Aftonbladet – 27 augusti 1867, sida 3

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domarens misstag, som hon i fängelset omtala detta. — Man hade bredvid liket tunnit en flaska innehållande litet af en färgad vätska, men då e1 apotekare i Fontainebleau förklarat denna vätsk. icke vara skadlig, hade man ej vidare tänkt pi flaskan. Assis Revue de la semaine. No 29, 5eme annte, 186?. Stockbolm, 27 aofit. Aujourdhui une partia officielle si court quelle soit. Le roi est arrivå vendredi soir å Stock holm avec la reine et Ja princesse Lovise et aprås avoir repris les rönes du Gouver nement, style acedemique, il sest rendu le måeme soir au chåteau de plaisance dUl riksdal. Des le lendemain il comblait la lacune depuis si longtemps existante dans le per sonnel du cabinet: en dåsignant aux fonce tions de ministre des finances le baron dUgglas qui tait gouverneur de la pro. vince dOstrogothie. Maintenant parlons de la manifestatior qui vient davoir lieu å Stockholm cn fa. veur dun certain nombre de publicistes francais. Mais il convient dabord den pråciser le sens: Cest un hommage spon tan å la presse frapgaise. Bien spontan en effet, car les journalistes en question taient venus en simples touristes et navaient pas songå le moins du monde å se poser en repråsentants de la presse de leur pays. Mais ce röle, on sest plu å le leur donner et ils nont pu faire autrement cue daccepter cette douce violence, tout en disant comme Fun deux Pa ecrit deja dans La Situation: ?Les bravos qui nous accueillent doivent passer par dessus nos 1t8tes?. Le diner qui leur a tå offert å Hasselbacken a tÅ des plus brillants. Le moment des toasts venu cest le baron A. C. Raab qui a ouvert le feu, en declarant que usage en Sutde veut que la premiere sant porte soit celle du roi, les Sutdois ayant tovjours su concilier Pamour de la liberte et du souverain. M. Jules Richard qui, daprås usage frencais, comptait porter ce toast, ma pu quexprimer ses regrets de ee voir ainsi devanc et que se joindre en termes chaleureux aux vceux 6loquents et motivs formules par le baron Raab en faveur de la famille royale sudoise. Le gåneral Hazelius gest levå alors et a port å IEmpereur Napolton (dont le buste orn de lauriers et entour des drapeaux frangaie, sutdois et rorwegien ornait le fond de la salle), le toast suivant: Messieurs, jai Ihonneur de vous proposer un toast au souverain de nos hötes, å IEmpereur des Francais, å Iheritier dun nom heroique, couronn de verts lauriers, assis sur Je tröne le plus puissant du monde, dirigeant les destines dun peuple intelligent, protecteur sincere des classes ouvriCres, crivain militaire celebre, capitaine dune arm6e brave, qui, sous ses ordres, a ressuecit sur les champs de Magenta et de BSolferino, les souvenirs de la grande armåe et ses hauts exploits å Marengo, å Austerlitz, å Jena, å Wagram. A lombre de ces lauriers, Empereur a proclamt son attachement pour la paix, et il a rassemble dans sa capitale les souverains de IEurope, pour clebrer les victoires de la paix. Nous lui souhaitons des jours prospåres å dui et å son peuple; mais quana nous faisons des. voeux pour Ilu de la nation frangaise, je suis heureux, M. M., de vous rappeler, que, par une occasion fortuite, nous sommes ici rassembls dans un jour qui est un anpviversaire trås-remarquable dans Y histoire de notre pays; il y a aujourdhui cinquante jept ans pråcisment que, par une voix unanime, un Frangais devenait Ilu de la naion sutdoise, et montait sur lancien tröne les Wasas, non par droit de conquåte, mais par le prestige de son pte heureuse et frangaise, devenant ainsi le chef dun peuple libre, dont la libert nest pas seujement ancienne, mais antique. Je rappelle ce souvenir pour en faire un hommage å la gloire francaise, qui exerce une impulsion si puissante, quelle a pu entrafner un peuple si loign du centre de IEurope et wu caractere ferme, mais calme, vers cette sloire que personnifie le nom de celui, auJuel je vous invite, M. M., å porter un oast, — å IEmpereur Napolon!? M. Jules Richard a remercie Vorateur de ;e toast et des souvenirs glorieux de Ma;enta et de Bolferino, quila voqus. Mais I a dåelar ne pouvoir se joindre, sans juelques råserves, å ses voeux pacifiques. i lui semble que son pays ne ferait pas fi lun nouveau Magenta ou dun autre Solerino, et il croit devoir, å ce toast port å Empereur, en runir un second: ?å la oremigre victoire de la France4. Ce nest lå, on le comprend, que le sens gåneral de se discours dune loquence facile, vive et :pirituelle et qui a t chaudement applaudi. M. Lars Hierta a pris ensuite la parole et a prononc le discours svivant qui fornule, nous le repåtons, la penste et le but le cette manifestation: Messieurs, Au moment de vous proposer un toast wux honorables convives que nous avons le olaisir de voir aujourdhui permi nous, comme repråsentants de la litterature et de a presse frengaise, jai plus grand besoin encore que le premier orateur de råclamer .oute votre indulgence pour un discours prononc en francais. Si nanmoins jai accept cette tåche, et dötre en meme temps interpråte de notre gratitude pour les ;rands services que la presse frangaise, organe le Iåme et de lesprit francais, a rendus å a cause du progres, de la civilisation et de humanitå, cest que personne nest plus en stat dapprecier ces grands services que ceux Qui, dans les autres pays, ont travaille in peu pour obtenir å la presse påriodique me position legalement assuråe, et qui par ela måme gentent plus vivement que tout utre combien ils sont redevables å la presse rapcaise des succes obtenus dans cette voie.

27 augusti 1867, sida 3

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