Cet acte solennel parait avoir eu lieu assez nopinement, bien quil en eåt ete souvent uestion. Meme les dementis des journaux russiens et les denegations officielles dusage vavaient pas eu tout-å-fait cette fois le suitat ordinaire, ä savoir de confirmer ce won pråtendait nier. La nouvelle a done sause une sorte de surprise, accompagnee dune vive satisfaction, et en Danemark — les jouraux de ce pays vous Pont deja dit, — et lans les Royaumes-unis, comme nous sommes weureux den porter temoignage. Quelles que soient les vues, ou si vous voulez les prejuges volitiques, Pon sent que cette union est symvathique, naturelle, et que, tout en offrant de Critables gages de bonheur å une jeune prinsesse qui est aimee, elle est egalement heueeuse au point de vue national, puisquelle loit contribuer å affermir les bons rapports, w resserrer les relations amicales entre les deux royaumes scandinaves. Tout au plus peut-on remarquer, chez les ournaux connus comme mttant pas precisement favorables å Fidee scandinave, une certaine insistance å ötablir que de nos jours les mariages princiers ont perdu FVFimportance quils avaient autrefois. Cest une vårite suffisamment prouvce par Fhistoire de ces derniers temps, Tout le monde en convient et nul ny contredit. mais cependant, on ne peut faire que Fopinion qui incline au scandinavisme ne soit tout particul:erement flattee de cette union. Toute convaincue quwelle est tgalement que le sort des empires et des peuples nest plus un objet qui prenne place dans une corbeille de mariage, cette opinion se dit: si Falliance en question est chose si indifferente, pourquoi, e la part des journaux devoucs åla Prusse, tant denpressement å la dementir, tant dardeur å mettre en avant un prince allemand? Pourquoi, chez les journaux notoirement antiscandinaves, tant dalarmes dabord sur les suites politiques dune telle union, tout-å-coup suivies, quand Fevenement a eu lieu, dune telle affectation dindifference? Il suffit dindiquer ia note sans y insister. Au point de vue dune alliance plus intime des nations scandinaves, un rapprochement des interöts dynastiques ne saurait ötre indifferent. i Si nous sommes bien informå, cest le 16 juin de Pannce prochaine, au jour anniversaire du mariage de roi Charles XV, que la benediection nuptiale sera donnee aux jeunes Epoux. Aprös les fötes des fiancailles qui ont ete joyeusement animes, le roi, Ja reine et la princesse royale se sont rendus å Malmö, ou ils se sont embarquts pour Stralsund. On sait qwils se rendent au chåteau de Muskau en Silesie. Cest le prince Oscar qui est åa la tåte du gouvernement de rågence. Du reste toute vie politique est comme suspendue. On annonce cependant le retour a Stockholm des deux principaux membres du ministere, M. le baron de Geer et M. le comte de Wachtmeister, ce dernier venant de Bäckaskog. Ce ne sont partout que congres, concours, meetings, råunions, une pratique de plus en plus generale du parlamentarisme, qui est pour ainsi dire dans le sang chez les nations scandinaves et que les communications. aujourdhui si faciles, favorisent singulitrement: — A Stockholm le concours dagriculture, dont Fouverture est toujours fixte au 4 aodt, et auquel un certain nombre de personnages considerables de Fctranger annoncent leur visite, et une assemblee des mådecins veterinaires; — å Örebro une rcunion trös-importante et trös-nombreuse des membres de Penseignement populaire, reunion internationale ou la Norwege comptera plus de cent representants et le Danemark pas moins de cinquante; et dans le möme ville une assemblce des ingtnieurs de chemins de fer, etc. etc. Enfin partout ce besoin de sentendre, de mettre en commun les connaissances acquises, dexposer ses idees, de connaitre et dapprecier celles dautrui, de prendre langue en un mot et de savoir ou il faut tendre avant de se remettre å Iwuvre individuelle et morcelåe. Cette semaine nous avons encore malheureusement å signaler les måfaits de la nitroglycerine. I ny a gudre qwun mois que nous vous deerivions la formidable explosion du laboratoire de Vinterviken. Döja cependant les ruines qui jonchaient le sol commencaient å se relever, les traces du dernier desastre a disparaitre, quand une nouvelle explosion est encore venue tout detruire. Mais håtons-nous de dire que, gråce å Dieu, elle na du moins pas fait de victimes cette fois. Par suite des grandes chaieurs, les travaux se font de nuit, de 6 h. du soir å 5 h. du matin; cest sur le coup de 5 heures qwa eu lieu Vexplosion, mais le travail avait Ctö suspendu pendant la nuit precedente, de sorte quil ny avait personne ni dans les ateliers ni dans le båtiment meme de la fabrique. Vest ce dernier qui asaute. Comment et pourquoi? Cest un mystöre. La nitroglycctrine qui se trouve preparce etant immådiatement transportee å distance dans des caves profondement encaisstes, il ny avait dans ce båtiment que de Ihuile en pråparation, qui sest peut-ötre trouvee soumise å un trop grand travail debullition, — cest du moins Fopinion des ouvriers. Quoi quil en soit, ce corps de fabrique a ete completement balayc du sol; å peine sil en reste quelques troncons de poteaux, quelques bouts de planches. Texplosion a etå plus forte encore que celle du 11 juin. Avant ce dernier avertissement Vautorite compåtente avait deja propost au gouvernement les mesures å prendre pour prohiber j absolument VFexpedition et le transport de la nitroglycerine et prvenir au point de vue sanitaire, les dangers quen offre la fabrication (on a parlö dun cas dempoisonnement). Il faut en effet que la population soit rassurte. Avec tout cela une chose nous frappe, cest Fineroyable audace des inventeurs et des ouvriers, Nota. — La Revue de la semaline, redigte en francais parait ordinairement tous les mardis Pour les abonnements au journal YAttonblad le mieux est dexpådier les demandes au bureau de poste Sutdois dHambourg.