contrer å Ttranger un compatriote dau de lå du Sund ou de par de Jå les Monts Dofrines. Par exemple nous ne conseillerions pas au dit correspondant daller repeter aux Norw6giens ce quwose avancer le Nord, å savoir que leur classe supårieure et leur bourgeoisie sont allemandes. Le moins qui pourrait lui arriver ce serait dötre accueilli par un rire homårique et de måme auprås des bons bourgeois de Copenhague. Quant å Paristocratie danoise, quil sy trouve des lements germaniques, cest un des inconvnients qui ont rsult6 de cette målheureuse alliance avec le Holstein. Le temps du reste videmment finira par effacer ces rugo....s trangåres. ais pour aller au fond de la question: non, cent fois non, IUnion scandinave rest pas une arme de guerre, comme le pråtend le Nord. Non, cent fois non, la Sugde ne cherche pas å exciter IEurope contre la Russie. Elle ne demande qwå vivre en bons rapports avec cette puissance, loin de ne penser quå se mesurer avec elle. Mais ce quwelle veut, cest vivre pråcistment, — on ne saurait tre moins exigeant, — ce quelle veut cest conserver son independance, gon nom, sa personvalit, tout ce qui constitue Pexistence; ce quwelle veut, cest se mettre en tat de defendre tous ces biens si on pråtendait les Jui ravir, et dåt-elle y verser jusquwå la dernidre goutte de son sang! Quant å profiter de IFexprience des autres, cest å dire des Finlandais, comme le Nord nous y engage dun ton aigre-doux, grand merci, nous avons vu des exemples plus tentants. On sait ce qui vaut encore å Ila Finlande de la part de la Russie quelques menvagements, continus du reste avec une certaine impatience depuis que la Pologne est å bes. Le jour ou la Sugde succomberait, en våritå pour savoir comment les deux pays Scandinaves seraient traitås nous avons VPexperience des autres. Dimanche a eu lieu au Palais de Findustrie le conucert-monstre que nous avions annonc et qui se donnait au profit de la eourecription ouverte pour faire executer en bronze la fontaine de Molin, oeuvre dont les sculptures de haut relief sont vraiment dune beaute exceptionnelle. Ce concert, donn en pråsence de plus de 10,000 suditeurs, comptait 1062 extcutants, masse vraiment extraordinaire et dont voiei les lments pour la curiosit du fait: 50 choristes du theåtre, 232 tudiants dUpsal, 205 membres des societ6s. de chant des volontaires, 68 membres de la gocigt6 Par bricole et dautres associations du måme genre; 180 membres des orphåons, 159 jeunes gens des coles et enfin 168 amateurs. Ireffet a t vraiment grandiose, bien que, comme au fameux concert de Berlioz, le local se soit montr peu favorable å Pacoustique. Lexecution a offert un ensemble merveilleux; aussi le public enthousissmå a-t-il redemand plusieurs morceaux et entre autr:s des chants extcuts sparåment par le choeur des tudiants avec cette sQret, cet art des nuances, cette fraicheur et ce godt qui lui ont valu dås longtemps ane veritable popularite. Puisque nous parlons concert, noublions pas de mentionner le stjour en notre bonne ville dun vialoniste parisien dont le talent est tout-å-fait de premier ordre. M:r dela Rancheraye, djå coonu du reste å Stockholm par une ou deux visites pråcdentes, ne Best encore fait entendre que dans le monde. On vante en lui deux qualitås bien rarement röunies: le sentiment ou Fexpression et art de se jouer des difficultes les lus hårissåes. Sans tomber jamais dans excentricite, son archet arrive parfois å des sonorits Bouvelles qui donnent Fidee dinstruments ineonnus. BSous ce rapport il est mpossible dentendre rien de plus extraordinaire que la Harpe 6olienne, morceau de a composition de Vartiste croyons-nous, et se miracle de potsie fantastique, od Psgaini a dit eon dernier mot, et quon appelle a danse des Sorcieres. Neorologio. Le telegramme dUpsal 10us apporte la douloureuse nouvelle de la in deplorable dHerman Bjursten, tcrivain le talent sur lequel, dans cette revue, nous wvons deja appele Vettention de nos lecteurs, ors de la publication du pogme intitule Napolgon-Promäthee. a töte garte par des souffrances au lessus des forces humzines et qui le faisaient passer de Ihypocondrie la plus noire å des ransports voisins de la folie, le malheureux poöte, sans doute dans un de ces moments le delire, a mis fin då ces tortures en se koupant la gorge. Les details nous manquent ncore sur ce funeste tvEnement, mais une le ses dernigres lettres å un de ses amis 1e porte que trop Fee:ent dun desespoir orgt då se porter dux derpidres extremites. N en 1825, Herman Bjursten tait assez jeune encore on le voit. Son talent toutefois lonnait dejå plus que des esperances. Trois Je ses pocmes: Les souvenirs de Gripsholm, Le Napoleon Promethee et Une nuit sur le Vetter avaient t couronns par Academie les 18. On ne peut pas dire quiil fåt pcore arriv aux sommets de Fart, mais il es avait parfois entrevus, et .est beaucoup. 5on oeuvre, certainement ingale, offre au lire des bons juges des pages vraiment velles et dune haute inspiration. Il en est insi particuligrement de ce pocme de Napo 6on-Pr omethge dont la composition et Videe ;n6rale Jaissent beaucoup å dåsirer, surtout jar les consquences exagerees donnees å vnement de la nuit du 21 mars 1804, nais on y admire des passages dune vraie nsie. Il ne faut pas oublier non plus, å cetie 1eure supråme, le trait le plus intressänt le ce caractere: une charit ardente, ingevieuse, infatigable comme celle de Båeranser, de cet admirable pogdte frangais pour equel, il ny a pas un an, il organisaiv å Stockholm, une föte si touchante. Cette vonte ne reflåte-t-elle pas sur Ioeuvre måme Ju poöte comme une lumigre douce qui lui yröte encore plus de charme? Nota. — La Revue de Ila semalne, rådigöe mn frangais parait ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal VAftonblad a Ant Pan khdlare lan Joumat I an huroan