Empoisonnements de Silbodal, — Cette borrible ufiaire Lindbäck ofire å Fetude du penseur. le cas psycho:ogique le plus curieux et le plus effrayant peut-Etre que pråsentent les sombres annäles du crime. Voiciun homme iustruit, intelligent, !levå pour le sacerduce et qui, bien probablement par une longue habitude du crime, tait parvenu å une telle ndifference dans le sacntice de la vie humaine, quiil avait fini par tuer de malheureuses gens, simplemwent parce quils taient puuvres, inevrables, å charge a la paroisse; de sorte que ce monstre pourrait jusqua un certain point tre siucere quand 11 prtend que, pour trois des quatre empoisonnements quil a avous, il aurait t guid par une sorte de sentiment de compassion, cette pittendue compassion qui fait que, voyant un animal bless gritvement, au lieu de le soigner, on lvcbeve. Toutetois il faut toujours å cet indetinissable sentiment joindre les instigations de Favarice et de Forgveil qui font le fond de cette nature. Quil ny (lt pas de pauvres å Silbouul cela flatta.t sa vanit et mnageait sa bourse. Cest donc par compassion, dit Lindbäck, quil a empoisonn dans le vin de la communion, Nils Pettersson, Carin, fille de Pierre, et Daniel Arvdersson, lequel a survecu. Il avoue du reste que des penstes dintret Font seules guid pour Vempoisonnement de son pensionnaire Lystn. Le poison lui a 1 doon trois soirs de suite dans du lait. Lindbäck avait extrait ce poison dune påte arsenicale prepare pour les rats. Du reste, duns ses aveux, il gen tient å ces quatre crimes; jurqualors il avait veu dans linnocence. Vest ce que ni opinion ni la justice ne eroient, et dans le pass bien des tombes se souldvent et bien des fantömes apparaissent. Sans doute il faut se tenir en garde contre les exagerations, si naturelles en pareil cas. Il y a dautres crimes pourtent, cest certain, et dejå la police a commenc use enquöte au sujet de la mort dun inspecteur Ågren et dun assesseur Lindström. Le premier qui est d6cde chez Lindbäck en 1840 avec tous les symptömes de Iempoisonnement, et dont la tombe est reste intaete, va åre exhume. On va jusquå faire remonter le premier crime de Lindbäck å I6poque oö il etait au lycte, et od il aurait empoisonn un de ses camarades; on parle de bien dautres crimes. Mais encore une fois, et quoique nous doutions quwelle parvienne å tout decouvrir, nous nous en tiendrons aux faits que la justice aura constates. Aujourdhui meme le procås doit recommencer. Nota. — La Revue de la semaine, rådigee en francais parait ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au joumal PAftonbiad le mieux est dexpedier les demandes au bureau de poste Sugdois dHambonrg. Les annonces pour VAftonblad sont reques å Paris, chez M. Vicherat pre et Comp., passage Saulnier, N:o 10. Ute r ——L LL