Göteborgs Handels- och Sjöfartstidning – 27 februari 1843, sida 2

Article Image
Al det oda Icke vigtigt att IIufvudstade Embetsmän bildas, så vidt det sig göra låter, elt moraliskt och hunskapsrikt sätt? Beror ic en Nations välstånd på dessas skicklighet och de ton de sprida ikring sig, synnerligast i elt co stitutionelt Land? Beror det icke på dess Sta mäns moralit och insigter i Stats-oecono och politik? Gitves det verkliga Stats-oeconom för det närvarande i Sverige, och huru många ä väl de bland vära kmbetsmän, som blott till nam känna en Adam Smith, en Malthus, en Mill, en M Culloch, en Ricardo, en Say med flere? — Man tr sin sig vara Statsman, då man talar öfver dagens vi tigare frågor utan att kunna stödja sina yttrande på annat än att man tyckerså och icke annorlund Men månne icke det gifves vissa bestämda regl efter hvilka alla Statens allmänna angelägenhe mäste bedömas och dessa reglor sammanbragta system, minne det icke äro de vi kalla Statsoeco miskoch Politisk vetenskap. Man sammanblandar osta begreppen om des tvenne vetenskaper i Sverige, till följe af Fmbe männens och folkets okunnighet. Det är visser sen sannt att Stats-oekonomien och politiken haf ett nära samband med hvarandra, men de hal dock hvar sina bestämda drag, vare sig i en re blik eller monarki. Så t. ex. äro lagarne för p ductionen, för delningen af sörmogenheten, för pulationen, för eganderätten, för handeln för i ringssriheten, för individens framdrifvande till i dustri, vetenskap och konst, för sparsamhet i ) Chateanbriand säger om orsakerna till Fr syska revolutionen: Mais nons. quttions nc au moral. dans hannee 1789? Pourions n esprer åchapper å une destruction 6ponvantabl Je ne parlerai point du gouvernement: je rm que seulement que, partont ou un petit nom dhommes rennit pendant de longues annees ponroir et les richesses. quels que soient dallle la naissance de ces gonsernan-, plebeienne ou h tricienne, le mantean dont ils se courrent, re blicain ou morarcliiqne; ils doivent necessairem se corrompre, dans la meme progression quseloignent du premier terme de leur institutic Cnuaque homme alors a ses rices, plus les vi de ceux qui Pont precede: la cour de France av treize cents ans dantiquite. Un monarque faible et amateur de son peup åtoit aisöment tromps par des ministres incapab ou måchans. Iintrigne saisoit et defa:soit cha jour des hommes dtat. et ses ministres phem res, qui apportoient dans le gouvernement 1 ineptie et leurs coeurs. y apportoient encore haine de ceux qui les avoient prcdes. Dela changement continuel de systemes, de projets. vues. Ce-Nains politiques etoient -uivis du nue sam(lique de commisde laquais, de fl teurs, de comådiens. de mältresses. Tous ces et dun moment se hatoient de sucer le sang du r sörable, et Sabimoient bientöt devant une aut gencration dinsectes, aussi fugitive et devoran que la premiere, Tandis que les folies et les imbecilites du go vernement exasperoient Pesprit du peuple, les d ordres de Pordre moral toient montes a leur co ble, et commengoient å attaquer Pordre social, dn mamere eftrayante. Les celibataires avoient au mente dans une proportion demesurce et ttoie devenus commans, meme parmi les dernieres cl ses. Ces hommes isoles, et par cons(quent eg stes, cherchoient å remplir le vuide de leur v en troublant les familles des autres. Mallicur un etat, od les citoyens cherchent leur felicite h de la moraleet des plus doux sentimens de nature! Si dun cote les cålibatalrese multip ojent. de lautre les gens maries avoient adop des idees pour le moins anssi destructives de societe. Le principe du petit nombre densa ötoit presque genöfalement regu dans les villes France: chen quelques-uns par misere, chez plus grand nombre par mauvaises moeurs. pere et une mere ne vouloient pas sacrifier 1 aisances de la vie å Peducation diune nombreu famille, et Pon couvroit cet amour de soi, des a parences de la philosophie. Pourquoi crer d etres mallleureux. disoient les nns; pourquoi sai des guenx. Hecrioient les autres? Je jette voile sur dautres motifs secrets de cette deprav tion Je ue dirai rien des semmes: meillleur que nous elles wont que la faiblesse detre ce q nous vonlons queelles soient; la faute est å nou Si ces moeurs aflectoient la societ en genera elles inflnoient encore davantage. sur chacun d ses: membres en partienhier. E homme, qu n trouvoit pins son bonkeur dans hunion dune få mille, qui souvent se defioit meme du doux no dec äl län de påre. sraccoutumoit å se former une flicitk in dependante des autres, Rejete du sein de la nar I ture par les moeurs de sen siecle, il se renfermoi dans un dur egoisme qui fletrit jusqu å la racine de la vertu. Pour comble de maux, en perdant ,, le bonheur sur la terre. des bourreaux philosaphes lui aroient enlev Pesperance dune meilleure vie : Dans cette situation se trouvant seul au milien d 3 Punivers, mayant å dvorer quwunn coeur vuide eftb solitaire, qui mavrait jamais senti un autre coeu battre contre lui, saut-il stonner que le Fran. rois fåt pret a embrasser le premier santome, qui lui montroit un univers nouveau? On secriera queil est absurde de representer e peuple de la France, comme isol et malheueux, quil toit nombreux, florissant Åc. La population, qui semble detruire mon asertion, est une preuve pour elle, car elle måtoit elle que dans les campagnes, parce qwil y xistoit encore des moeurs; or on sait assez que e ne sont pas les paysans qui ont fait la revoluion. Quant a la seconde objection, il mest pas uestion, de ce que sa Nation sembloit etre, nais de ce qutelle ttoit reellemeut. Ceux q e voient dans un åtat que des voitures, de randes villes, des troupes, de leclat et du bruit,

27 februari 1843, sida 2

Thumbnail