Aftonbladet – 11 februari 1868, sida 2

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Revue de la semaine. N:o 6. Gime anne. 158 Stockholm, 11 fevrier. Cette semaine encore gest passte å la Digte en travaux de comites; sil ny a pas u de grandes discussions publiques dignes Pappeler Fattention, cependant VFactivite des -hambres nen a pas moins tå grande et, our ne citer quun exemple, on assure que es deux sections du comite permanent des inances chargees de Iexamen du budget sont Ilja presque arrivces au bout de ce minuieux travail de revision. Les chambres ont neore eu cette semaine å soccuper de nomner des membres aux comites speciaux et wccidentels. Mais å ce propos, et comme ces expresions de comites permanents, speciaux etac;identels doivent revenir souvent sous mnotre ;lume dans ces comptes-rendus de la Dicte, I serait peut-ötre utile dexpliquer une fois our toutes ce mecanisme en apparence fort somplique et trös-simple au demeurant. Les comites permanents sont au nombre de six, soit: le comite de la constitution, le conite des finances, le comitt des impöts, le somite de la banque et le comitt des lois. Mais si, pour une des affaires qui ressorissent a ces comitts permanents, comme par mple la reorganisation de Parmee ou Tenseignement, il se presente un certain nombre le motions et que la question prenne une veritable importance, alors sur une resolution dentique des chambres il est erce un comite special et commun aux deux chambres, avec un nombre de membres qui peut ötre superieur å celui des comites permanents. Enfin sil survient une question quinerentre pas directement dans les attributions de ces comitets permanents et qui ne soit pas Tune telle nature qwelle exige Ia ertation Tune comite special, on la soumet å Iexamen dun comite non permanent ou accidentel. Pendant que nous y sommes il nest peutötre pas mal dindiquer la signification prtcise de ce terme: motion. Le droit de påötition tel quwil existe en France nest pas admis par notre constitution. Si un simple citoyen veut en produire une il na que deux moyens: ou la soumettre au gouvernement ou la faire presenter sous la sauvegarde dun deputt. Si lesdits citoyens non repråsentants font grand usage de ces voies detourntes, cest ce que nous ignorons, mais il est certain qwil nest pour ainsi dire pas un depute qui ne tienneå pråsenter, pour son propre compte, un certain nombre de motions. Cest en quelque sorte, et å defaut de discours... non adest omnibus adire Corinthum — la justification, vis-å-vis de leurs electeurs, de Factivite parlementaire des representants. Les paysans surtout ny manqueraient pas pour beaucoup. Les dites motions sont il est vrai assez vagues parfois, souvent möme fort naives. On a souvenir entre autres dune motion dun paysan qui demandait que le Gouvernement fåt invite å reformer tous les abus.. Il va de soi que pour la plupart de ces motions les comitcs procedent fort sommairement. Il y a telles journtes ou il s!en fait une veritable hecatombe. Aussi le jour des discussions så ses, ou du moins publiques, ne saurai tarder å venir. On pense que une des premicres grandes questions qui seront discutces sera celle de Fabolition de la peine de mort. Il faut etre juste et avouer que le moment nest pas des plus favorables pour la grande idee scandinave. Comme le faisait remarquer recemment un orateur les questions tout en restant bien vivantes ont leurs alternatives de bons et de mauvais jours; aprös les esptrances, apres les fleurs, vient la chute des feuilles; apres le printemps et Pete, vient Ihiver; la mort en apparence, en realite le sommeil. Action et reaction; le progres dailleurs ne marche pas sans ces retours en arriere qui ne sont en dåfinitive que des elans en avant. kn ce moment ily a donc, sinon råeaction, au moins stagnation pour la question scandinave, qui nen a pas moins ses adhörents convaincus, fervents et perseverants. Cette semaine IUnion Nationale du Nord a eu sa grande föte annuelle auxquelles les dames avaient ete convoquees, le moment tant venu, a dit un des orateurs, Ten finir, en ces sortes de reunions, avec les fades galanteries et les fleurettes et de compter sur Pinteröt sårieux de ces nobles intelligences si facilement accessibles aux yrandes choses. Voila des paroles que M. Duruy approuvera, mais qui feront fremir N.N. S. les evåques. Parmi les orateurs qui se sont fait entendre dans cette occasion nous citerons le gentral-major comte Björnstjerna, dont le toast a la patrie a ctc plein de chaeur et de pocsie; M. Rosenberg qui a bu å a Norwege; le lieutenant-colonel Geijer dåute de la premiere chambre qui a portå un oast au Danemark; M. Lovån dont le dis;ours a rappelt les souvenirs affectueux qui 10408 relient 3 la Finlande: le rådacteur en

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