Aftonbladet – 13 november 1866, sida 3

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Revue de Ia semaine. Mo 45. demo annee. 1866. Stockholm, 13 novembre. Merci dabord au journal Ie Nord pour sa coopration involontaire å notre ceuvre; Rien ne saurait plus contribuer å augmenter la popularit de Iunion scandinave et å convainere ceux qui peuvent douter ou håsiter encore que ce veto, que ce nic pozwalam dun journal dvou dåme et de cceur å la Russie. Son approbation par contre nous inquigterait et nous mettrait eur nos gardes. Mais prenons une å une ses priocipales objetions contre le Scandinavisme. Nous ne faisons, dit le Nord, que marcher piteusement sur les traces de TAllemagne du Nord et de ITtalie. La question de priorite, quand on est dans Ja bonne voie, est en vårite de bien peu dimportance; mais encore, si le Nord veut bien se donner la peine de se renseigner un pen mieux, il reconnaftra, que les tudiants allemands navaient pas encore vu apparaitre dans la fumåe bleue de leurs pipes Pide måme de Iunit germanique, et que les premiers affilis desventes de carbonari navaient pas encore changå leurs cartes bizarrement decoup6es, que dåjå les hommes les plus minents du Nord roclamaient ouvertement,. solennellement unite nationale des trois royaumes scandinaves et la nråcessite ov ils Etaient de se grouper pour assurer, pour dåfendre lear nationalite. Des le 18 juin 1810 le roi de Danemark crivait au roi de Sugde: ?Votre Majestå connait trop bien Ihistoire du Nord pour ne pas tre persuade, que la dåsunion entre des peuples qui ont tant: daffinite, möåme religion, meme langue originairement, des mmurs, des habitudes qui sont les memes, a t la cause de leur malheur, de Jeur faiblesse.? Ceci est deja une råponse suffisante å cette incroyable assertion que les Danoig, les Norwgiens et-les Sutdois ne sont pas une nation dans le måme sens que IItalie et FAllemagne et quil leur; manque la premigre condition de Punit nationale, la communaut de langue et de litterature. Mais, en passant, mest-ce pas bien hardi de venir nous jeter å la face ces unit6s nationales qui datent Ahier et qusvant-hier on niait? Et pour en revenir å cette question de langage, le Nord eroit-il serieusement quil soit plus difficile aux trois peuples ecandinaves de se comprendre quil ne Test å un Allemand du Sud de comprendre un Allemand du Nord et surtout åun Calabrais de sentendre avec un Piemontais? Que na-til envoy un de ses correspondants å lun de nos grands congrås de naturalistes ou dconomistes. Il se fat assurå, non-seulement que les Scandinaves se comprennent sans grand effort, mais quils ne font bien en r6alit quun måme peuple, qwune måeme famille, comme tout Sutdois Ta prouv quand il lui est arrivå de ren

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