portantes que la Didte de 1853-—54 a apport6es å la legislation. Avant cette poque la distillation tait tax6e å un peu plus de 2 öre par canne etla con-ommation se maintenait alors entre 27 et 30 millions de cannes. Depuis 1855 la taxe a tå porte å 50 öre par canne, et la consommation est tombe å 11,444.000 cannes. Naturellement quand il gegit dune boisson qui pvur notre classe ouvriere est une habitude et un besoin, on ne pouvait pas sattendre å ce que ce chiffre de la consommation resterait stationnaire å un taux aussi bas. En effet la fabrication stant tendue, la consommation a mont successivement de 14 å 16 millions de cannes. Toutefois les heureux effets de la legislation nouvelle se constatent avec toute evidence par les progrås de la tempÅrance, surtout dans les campagnes, ov la facflit de se procurer cette boisson enivrante rendait eutrefois la tentation beaucoup trop irråsistible. Il va sans dire quen Suåde, comme dans tous les autres pays civilisås, les dåpenses de VEtat sont en progression quivalente å celle des revenus. Nous avons lieu cependant de nous fåliciter de ce fait que cette augmentation de nos dpenses eat due surtout aux sacrifices quwon a faits pour protåger les industries productives et Vinstruction. Toutefois le budget de Varmåe y a bien sa petite part. Les tats approuvås par la derniere Digte offrent une somme de 9.206 200 r. pour les forces de terre et 3,580,000 r. pour la marine. Il faut y ajouter cependant les fonds extraordinaires pour toute la påriode budgåteire 4 savoir: pour Parmåe de terre 3,266,836 r., pour la flotte 2,160,000r., plus 2 credils communs å Vune et å Pautre et slevant å 4,500,000 r. Ainsi le budget militaire de la Sugde sleve pour la pråsente periode financigre å 16,094,000 r. par an. On jugera sans doute que ces chiffres accusent une bonne situation pour nos finances, et cest une des faces de Vimmense progrås qui en toutes choses sest accompli en Suede pendant les cinquante dernidres annees. Nota. — La Revue de la semaine, redig6e en frangais, paraitra ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal Påftonblad sadresser å Paris, chez m:r Fahlman, 5 rue d Alger. Pour PAllemagne, le mieux est dexpådier les demandes au bureau de poste Suedoiå d Hambourg; pour les autres pays de IEurope, aux bureaux de poste ordinaires. Les annonces pour PAftonblad sont regues, å Paris, chez M. Vicherat påre et Comp., passage Saulnier, N:o 10.