ög äg i velles erronnes sur les dåliberations dela iDiöte, 5. M. Pempereur a bien voulu ordonner quon se conformera aux dispositions ci-aprös: Les redactions des jour naux peuvent faire connåitre les questions qui ont tt6 soumises A chaque Etat, et la solution qui y a t6 donne; mais si lea rådactions däsirent publier un fapide compterendu des discussions måmes, ces comptesrendus ne pourront Etre imprimös avant davoir 6 examins et verifits par les sgecrCtaires de FEtat comptent. A chaque Btat respectivement appartient le droit, dau(oriser la publication des procds verbaux de la Didte, aprös vårification. ?Sont interdites toutes reflexions sur les rEsolutions des Etats et sur les discussions.? Pour quiconque a la moindre idte des jtravaux parlementaires et de la publicitt, on peut ujouter: Sont interdits, en outre, tois cofimentaires sur cette mystårieuse ordonpnance. Nous disons mysterieuse et ce nest pas sans raison, car bien qwelle ait t comj muniquåte, par circulaire des censeurs, å tous les redacteurs de journaux, cependant dåfense leur a t faite davertir leurs lecteurs quils se trouvent avoir la bouche baillonnåe, Bu moment mtme oh le public ale plus besoin que la discussion sur les affaires gendrales du pays soit entidrement libre. Cest reconnaiwre dailleurs assez naivement IPillegalit dune semblable ordonnance, que de temoigner une telle crainte quelle narrive å la connaissance du public. Cependantles publicistes d Helsingfors nont aucunement acceptå la mesure en silence. I.e soir måme I du jour ov ils avaient recu ce billet doux de ila censure, cest å dire le vendredi, ils te naient une reunion ov il fut convenu quon chercherait å obtenir une audience de lempereur, pour lui remettre une påtition rå dige stance tenante. Partant de cette conTviction que les intentions de S. M. ont tå j certainement måconnues par ceux qui ont eu å formuler cet ordre, les påtitionnaires cxpriment le vea quo jusqu au jour prochaio, on Fespre, ot avec la cooptration des Etate, une nouvelle loi sur la presse pourra Ötre adoptåe, il soit ordonnte que Pordonnance sur la censure, en date de 1829, soit appliqute, sans les restrictions qui y ont tt apporites, å diverses occasions, par des prescriptions eptciales et secrdies. Le enmedi matin, jour fix pour le dåpart de tlempereur, nouvelle runion et plus nom breuse, ou la dite påition fut approuvåe par tous les publicistes pråsents, au nombre de 17. On se mit done å Ioeuvre pour ob ltenir Vaudience en qus-stion, et å cet effet on se reudit chez le comte Armfelt, auquel on pe put arriver. Le dit comte qui, en realit, ne voulait pas r.cevoir, fut tout aussi introuvable au patais impårial, jusqu oh Pon poussa les recherches. Enpfin or sadressa au baron Stjernwall Walleen, eeerCtaire detat adjoint, qui dabord fit mint aussi de vouloir deåfendre sa porte, puis mieux informå, devint enfin visible. Il regut les påtitionnaires avec beaucoup de politesse, mais en se plaignant, — la montre å la main, — que le manque de temps ne permit pas daccorder la moindre audience avant le grand diner que Iempereur donnait ce jourlå oux Etats. En effet il ne restait que 20 minutes. Toutefois il fut convenv que Vaudience aurait lieu, sil tait possible. dans lintervalle du diner au dåpart, eo constquence la dåputation se maintint en permanenee dans un caft voisin du palais. en alttendant Paudience promise. Mais, le diner fioi, lempereur se rendit immediate ment å bord dun bateau å vapeur accoste au quai juste sous les fenåtres da palais, et cest ainsi que le moment fix pendant tout le jour precedent pour le depart de 5. M., se trouva avanc d ane heure — Done plus despoir darriver au monarque, circonstance dautant plus fåcheuse que, — dapres un bruit qui commencait å se råpandre, — les autorits compåtentes auraient eu beaucoup de peine å obtenir Papprobation de lempereur pour cette nouvelle ordonnance. Måme dans une gorte de conterence qui se fit immådiatement sur le quai — entre les då putås et le secretaire du ministre dåtat, celui-ci aurait laiss compreudre que ce gerait le Gentral Gouverneur Rokassowski qui aurait montr uce ardeur toute spå pour obtenir ce bel edit. Pour abråger, le Cte Armfelt pria les publicistes de formuler par erit leurs råclamations, en ajoutant quil verrait la suite å y donner. Ony consentit; un måmoire fut promptement redige, de la möme teneur au fond que la petition tombee dans Feau. II fut convenu que råponse y serait faite dås le lundi suivant, dans la matince, moyennant quoi les publicistes nedresseraient pas leurs repråsentations å Iempereur. Le lundi vint, et napporta quune dåcla ration du C:te Armfelt portant quil ne pouvalt sapporter aucun changement aux disjositions en question, et que les påtitionnaires devaient å cet effet sadresser au gou verneur gön6ral. Quant aux comptes-rendus des dåliberations de la Ditte, et å la prescription qui porte quils doivent åtre vårifis par le secretaire de chaque ftet, le comte ajoutait quil ne fallait attendre au eune modification å cette disposition mane de lempereur lui-meme; mais que pemwtötre on pourrait arriver å faire modifier la då fense absolue de råflexions sur les discussions, cette prescription ayant tå ajoutee par le gouverneur gentral. Nos publicistes ntaient gudres disposs A faire une semblable d6marche auprås de M:r Rokaesow ski; ils rsolurent done, dans une råunion tenue le soir möme, dadresser un appel å lempereur, en se fondant sur une disposition icgale encore en vigueur, qui porte effectivement quil prut etre envoyt å Iempereur un appel par crit contre le gouverneur gån6ral, pour Cire recu par S. M. en main propreX, suivant les termes de Ia loi. Une ptition demandant Papplication stricte de la loi en vigueur sur la censure, celle de 1829, jusqwå Padoption dune nouvelle loi sur la presse, fut aussi redig6e etremise, le 22 du courant, aux bureaux de la poste, a