Aftonbladet – 27 oktober 1868, sida 3

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compte du degagement calorique du soleil ne sont pas decisives en ce sens quwelles ne se rapportent quaux basses temperatures... Le but de mes experiences a ett, au contraire, de rechercher quelle est la quantite de calorique dåveloppåe en concentrant les rayons sur une surface råduite, et quels sont les meilleus moyens dTarriver å cette concentration. — Fai donc construit cette annte trois moteurs que je nomme machines solaires: — Tun må par la vapeur que produit.la chaleur rayonnante concentree; les deux autres par Ja force dexpansion de Fair atmosphe-l rique, directement chauffe par la vapeur concentre. Aprds avoir declar que le defaut despace ne lui permet pas dentreprendre une description detaillte de ces machines et appareils,! Ericsson annonce quil mabordera: que lel point le plus important: la force motrice. Daprös ses experiences, avec la tempöra-! ture exig6e pour les machines å vapeur et: caloriques, Faction du soleil, sur une surface de 10 pieds carrös, peut, au moyen de ses appareils concentrateurs, vaporiser 489 pouces cubiques deau par heure. Pour se rendre compte de Timportance de cette decouverte il saffit de considerer quune semblable övapPotation indique Vexistence dun calerique suffisant pour elever dun pied par minute l. un poids de 35,000 livres. Par des calculs que nous sommes forc6sl: däbröger, Ericsson arrive å cette conclusion . qwun seul pied carrö de la surface du soleil doit echauffer 45,984 p. c. sur notre terre, doQ il svit que 10 pieds carres produisent assez de chaleur pour mettre en mouvement une machine å vapeur de 45,984 chevaux, qui exigerait une consommation de 100,000 livres te charbon par heure. Des experiences que jail faites, ajoate-t: il plus loin; il resulte quwon peut arriver ål des resultäts pratiques sans un trop grand : developpement des appäreils concentrateurs. Par exemple;-supposez Vemploi-de la chaleur . solaire qui darde en ce moment sur les toits de Philadelphie; cette force sera suffisante pour mettre en mouvement-5000 machines å vapeur de 20 chevaux chacune. -Supposons : que Ton couvre un mille sutdois dappareils concentrateurs et de machines solmres, et defalquons la moitit de la surface pour:les ; båtiments, chemins, etc. nåcessaires, il reste l: une surface de 18.000 36,000—648,000;000-4 de pieds carres, oude calorique pourra ötre: concentre. Or mes essais ayant Ctabli qu-! une surface de 100 pieds carrs est plus que suffisante pour.donner un cheval-vapeur, illj sensuit que 64800 machines å vapeur del. 100 chevaux peuventåtre tenues en activit : par la chaleur solaire recueillie sur un mille! carr6. Archimede, apres ses calculs sur le! levier ne demandait qwun poist Tappui pourt soulever la teörre: Je pröteuds, moi, que. la concentration du calorique solaireproduit une force suffisante pour contraindre la terre : å sarråter dans son coursX Necrologie: Le baron de Beskow. Nous devons commeneer par donner quelques dates. Bernard v. Beskow tait n :å Stockholm le 22 avril 1796 dune famille bourgeoise. Dou en -quelque sorte å. son berceau des plus rares qualites de Vesprit et du corps; sans quune mauvaise fö oublite fåt venue se venger au baptåme par quelque don. funeste, Beskow commenga par fire preuve dune bien etonnante pråcocit6;-en effet apres sötre pråpare sous la direction du potte Stjernstolpe å Fexamen dentree detudiant,il fut admis comme tel å Upsäl des Påge de 11 ans. Nature ouverte ä toutes les mesifestations de la penste et de Part, Beskow se sentit dans ces jeunes annibes, tgalementattirå vers la peinture, la musique et lå poesie, Cette dernigre triompha pourtant, mais nön sans conteste, car Beskow, obeissant aux volontes de son pöre, dut entrer dans Tadministration. Il avait dailleurs Pesprittrop pratique; malgrå. ses lans poetiques, pour ny. pas faired un rapide chemin, et dautre part ses occupations administratives metaient pas si åbsorbantes quil ne trouvåt le loisir de sessayer . åa des travaux desthötique qui posörent les bases de sa råputation. Ce ne fut pourtant qwen 1824 que Patten-! tion du monde lettrå se porta vivement sur lui-par le: grand prix que Facademie dåcernal å son pocme: Les ancetres, de la Sutdey. De ce moment Ia Fortune le traita en enfant gåte; coup sur coup il devint secrötaire dexpedition et secretaire du prince-royal (depuis Oscar 1:er). Deux ans plus tard 1 btait admis å la maison, des nobles avec le titre de baron, que suivait immediatement celui de chambelian; enfinen 1826, pendant un såjour å Paris, il fat nommå membre de TAcademie et aprås cette dignit6 nous: pouvons passer les autres sous silence, si clevees qwelles aient pu åtre, car le baron de Beskow ne mettait certainement rien audessus du titre dacademicien. Elu en 1834 seorbtaire perpåtuel aprös le grand pogte Franzen, il a done occupg pendant 34 :ans ces fonctions ui dans ses .mains devinrent comme une aute magistrature littraire. Si Pon examine la nature des travaux laisss par B. de Beskow, on remarque que cette möme varietå daptitudes qui, dans le domaine general de Fart, le fit hesiter sur le choix å faire, a bien plus forte raison il devait la manifester dans le domaine special des belles-lettres. Ainsi pobsie, art dramatique, impressions de voyage, travaux de philosophie, et de eritique litteraireet artistique, etudes historiques, il nest pour ainsi dire pas une branche ot il ne se soit essayb, ou il wait döployg des talents supgrieurs, et sil est vrai, comme on Ia remarque avec quelque insistance, quon y trouve rarement la griffe du lion, on peut se demander dautre part si cette moyenne si levee, si constante du talent dans tous les genres, cette large enyverdesprit, cet admirable et harmonieux quilibre des dons de Fintelligence et du coeur ne sont -pas aussi une maniere dötre du genie. Buffon moins exigeantny voulait que de la patience Dans les dernidres annes le baron de Beskow sgetait pris exclusivement des Gtudes historiques. Ici nous ne ferons pas difficult6 davouer que ce metait pas un historien dans Pacception ordinaire du mot. Il Iui manquait la methode. Cetait selon nous plus qwun historien, cest å dire un trouveur, sous bien des rapports un Michelet, mais un Michelet academique. On peut dire quil a to otart TT må ARD a nn be wäl OG a

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