Aftonbladet – 16 februari 1869, sida 3

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sans sön consentement, toucher aux privileges, peu nombreux dailleurs, dont elle jouit encore. Parmi ces privileges se trouve le Forum privilegiatum, ov le droit de sauter une instance, en dautres termes de porter directement les procts devant le Hofrätt, quand il gagit, — en matidre civile, daffaires de succession, de testament, etc., — en matiere criminelle de crimes pouvant entrainer la perte de la vie ou de Phonneur. Or la Diete a decide Fabolition de ce privilge; reste å savoir si les nobles y consentiront. Cest probable, dit-on, attendu quil nest od tröscertain quil y ait un avantage quelconque å cette exception. A cette assemblåe de la noblesse, qui gest reunie hier, setaient fait representer 29 familles comtales, 58 familles baroniales, et 162 familles de gentilshommes. La question des chemins de fer est peutåtre celle qui est appelte å passionner le plus la pråsente Diete. Le fameux projet du comte Eric de Sparre, ce filet jete sur le pays pour prendre tous les poissons petits ou grands å ses mailles, suivant la comparaison mordante du Comte Henzring Hamilton, ne setend pas å toute cette vaste etendue des provinces du Norrland. — De-lå contre-projet, meeting, discussions ardentes, en guise de repötition. Que sera-ce å la representation, Cest-å-dire dans les chambres? LUnion nationale du Nord -et les autres socigtes scandinaves de Copenhague, de Christiania, dUpsal et de Lund se sont occuptes des mesures å prendre pour amener les rapprochements possibles dans la forme et Porthographe des trois langues-soeurs. Dans sa dernigre reunion Funion de Stockholm a nomme un comite å cet effet. Cette reunion a etå suivie de la föte dite du Nord, ou des toasts ont etå portes: — par le pråsident M. Raab, aux rois Charles XV et Christian IX; — par M. Key, depute de la 2:e chambre, å Favenir du Nord Scandinave; — par M. Forsell aux 6 universites du Nord, en y comprenant celle de Stockholm qui est encore in votis; — par le pasteur Otterström, membre de la 2:e chambre, au Slesvig du Nord; — par M. Hasselrot å la Finlande; — par M. Hedin aux deux chambres; — sans compter le vote aux dames p sentes, galamment portå par le general Hazelius. Une lettre crite de Copenhague å un journal: de Lund mande des faits fort peu vraisemblables, que nous ne mentionnons que pour donner å qui de droit Yoccasion de les dementir. On pretend qwapres la paix de 1864 la Prusse maurait pas rendu tous les prisonniers de guerre danois; que quelques-uns de ces malheureux, relåches plus tard et depuis longtemps tenus pour morts, auraient trouvå, de retour dans leurs foyers, leur heritage divis, deux dentre eux måme leur femme re: marite; que le gouvernement -prussien se serait toujours refus6 å fournir la liste de ces. prisonniers, quiil ne laisse passer aucune lettre, quwainsi il se pourrait quwun certain nombre de ces infortunes, coupables dTinfractions å la discipline, peut-etre pour avoir salu6 de mauvaise gråce quelque officier ou .sous-officier prussien, fåt encore detenu å FTheure quil est dans les casemates federales. Tout cela est simplement impossible, nest-ce pas? Lauteur des correspondances si remarquees du journal le Nord a publie recemment sur le Danemark une lettre qui a cause de Fetonnement. Jusquici en effet il avait pris des airs dimpartialite et de haut scepticisme politique, måles parfois de velleites liberales qui intriguaient beaucoup de personnes, si quelques-unes se defiaient du bloc enfariner. Tout å-coup et de propos delibere, dans la lettre å laquelle nous faisons allusion, ledit correspondant parait renoncer å son incognito. Faire en effet de tels aveux denuts dartifice sur Iunion personnelle, cette pensåe immuable de la reaction; affecter de prendre pour le parti des paysans le petit groupe qui suit la banniere de M. Geert Winther; avoir Iair dadmettre que la seconde chambre est moins scandinaviste que la premiere; mettre en oubli les 25 meetings de Pete dernier en faveur du scandinavisme pour venir parler, de Pattitude calme et reservee des paysans; feindre dignorer que les chefs de la democratie danoise sont surtout aujourdhui de jeunes hommes comme Rosenberg et autres; placer å la tete du liberalisme bureaucratique un personnage comme Lehmann; en un mot denaturer aussi hardiment des faits que nignore aucune personne qui a suivi quelque peu les affaires du Danemark, mest-ce pas, pour un correspondant qui mettait tant de soin å se placer en dehors de tous les partis, arborer bien brusquement une cocarde que nul navait encore entrevue, si quelques-uns la soupgonnaient? A cöte de cela detonnants retours dimpartialit, une sorte daveu de Pavenir du scandinavisme dans cette phrase: Sijamais Punion scandinave pouvait devenir une realite, ce ne serait que par Paction persistante et unanime de la repråsentation lågale des trois pays, mais cette action se fera encore longFärna attrnde mn

16 februari 1869, sida 3

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