Revue de Ia semnine. annöe. 1868. Stockholm, 22 decembre. Nous entrons dans la semaine de Noöl, ce west pas Iheure de traiter les questions politiques. Måme la lutte electorale qui se pröpare å Stockholm, et qui parait devoir passablement passionner les esprits, devra se calmer pendant quelques jours. Cest la tröve de Dieu. Aussi ne nous sentons-nous aucune disposition å contester Ia sincerit6 des sentiments que le Nord, en nous repondant, professe pour la Scandinavie, sinon pour le stondinavisme, Nous nesperons pas le convaincre et son opposition si vive ne pourrait dailleurs que Taffermir, Sil en etait besoin, la foi des partisans de cette idge. Nous nous sommes toujours plu dailleurs å reconnaitre le trösgrand talent quapporte ce journal å pråsenter, sur ce qui nous concerne, des åppreciations que nous avons lieu souvent de trouver ersonbes, iä mnotre point de vue, ee qui nempöche pas quiil puisse, åloccasion, nous dire de dures et saimes verites, comme dans sa peintute, un peu trop pousste au noir peut-ötre, de la division des classes dans ce pays. Pour ötre tout-å-fait juste, il faudrait aussi ajouter combien elle tend å disPparaitre. . Le prince de Galles waura passå que quelques jours å Stockholm, et ce na Cte que fötes, diners, bals, spectacles-galas. On raconte qwil a te promu å un rang elevå dans Ja Franc-Maconnerie, ayant passå douze grades en deux jours. Quant aux chasses projetees, la neige a fait defaut. Pas un bon bourgeois de Stockholm na Manquå de remarquer que notre ciel a fait au princeles honmneurs dun vrai brouillard britannique, Jaune et chargå de spleen. Franchement cela ne saurait passer pour une flatterie. Dimanche a eu lieu, en pråsence du roi et de tous les membres de la famille royale, la såance solennelle de PAcademie Subdoise. Cette sbance a etå ouverte par un discours du :comte de Mamderström pråsident de V Acadåmie. La tåche pieuse lui incombait de rappeler la perte considerable faite råcemment par cette assemblee, et nul mtait plus å måme dtvoquer, avec toute Vtloquence du coeur, cetie figure si noble du baron de Beskow que celui qui, pendant tant dannbes, a tå son ami, Mintime confident de ses travaux, de ses projets; car Pauteur souriant de la Sante de Cäåme ne songeait point å: Quitter le long espoir et les vastes penstesn. Aussi M. de Manderström a-t-il trac6 de Beskow un portrait bien fin et bien fiddle. Une potsie du professeur Böttiger, en Ihonneur tgalement du dernier des Gustaviens, ä produit une profonde impression, Puis on a decernå les recompenses. Il ny a pas eu de premiers prix. Des seconds prix ont et accordås : å une etude sur les principales 6poques de Phistoire de la langue subdoise, par M. Södervall; å une traduction des Öiseaux ; TAristophane par M. Säwe, et å un recueil de posies par M:elle Thekla Knös. Le jeton de memoire cette annee est frappå en Ihonneur du comte Charles de Piper (1647— 1716), un des heros de I6popåe des Carolins. Cette semaine tgalement a eu lieu la såance annuelle de FAcademie de musique. Dans ie discours douverture prononce par le prince Oscar, qui est pråsident de cette assemblee, a memoire de Beskow a tå aussi dignement celebree, et la revelation inattendue Tun legs considerable, fait par Fillustre döunt å la caisse dencouragement des jeunes wtistes, a donnå lieu å une touchante påoraison. Cette sbance a etö suivie dun conert execut6 par les loves du conservatoire le fagon å attester des etudes bien dirigees tt de strieux progres. Faute despace nous sommes obligå de envoyer å la semaine prochaine les renseigements promis sur les tchanges directs ntre la France et la Sudde. Nota. — La Hevue de fa semaine, redigbe n francais. par ait ordinairement tous les mardsi