Aftonbladet – 27 augusti 1867, sida 3

Article Image
påriode de quinze annåes quon appell la Restauration, od sest tramee la granc conspiration dynastique dont le but fin etait de faire reculer IEurope jusqwa moyen-åge, et dimposer å la libert de chåines forges å Vienne, å Rome, et S:t Petersbourg, la France se-chargear dexecuter ces hautes cuvres. A celtt tpoque sinistre, qui a sauvå la societe d dix-neuvitme sigele, avant tout cest I presse francaise, ce flambeau qui a res plendi au dessus des tånåbres croissantes e a fini par les disperser dans les journbes d juillet 1830. Pour la plupart de vous, Mes sieurs, cette poque est trop loignee peu Ctre pour que vous puissiez faire appel vos souvenirs -personpnels; mais certainemen vos honorables covvives ont recu et gard le tråsor des traditioss. Quant å ceux gu comme moi appartiennent å cette generatio; de 1830, cest encore avec la reconnaissanc la plus profonde qwils se rappelient com ment Penergie de la presse frangaise de cett poque, la vaillante et incisive polemiqu des crivains du Constitutionnel, du spiritue Paul Louis Courrier au Courrier Frangais du noble et courageux Armand OCarrel a National, et de toute cetite phalange de som mites litteraires et scientifiques dans ce jour nal auståre et inflexible guon appelait L Globe, comment, dis je, cs luttes couragen ses faisaient tressaillir dmotion, de joie e desprance en TPlavenir tous 8 jenne cceurs, et noa-seulement en Fri mai jusque dans les rågions les plus loignåes jusquwau fond de notre Nord. Cest la presse francsise, dalors, M. M. qui a ere la presse p6riodique des autre pays, dont le dveloppement rapide et simul tanå date vraiment de cette poque, comme aussi une sorte dpanouissement de lespri public ineonnu jusqualors. Cest galemen en grande partie lexemple de la presse fran ceise qui nous a donnå ici contiance en Ia venir et nous a soutenus dans nos effort: pour conqurir cette libert de la presse dont nous jouissons actuellement. Depuis cette poque, et dans les derniers temps surtout, la presse frangaise a passå par bien des vicissitudes que vous connais. sez tous. Il y a öu maintes fois lieu de se decourager pour ceux qui se sont propos cette noble tåche dåtre des publicistes sin. cåres et indpendants. Mais pour nous qui, dans des conditions plus favorables, avons assist de loin å leurs efforts, nous navons pu quadmirer le talent avec lequel ils ont ;u, toujours guids par le bien public, naviguer parmi les brisants et les cueils des wertissements et des communiques. Ce qui est peut-tre plus remarquable encore cest que, malgr ces obstacles, la oresse francaise joue pourtant le röle principal en politique, comme Ile prouve ce fait Ive ses articles sont cits de prefrence par es journaux des autres pays. Ea portant un toast å nos honorables conrives, comme repråsentants de Ila press rancaise, ce ne sont donc pas seulement leg felieitations que nous leur adressous, nais encore des veux sinceres pour laveir du journalisme en France, veeux que je 1e saurais mieux pråciser quen rappelant es paroles dun des crivains frangais les lus distiogugs, M. Edouard Laboulaye: Eu plein dix-neuvigme sigcle, en Euroe, parmi des peuples chråtiens, la libert est pas une question de race; cest une uestion de civilisation, cest-å-dire de praique et d6ducstion. Les plus instruits, les lus intelligens, les plus hardis se servent e cet admirable outil et marchent å Ja Ete des nations. Les plus ignorants et les lus timides se dåfient de cette force mereilleuse et restent en arridre.? A ce remarquable discours, M. Victor ournel a rpondu par un toast non moins baleureux en Ihonneur de Ja presse sugoise, ov il a su rappeler avec telicatesse ps immenses obligations quelle a eues a I. Hierta. Ensuite le banquier L. Guilletmot a prooqu un veritable enthousiasme par un past tout affectueux å la nation frangaise, uquel toast M. Tarbå des Sablons a reondu par quelques mots de remerciemest artis du cour. Aprås ce discours 1a parole a t å qui oulait la prendre et des improvisations såjeux et humoristiques, mais toujours symath ques å la Fraöce se sont succede. M. ohlman a propos un toast å la continuit de Pamitie et de Palliance entre 1a rance et les trois peuples-fråres Scandinaes; M. Grafström å Nlindustrie frangaise, I. Guilletmot aux dames frangaises, I. Richard aux dames sudoises etc. Ces. vasts ont t6 entremåles de chants et de cenes comiques extcuts par le charmant nor Arnoldson et Vexcellent eomådien ddman, Le lendemain le proprigtaire du clåbre lotel Rydberg, M. Cadier, donnait å ses ompatriotes et aux membres du comit, ans sa villa de Tivoli prås. dUlriksdal, n diner et une föte splendides, avec feu artifice, flammes de Bengale, illumination gnitienne, etc. Cest sur ces blouisseents qu2 les publicistes frangais ont quitt iockholm. Nota. — La Revue de la semaine, redigåe I frangais parait ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal FAftonblad mieux est dexpådier les demandes au bureau 2 poste Suådois dHambourg. ET TOR I vb Vv Ao

27 augusti 1867, sida 3

Thumbnail