop nous avancer en disant que, si Pindependance de Venise 6tait assurte, si TAutriche persåvårait dans la voie dun sage liberalisme, Fopinion publique, dans notre pays; pencherait plutöt de son ce8t, en souvenir des violences, des brutalites et des exactions de la Prusse dans les Duches. Nous parlons bien entendu de Fopinion liberale, car pour le parti aristocratique råsctionnaire, il va sans dire que tous ses voeux les plus ardents sont aussi pour YAutriche, — mais pour VAutriche dantrefois, redevenue le prototype de absolutisme, rentre en possession de ses royaumes italiens, et retrouvant un bon roi de Toscane assez complaisant pour se parer comme lancien, de Funiforme antrichien. Des röves de autre monde! . Pour revenir å la r6alit et aux conditions du possible, on voit quil y a, å cette velltit de opinion, tant de si et tant de mais quantant vaut dire que, dans Ja lutte qui va sengager, on na. dinteret ni