Aftonbladet – 23 juni 1863, sida 2

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remarquer, cest que le eomitd des lots ä propoet, sur ce chapftre, une modification dune haute importance. DåEjå le comiå, dans son rapport, laisse assez clairement deviner quå ses yeux la peine de mort est condamnåe d disparaftre dans un avenir prochain; mais comme il na pas cru que le moment fåt encore venu de proposer un changement aussi radical, il a propos6 du moins que cette pånalit ne fut jamais imposte å la conscience du juge dune maaidre absolue, mais que partout et dans tous les cas, et möme pour les crimes les plus affreux, å cött de la peine de mort, lur fåt offerte Valterna ive des travaux forcts å perptuit6, — de sorte quil fåt toujours le matre de choisir entre Pextråme rigueur et cette rigueur adoucie qui semble plus en räpport avec nos meurs, Pour notre part nous appelons de tous nos veux ce changement qui, 8il est adoptå, assurera å notre code påoal un rang Glevå parmi les nouvelles lois eriminelles des tats europåens. La peine des travaux torcts sera prononc6e 8 perpetuit ou å temps, depuis 2 mois jusquå 10 uns. Le criminel condamnå d 2 anside travaux forcs ou pour un temps plus coart, devra geubir sa peine dans une prison cellulaire, et dans ce cas il mest pas douteux tue la dure de la peine sera diminuge. Autrement le condamnå sera entermå dans une maison de force. Nous devons ajouter que, bien que nous nous ser: vions, pour rendre Pexpression sutdoise, des mots travaux forces, cette peine noffre aucunement chez nous, dens Pepplication, Vaps pareil de rigueur guelle presente en France; lle a bien plutöt le caractere de la peine å laquelle Ja loi frangaise donne le nom dö reclusion. Lemprisonnement öst toujours å temps, depuis 1 mois jusquå 2 ans. Le condamnå subit sa peine dans une prison cellulaire, et il est autoris, sil Je peut et sil le veut, 8 se procurer un meilleur ordnaire et plus de sonfortable que ne le comporie le regime de la prison. Les amendes vont de 5 å 500 riksdales (700 franes.) Bi le condamnå ne peut pos vayer Pamende, cette peine est changåe en celle de Pemprisonnement au pain et å Peau ) de 3 jours å 20 au plus, en rais son du möntant de la somme. Par cette mesure qui peut gtre considr6e comme une aggravation de la peive, on a en en vue espendant de priver aussi peu que possible le condamnå de 8 libert6. Dailleurs ecelui d qui Petat de sa sante ne permettrait pas de subir cette peine, ny sera pas eoumis; il sera condamn en tcbange å un emprisonnement pour une durbe trois fois aussi longue que le temps quil aurait eu å passer au pain et å Peau. Le projet ne conserve aucune peive infåusante. Certains crimes y entrameut cependant la perte des droits civils pour toujours; ou la simple interdietion de ces droits pour un temps qui varie de 5 å 10 ans, consequence qui, bien quelle dpenda du juge, ne saurait pourtant åtre considere comme pråsentant le caraciere dune peme proprement dite. Le bannissement a i aussi effac6 de votre legislation. Quant d la peine de la deportation, elie na jamais existå chez nous. Tel est, dans ses traits gårraux, ce sy: ståme pånal qui, adopit deja en partie dans notre legislation, ne tardera pas, nous Iesjårons å Ctre en vigueur dans son ensemble. Ju moins Ftat actuel de nos prisons ne saurait y apporter obstacle, car la teforme amente par le syståme pensylvanien y est comple:ement accomplie. Dans toutes les provinces du royaume existent des prisons cellulaires avec Vespåce suffisant et si cette röorganisation a coM au pays des sommes considrables, nous avons du moins la satisfaction dentendre souvent les trangers qui viennent 6Gtudier notre systeme de prisons d6celarer que nos institutions sous ce rapport peuvent servir de modgles a beaucoup dautres pays civilisås. Nous avons rapport en quelques mots, dans notre dernidre Revue, Vissue malheureuse de la nouvelle entreprise du colonel Lapinski, et dit qwil sest rfugi avec sa petite troupe å Klintehamn, dans File de Gottland. Le gouverneur de la province a demandå des instructions au gouvernement sutdoig, en lui faisant savoir que Lapinski et ses hommes exprimaient le dåsir de pouvoir se rendre en Angleterre, en passaot par Stockholm et Gothembourg. ÅA cette communication le gouvernement sutdois a råpoodu comme suit: Attendu que le colonel Lepinski et sa troupe ont regu å Malmö un secours sur les foadsa de Igtat, en sengageant å quitter la Sudde et attendu que, malgrå cette pronesse, ils sont revenus dans le royaume et decelarent maintenant vouloir se rendre en Angleterre; — le gouvernemeat du roi ne peut permettre que ce voyage ait Jieu par Stockholm et Gothembourg; toutefois voulant se rendre au dåsir qui lui a C exprimå, il a decid6. quun vaisseau de guerre de la covronne serait envov de Carlskrona å Klintehamn pour y prendre Lapinski et sa troupe am.i que les objews å eux apparenants et les conduire dans un port anglais. Le gouverneur de la province devra veiller — et en employant la force armee au besoin — då ce que cette troupe remette immådiatement ses armeg å la garde des autoritös compåtentes et å ce quelle reste stationnåe då Klintehamn, en attendant Farrive du vaisseau en question.? 2) On ne comprendrait pas cette pÅnalit si Pon ne savait que le pain livr au prisonnier est tout å fait privå de sel, digte qwun homme måme bien portant ne saurait supporter longtemps, sans de graves alterations de sa santd. Cette peine du pain et de Peau a exist6 en France sous Saint Louis — Etait-ce dans les måmes conditions?

23 juni 1863, sida 2

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