sont plus habitus å Ja franchise un peu rutale qui peut regner entre les particuiers, quå la politesse exquise qui doit rgler .ous les rapports entre tåtes couronnes. Döås lc premier avis qui nous est venu de :es felicitations en apparence si singuligres, nous avons compris quil y avait lå quelque malentendu, et que tout au moins les conclusions quon tirait dun tel fait devaient itre fausses. Aussi avons-nous garde Je silence, attendant les explications. Si nous sommes bien informås, et nous pensons Ietre, notre reserve tait parfaitement motivåe. En ceffet, de renseignements que nousavons toul lieu de eroire parfailement särs, il resulte que cetle pretendue grande Evolution polilique nest tout simplement qwun acte de politesse; que ce quon voulait prendre pour une espåce de eoup detat europen mnest aprås tout quun coup de chapeau. Sinous sommes bien informes, et nous ne eroyons pas å un dementi, il est arriv6 tout bonnement ceci: que la Prusse a fait notifier å la cour des Tujleries sa råussite å Duppel å quoi la plus vulgaire politesse voulait forcement quon rpondit: ma foi, Messierus, tant mieux pour vous! Et le moyen de repondre dautre fagön å des gens avec lesquels on dot dautant plus äre poli, quon va se rencontrer avec eux autour du tapis vert dune conference. Emncore une fois: Beaucoup de bruitpourrier? ; cest une comådie qui est toujours au råpertoire sur le theåtre diplomätique. Nous ne disons pas cela pour Ia conference. Personne ne souhaite plus que nous qwelle r6ussisse, si ce qui sortira de cette consultation politique a encore bras et jambes et peut encore sappeler le Danewark. On connaft notre opinion et Ion sait que nous aurions voulu plus dempressement å seourir le faible et Fopprimö; mais ce nest pas une raison pour måconnaitre le sentiment qui fait que les plus forts reculent devant une guerre europåenne.... la guerre de cinquante ans a dit Thiers. Toute la question est de savoir si cest ainsi quon Itvitera, et cest ce que nous ne pensons pas. Aujourdhui la ville de Stockholm a un air de föte, tous les navires sont pavoiss... cest quon attend le prince Auguste et son gpouse la princesse Theråse dAltembourg. Plusieurs båtiments se sont rendusawdevant du jeune couple; å bord dun de ces navires est le roi accompagn de plusieurs membres de la famille royale; un vrai soleil de juillet sest mis de la föte et pendant que. les journaux nous apprennent que le Vesuve est couvert de neige ies bons bourgeois de Stockholm sattendent, pour leur Longechamps du premier mai, å un temps... quils nont pas toujours å la Saint Jean. Lanniversaire de la naissance de Shakespeare a t6 dignement aussi celebre ä Stockholm par les deux thåtres toyaux. I Opera jouait ?Hamlet, 1e theåtre dramatique ?Comme il vous plairaX, le tout bien entendu suivi dapotheoses.. Si nous ne nous y trompons, cest un signe des temps que cette transformation dun poöte anglais en poöte europåen; cet honneur lui tait då le premier comme ancetre; il nous semble qu upres lut il doit etre decerne å Moliöre, et que quand IEurope se sera ainsi reconnue comme une seule et möme famille intellectuelle, par tous :es congrös paciliques, Påre des congrös politiques, ne sera pas si loignee. La Suede a le bonheur de posseder une admirable traduction de Shakespeare par Hagberg, que nous venons de perdre il y a quelques mois. 1 etait un des 18, et FAcademie doit lui nomrner prochainement un successeur. Il est malheureux que cette tlection qui doit donner lieu å une 6tude approfondie du grand tragique anglais et de sou traducteur nait pu coineider avec ce glorieux anniversaire. Mais en qualit dimmortelles, les. academies ne font pas grand cas de Våpropos. Puisque nous parlons de Pacademie suedoise, sur lorganisation de laquelle cette Revue a dejä donn des details tendus, mentionnon3 quelle vient de publier un nouveau töme de les annales contenant latroisitme partie dune tude historique extrömement remarquable de mr Beskow, in tule Gustave III. comme roi et commt homme.? Il ne nous appartient pas deporter un jugement dåfinitif sur cet: ouvrage qui dailleurs nest point terming. Cette grande figure de Gustave IIL est encore une des plus Cnigmatiques de Ihistoire, malgre tous les travaux qui ont Etå PubHes sur nig parmi lesquels il faut citer ?la correspon:dance inedite relative å Ihistoire de Suede — 1772, 17807 — recueillie par mr le comte de Manderström. Lobjet å la fois deslous anges les plus excessives et des calomnies les plus ollieustr, Gustave II qui nä pas encore 6 jug en dernier ;ressort par Pequitable histoire, a tronuvå dans mr Beskow, cet eminent crivain que nous appelions un jour le Villemain de la Suede, un defenseur eloguent et convaincu. Ayant pu puiser.å des sources jusqualors ignorees ou peu connues il est comme un de ces grands avocats du barreau frangais qui, apres 1l6 requisitoire foudroyant de Faccusateur, produisent tout å coup des pieces nouvelles de nature å changer h face des choses. Il est certain que toute IEurope deyra lire cet ad mirable travail historique. Nous croyons savoir quil est question den faire ici, sous les yeux de Fauteur, une traduction qui serait refondue å Iusage des lecteurs :tran: gers, Cest å dire debarrasse de tous les details purement locaux, dition qui serait revue et autorise par mr Beskow, et Ia seule autoriste. Nota ep frang — La Revue de la semaine, redigee s paraitra ordinairement tous les mardis, G Pour les abonnements au journal PAtftonblad le mieux est dexpdier les demandes au bureau de poste Sugdois dHambourg. Les annonces pour UAftonblad sont reques å Paris, chez M. Vicherat påre et Comp., passage Saulnier, N:o 16.