abus auxquels elle donne le, majs en y; ajoutant des dispositions nouvelles. Il a paru, au commencement de Fannbe pråsente, tin nouveau tarif de douane qui, å vrai dire, mest quune rödition de Fancien, avec les quelques changements äpportös depuis son apparition. Toutefois il contient sik articles nouveanx: Vether et Vesprit dether, dit gouttes d Hoffmann, taxts å 2 rdr 40 öre la kanna; — les noyaux de pöches : 12 örele skålpund; — les feutres å filtrer: 10 öre le skålpund. Le chlofate de potasse, les tonneaux et emballages, les sels de toutes sortes sont admis en franchise. Le roi, accompagne du prince de Danemark; s5st rendn cette semaine å Upsal. Ii y a eu solennites ubdivärsitaires, fåtes, processions, bannieres deployes, concerts, bal, cela va de soi; en somme accueil chaleureux. Cette semaine le prince Oscar a improvise au club milltalre une trås interessante narration de la bataille de Lissa. La duchesse dOstrogothie et le duc de Dalecarlie ont payö leur tribut å une gpidemie de rougeole qui regne ici, — mais tribut låger qui na pas måme interrompil les fötes de la cour. Cependant les thöåtres sontinuent de lutter vaillamment contre les soirges et les bals. LOpera vient de donner, — et le fait mårite dötre cite pour sa raret6, — une cuvre importante dun: compositeur sutdois, M. Berens, qui aborde la scene pour la seconde fois. Le libretto, traduction du Guitarrero de Secribe, a para demode et nous sethblö avvir un peu nui au succds de la musique, qui est fortremarquable, admirablement orchestree et. annOnce un compositeur dramatique doue de sevfie et armö de piled en cap sous le rapgort de la science. Succes trösshonorable et mierprötation superieure, comme on devait rattendre dartistes tels que M:me Michaeli, Arlberg, Willman, M:elle A. Jacobson et Uddman. Levenement theåtral de la semaine a etå la rentröe triomphbale de M:me Sorandi dans la Traviata. Le public Ia accueiilie par une avalanche de fleurs et des bravos enthonsiastes, dont Ptcho sest prolonge, les jours sulvants, sur toate la ligne des journaux. On ne saurait en effet, a une execution plus accomplie, joindre plus de verve, plus de gråc un jeu mieux puance, une expression dramatique plus touchante. Le tenor Ambrosi, dans le röle dAlfredo, a par-4 tag6, å juste titre, cette ovation quelque peu insccoutumee ici dans de telles proportions. N Reerologie. Je suis Frangais pour les neufdiziemes, disait le charrimant erivain, aimable poöte que la Suede pleure eh ce moment. La France doit au moins, å cette heure supreme, entendre prononcer le nom de celvi qui Pa tant aimee, sil ne lui est pas donne de pouvoir lire ses ouvres. Oscar Patrick Sturzenbecker, plus connu sous le pseudonyme dOrvar Odd, tait tout å la fois un crivain humoristique, un poöte emporte. par a verve plutöt qwun pleureur detlegie, un publiciste ardent, volontiers sur la bröche; — bref beaucoup desprit pratique; de bon sens, de belle humeur, avee des echappces sur Fidgal. Il a rappelå lui-måme, a propos de son gott pour les fleurs, le souvevir dAlphonse Karr. Bien plus troits. encore sont les liens de parente entre ces deux esprits eminents, mais Orvar Odd eut moins damertume contre les hommes, sans doute parce quil fut plus fidele å la potsie; et cest måme une particulårite remarquable, quil a toujours 6te en grandissant et comme poöte et comme crivain. Sturzenbecker etait nå en 1811. Il essaya dabord de la vie administrative, qui a ce rapport avec la vie conjugale que dame administration ne sonuffre gubre les infidelits, surtout avec la presse, — car pour PAcademie, passe encore, cest une personne poste. Il y eut donc divorce. Sturzenbecker devint journaliste et le pråsent journal Ia comptå pendant vingtyans parmi ses plus brillants collaborateurs. Mais comme il nappartenait pas impunement å la roce irritablen, une critique un peu vive-de ses premites pocsies lui fit prendre Stockholm en deågoåt et le voila qui transporte ses pönates å Copenhague. Ainsi moitie Sugdois, moitie Danois, li-). beral de ceur et desprit et croyant å Vavenir, il devait ötre et il a t6 un des plus ardents partisans du scandinavisme. Orvar Odd laisse des romans, des nouvelles, des pocmes. Il y a å peine quelques mois lue paraissait, sous le titre denGerbe dpisp, un nouveau recueil de poesies, od le lecteur admirait comme un redoublement de force et Peclat, sans soupgonner que cttaient, helas! es splendeurs supråmes du couchant. Aota. — La ever de ta semamne. rtdiste n frangais parait ordinairement le mardi. i