Aftonbladet – 10 september 1867, sida 3

Article Image
Fjerran, fjerran, långt från vägen Doftar enslig Suomis skönhet. E.v. Q. levene de la semaine. No 31. Seme annee. 1867. Stock kolm, 10 sept. Il rågne, en ce moment, un tel calme dans les hautes regions, que le nomination du nouveau ministre des finances, mentionne par nous ilyaune quinzaine de jours, reste eucore le seul vånement politique dont il y ait då soccuper. Cest du reste une nomination dune importance råelle, si Pon considere qwen Sudde la question financidre et conomique prime aujourdbui toutes les autres. A c3 titre il ne sera peut-tre pas sans intret de savoir comment elle a tå jugge dans 1e journal måme od nous crivons et qui est, comme on le sait, le repråsentant du liberalisme dans toute Pacception du mot et sur tous les terrains: — philosophie, politique et science conomique, pour employer Pexpression de Rossi. Voiei done Ja t:aduction des quelques lignes publiges par VAftonblad å ce sujet: Le nouveau ministre des finances, le baron dUgglas, a oceupå il y a quelques anntes et pendant pen de temps les fonctions de ministre sans portefeuille. Mais cest bien moins sur la part quwil a pris alors aux Jaffaires quon peut arriver å juger de sa valeur, de ses vues, de son caractere comme Ifonetionnaire public, que sur ie röle quil a Ijou comme deput, en premier lieu å la chembre des nobles, puis å lat premigre chambre dont il fait partie gvjourdbui. Comme depute, Je baron dUgglas a pris une part agsez considerable å Fetude et å la, solution de toutes les questions financidres et si, en qualit6 de president du Comite des impöts, il na pas råvele des qualits hors ligne, il a montrå du moins ua vif interåt pour cet ordre daffaires et fait preuve dei z8le et de toutes les excellentes qualits du travailleur. Il est dvoug aux principes qui, dans ces derniers temps, ont pråvalu chez nons en tconomie politique, et Fon peut le regarder des lors comme un partisan rsolu et consquent du libre-echange. Mais comme il entre dans sa neture plus de mocration que de fougue, plus de calme que de passion, Pous croyons pouvoir augurer que, tout en persvårani dans la voie ou Pon sest engagå, il appliquera le principe: Fortiter in re, leniter in modo. ?Ce west certes pas pour son plaisir quon se charge, dansles circonstances od le Sugde se trouve en ce moment, du portefeuille des finances. La situation conomique est des plus graves, on ne saurait le contester, et si, dans les derriers temps, I6tat de la tempårature a permis desperer de bonnes rcoltes, cest une heureuse circonstance dont le nouveau ministre ne doit pas moins se fåiiciter que nous-måmes. On nose penser aux consquences dåesatreuses quaurait eues une disette dans la sitvation actuelle. Dans tous 1es cas, ce mtait pas chose facile que de trouver, ces circonstances tant donnees, une personne qui conyfat å un tel poste et qui conseniit å gen charger. M. le baron dUggias a done droit å notre reconnaissance pour avoir bien voulu renoncer aux fonctions agreables et paisibles de gouverneur dÖstrogothie, pour accepter une mission si difficile, si ardue, peut-ttre meme si ingrate sous bien des rapports. Nous formons des voeux sinceres pour que le fardeau ne dåpasse pas ses forces et pour quil puisse remplir ces importantes fonctions au plus grand bien du pays.? Lescadre americaine, composte de lg frågate Franklin et des corvettes Canandaigua, Ticonderogua et Frolich a quitt les eaux de Stockholm. Lamiral Farragut et les officiers amricains ont t cordialement ac-l cueillis å Stockholm ov ils se sont montrås, comme toujours dans ces derniers temps, particulidrement lis avec la Russie. Le roi leur a donn un diner å Ulriksdal et amiral Plat:n å Stockholm; å son tour Pamiral Farrogut a recu Plite de la socii å bord du Franklin. En annongant il y a deux mois Je dpart du ecomte Corti pour Pambassade de Madrid nous ne faisions que devancer un vnement qui sest produit ces jours-ci. En debors de ces nouvelles officielles, il sest pass eette semaine en Budde un faitj bien extraordinaire. Lexemple 8y est produit dun homme qui est prophete en sonl pays, dun idventeur 4 qui on leåve une pierre monumentale, au lieu de la iui jeter en dåtail, comme dailleurs cest Vusage. En dautres termes, dens le distriet minier de Philipstad (Wermland), au bord dun Jac encastr, dans les replis de la montagne, comme un fragment de miroir dans le cadrel dune glace de Venise, en un lieu appel Långbanshyttan on vient deriger un monu. ment sur lequel sont gravås ces mots: Icii est n6 John Ericsson, le 31 juillet 18037. Cette belie manifestation est due exclusivement å Vinitiative de quelques particuliers. Il nest pas besoin de transition pour arriver å Ja råception enthousiaste que rencontrent partout les tudiants dUpsal å leur retour, aprås le succts quils viennent de remporter å Paris. La nation sudoise professe uve veritable adoration pour sa jeunesse universitaire. En dehors des charmantes et rares qualits quwelle possåde, cela se comprend surtout par ce fait que, dans un pays aussi libre que celui-ci, Veffervescence de cette jeunesse na pas å se porter sur leg questions politiques et sociales. Ceci explique peut-8tre que cel triomphe des 6tudiants, bien que la Sugde, dans cette admirable exposition de Paris, l: eu ait remportå dautres dane portåe plus grande, est pourtant celui qui a le plus remu la fibre nationale. Aussi avec quelle impatience febrile na-t-on pas attendu les comptes-rendus des journaux Parisiens, et quel na pas tå le desappointement gntral quand on a lu, dans le feuilleton de Thophile Gautier et de quelques autres journalistes que, par un malentendu inconcevable, le service de la presse navait pas 6tå fait. On ne se consolerait pas davoir perdu le merveilleux artiele queQt erit Goutier, si Ion navait eu, dans les Debdats, celui de mr Rn ÅA rv KR oh Vr a

10 september 1867, sida 3

Thumbnail