Aftonbladet – 5 december 1865, sida 2

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est produite au sein dune tranquillite plus arfaite. Nous ne voulons pas dire quiil ny ait omt anxitt dans les egprits; mais traner qui ne saurait rien de ce qui fe passe, e sgen douterait pas au spectacle de la rue. out au plus pourrait-il croire å quelque te nationale qui fait affluer les promeeurs. Deux ordres ont dejå vote le projet du ouvernement, — VPordre des paysans — lordre de la bourgeoisie. Dans VFordre des paysans, Je vote a t6 ine chose grande et simple. Il ny a pas u de discussion; le projet a t pråsente et cclamt tout dune voix. Une opposition bien lgåre et bien impuisante a motivå, dans Pordre dela bourgeoiie, une discussion fort inutile. Deux dpu8 de Scanie, deux deputes dUpsal et un sepresentant de Calmar ont tenu å jeter solennellement une peille dans le torrent. )n gest arret un instant en souriant pour es regarder taire, puis on a votå avec une najorit de 60 voix, — contre 5. Restent lordre de la noblesse et celui du lergå. On aurait pu eroire que le vote levait y tre aussi rapide que dans les deux wutres, car Iexperience a montr bien des ois quå Iheure-de la lutte il ny a plus de liscussion possible. Toute parole alors est un defi, est une flamme. Cependant on delibere. Nous eroyons que cest un bon signe et bien dautres signes encore font pråsager une victoire certaine, dft-elle tre un peu differ6e. Nous ne parlerons pas du mouvement de Fopinion publique, qui en est arriv å Iuniversalite, de Pattitude nergique du roi qui a regu les membres aes deputations. Tout cela est Ihistoire de la semaine passe, dont nous navons paså nous necuper cette fois, ce sont des venements si reculs! Cette revue est celle de Iheure presente; ce qui est un signe bien autrement tavorable, ce sont les conversions subites, les virements de front, le zåle et la foi suecedant å Vanimosit6. Nous sommes en plein chemin de Damas, et les S:t Paul sont nombreux. Les etrangers qui ont visite Stockholm ont te admirer dans la cit6 un des monuments les plus legants de notre ville, ditice de briques, avec colonnes, bordure et sculpture de pierre, qui rappelle beaucoup le bel hötel Mazarin å Paris. Cest le palais de la noblesse. Lå se livre le grand combat. On avait parl davance dun cordon de troupes qui devait enceindre cette partie de la ville trås-facile å isoler. Rien de semblable jusquå pråsent. On peut circuler parfaitement sur la place de Riddarholm, entrer måme dans le palais, ov Pon voit circuler librement des personnes de toute condition et de nombreux gamins. A la porte de la salle seulement et des tribunes se trouvent quelques soldats. Si Pon penåtre dans Fenceinte od se dåcide en le moment le sort de la Sugde, deux choses vous frappent tout dabord : Laffluence inouie des deputes que la salle peut å peine contenir et le grand nombre des visages imberbes et presque enfantins. Cest mr de Geer, le ministre de la justice et auteur du projet qui est appele le premier å prendre la parole. Aprås quelques considrations gåntrales ou VPorateur embrasse les choses du point de vue le plus lev, il redescend un moment dans Farene pour combattre les principaux arguments quon oppose encore au projet. On a dit qwil 6tait bas sur VPargent, autant vaudrait dire quil se base sur Vdäge, puisque cet lement y entre galement. La verit est que le grand principe sur lequel reposele projet peut se formuler par cestermes: la confiance des citoyens exprimee par Velection. Onn pråtendu que ce projet ne se iondait que sur des esperances, mais cest ce qui arrive pour toute institution nouvelle; en admettant que ces egptrances ne pråsentent rien dassure, on peut en dire zautant å bien plus forte raison des craintes quon fait entendre. A lappui de ces craintes, on a allegu VPexemple de certains pays Ctrangers, mais on oublie que, depuis longtemps le peuple su6dois a joui des libertås les plus completes, — libertiå personnelle, libert de la parole, libertå de la presse, libert de reunion meme sous les armes et quil nen a jamais abust. Pourquoi done abuserait-il de ia libert politique? La question pest pas seulement de savoir si Ion est parveru å formuler le meilleur projet possible; il faut se demander aussi si, tel quil est, ce projet est approuvå par Fopinion publique. Et årappuide cette verit, il sest produit tant de temoignages elatants, que pour så part Forateur regarde le fait comme tabli. I! ya moins de danger å approuver un semblable projet que tel autre quil faudrait imposer au peuple. Dautre part, nul ne saurait simaginer quun projet pråsentE par le pouvoir royal, approuve å Funanimut par deux Etats et regu avec acclamation par Vopinion publique dans le pays entier, sera abandonne dans Vhypothese oi il serait rejete par une majoritE imperceptible. LIL orateur termine en disant quil ne croit pas avoir besoin de faire appel aux sentiments, et quil lui suffit de rappeler que si la mnoblesse adopte ce projet, elle aura remport la plus difficile de toutes les victoires, celle quon remporte sur soi-mEme.? Cette loquence simple et grave dont pous I Ke oo ap

5 december 1865, sida 2

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