Comme on le voit ce discours naborde qu trois grandes questions: les perfectionnement å apporter å Varmement, la reorganisatio de Penseignement superieur, et la revision d pacte dUnion. Les fiangailles de la princess de Suede sont annoncees avec simplicitt comme un pur vånement dynastique. Ce projet de pacte dUnion est celui qu pråpare le comite charge specialement de c travail, sauf toutefois quelques modification assez .lgöres å ce quon assure. Tout s bornera, pour cette annee, å cette simpl pråsentation au Storthing, Passemblee ordi naire suivante, dapres la constitution norwegienne, ayant seule le droit de prendre un decision sur un pareil changement. Les lå gislateurs dans I Nord se håtent toujour: lentement et sen trouvent bien. Cest le 17, dit-on, que le roi, la reine e la princesse royale doivent arriver å Stock. holm. Le prince de Danemark est deja : Copenhague. Le duc et la duchesse dOstrogothie, ainsi que la princesse Eugenie, sont de retour å Stockholm depuis quelques jours. Le synode appartient deja å Phistoire dv passå et les divers organes de la presse oni plus ou moins solennellement prononce sor oraison funegbre. Somme toute ces jugements lui sont assez favorables. On avait tant crie sur les toits que cette assemblee se rendrait impossible par ses tendances dun pittisme intolerant et par son entetement, quor sest trouvå dispose å lui savoir un gre infini. des moindres döcisions empreintes de sagesse et de moderation. Les adversaires du synode ne manqueront pas de dire quiil a fait preuve de finesse; nous preferons admettre quil a suivi ses tendances. Si Pon en croyait måme les on-dit, il se pourrait que, dans un des cas les plus decisifs ou la reaction ait triomphå, savoir le, rejet de la motion Rydberg qui plagait les Ecritures au dessus des liyres symboliques, bon nombre de membres du synode aient obei plutöt å la raison dttat, ou si vous le voulez de Feglise detat, qua une conviction bien inflexible; du moins Ion pråtend quen particulier la plupart reconnaissaient combien etait fondee cette terrible motion, Tailleurs tres-habilement rådigee et qui, en tont cas, a tå le plus grand souci du synode. Nous avons deja constatö que de veritables talents oratoires se sont reveles au cours des deliberations. Ajoutons quil y a rgnå un remarquable esprit de courtoisie et de tol6rance pour toutes les opinions, qui ont pu se produire librement et ont t6 serieusement discuttes. En somme si le synode ne gest pas toujours montrå aussi liberal quon ett pu le desirer, du moins ne gest-il pas montre inaccessible au progres. Et, å ce propos, ce nous est un devoir de le decharger dune accusation que nous avons fait peser sur lui par erreur, celle davoir adopte une motion tendant å permettre, pour le bapteme, Iusage Tun antique formulaire considere comme plus efficace pour chasser les demons. Cette motion a tå sagement ecartee. Le gouvernement vient de sanctionner juelques modifications apportees par la derniere Diete å la loi communale. Il sagit lun abaissement du cens exigå pour avoir iroit de vote dans la commune, mais les nouveaux lecteurs se trouvant ainsi disposer Vune voix, sans plus, et devant se voir n presence des lecteurs riches, des banques, les societes par actions, etc., qui ont un wombre de voix proportionne å leur cote Vimpöts, la question est de savoir siles premiers peuvent espårer, — sappelassent-ils gion, — de pouvoir balancer Pinfluence des ros bataillons, et måme sils jugeront å propos Ventrer en lice. Cest ce que Fexpårience lemontrera. Il ne nous reste quå mentionner la oublication dun nouveau code pånal militaire vu les peines corporelles ne figurent plus. Jest un progres reclame depuis longtemps var Fopinion publique. Nota. — La Revve de !a cemsine, redig6e n francais parait ordinairement tous Jes mardis Pour les abonnements au journal PAftonblsd le nieux est dexpådier les demandes au bureau de voste Sugdois dHambourg.