Tant que-nous garderons prÅsents, devant nos yeux, Nos före vieux soldats toujours victorieux Toujours marchant avec la gloire; Tant que nous nous croirons un peuple tout-puissant, Tant que nous frmirons de tonte åme — en lisant Nos exploits graves dans Phistoire; Tant que nous porterons la cocarde au chapeau; Tant que nos mains tiendront un hbaillon du drapean; A la triple couleur frangsise; Tant que nous serons fils des gaerriers AMautrefois, Tant qwil nous restera quelque gsouffle de voix Pour entonner la Marseilliase ; Tant que nous chercherons et que nous trouverons Une 6påe, un fusil, un. kpi pour 208 fronts, Pour nos paules une blouse; : Tant que nous nous dirons Pun å autre : luttons! Soit avec une faux, soit avec des båtons Comme ceux de quatre-vingt-douze! Nous irons en avant, nous serons convaincus Que les Francais jamais ne seront des vaincus! Ce mot ne sied pas å leur taille. Nous ne hurlerons pas : la France est en danger! Mais nous nous leverons en masse pour venger Ceux qui sont morts dans la butaille! En avant donc! faisons tout ce que nous pouvons Apportons au pays tout ce que nous savons; Ayons les mains et Våme fortes! Ne nous 6puisons pas en vains dechirements! Soyez amis chez-nous. -Songeons å tous moments Que Vennemi touche å nos portes! En avant! En avant les eafants de Valmy! Ne nous figurons pas amsi que Pennemi Nous poursnit et nous enveloppe; Mais pensons qwil est Jå menacant et jaloux, Et, rövant follement, qwil veut faire de nous, Le dernier pays de FEurope! En avant tous! Fermez Poreille et soyez sourds A ces rhåtoriciens, grands fsiseurs de discours, Pacifiques et måprisables; Simples awbitienx, faux. Frangais trop rusås, Patnotes trembleurs en Prussiens deguisås, Silence, vous tous, migbrables! En avant tons! Vengeons cet tchece dun moment; Eu avant, soutenus par notre devouement, Triomphateurs å notre aurorel Chantous Phymne gnerrier dans les elairons dairnin. Courons å la frontiöre ennemie, — au vieux Rhin. Planter le drapean tricolore! Albert Millaud