Aftonbladet – 2 juni 1841, sida 3

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Dans vos parcs aux ombres profondes, Ou chantent des milliers doiseaux, Vos belles miss aux tåtes blondes Viennent råver au bord des eaux. Que Dieu fasse pousser les seves De la cha it dans leur sein: Milords, la faim Rend inbumain; Le peuple vous laisse vos rtves, Laissez-lui son morceau de pain! Milords, sur vos chevaux de race, Qui galopent Fecume aux dents, Du renard vuvus suivez la trace Aux cris de vos limiers ardens; Les pauvres, trainant leurs besaces, Ont beau vous prier en cheminr: Milords, la faim Rend iohumain; Le peuple vous laisse vos chasses, Laissez-lui son morceau de pain! Milords, avec vos belles femmes, Si blanches sous leur voile noir, Chacun vous admire å Saint-James; Et puis iorsquwarrive le soir, Drury-Lane sur les bangquettes Voit briller vos airs de dådain: Milords, la faim Rend inhumain; Le peuple vous laisse vos fåtes, Laissez-lui son morceau de pain! Chefs dans nos camps et sur nos rades, Brillans cavaliers å Windsor, Vous vous pavanez sous vos grades Bravement acquis å prix dor; Nos enfans, plebe derisoire, Sous Ile fouet se tordent en vain: Milords, la faim Rend inhumain: Le peuple vous laisse la gloire, Laissez-lui son morceau de pain! Milords, le peuple est dåbonnaire, Mais vous Pavez tant pressure! Dune espgrance imaginaire Vous Pavez tant de fois leurrå!..-. Lorsque chacun de vous est ivre, Helas! il jeåne et tend la main: Que diable, enfin! Le peuple a faim; Puisquil daigne vous laisser vivre, Laisscz-lui son morceau de pain!

2 juni 1841, sida 3

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