Revne de la scmaine. No 26. 4eme snrts. 2866 Stockholm, 11 septembre. Ce ntait pas chose facile de remplace un ministre des finances aussi distingue que Pstait M:r de Gripenstedt, et cest Evidem mest la raison pour laquelle, — contre Is Jettre de la constitution, le roi a tant tarde å lui nommer un successeur. Cette lacune vient enfin detre comblec et cest le colonel Lagercrantz, göuver em de la province de Jemtland, qui prend le portefeuille des finances. Ce choix est trös-gåneralement appiouvå Homme dintelligence et dnergie, adonn depuis une poque relativement rcente aux etudes financidres, mais y ayant deployc des aplitudes qwon dit extraordinaires, douc en outre de vues Jiberales et dune rare facult6 de travail, M:r Lagercrantz taif design davance par Fopinion au poste levå et delicat qwil va remplir. Atssi ga nomination a-t-elle t accueillie avec un depit mal dissimul par Ja presse protec. tionniste qui, homme tombå, croyait Ile systeme å bas. Ena måme temps M:r Malmsten, ministre sans portefeuille et dont le nom est trop cel8bre dans le monde savant pour: que nous nous donnions le ridicule dune presentation, se retire du cabinet et est nommå gouverneur de Ja province de Skaraborg. Il est remplac6 par M:r Ehrenheim, un des membres les plus marquants dela jeune noblesse liberale, possedant de vastes connaissonces surtout en jurisprudence et qui, åla dernigre Digte, sest distingu dans Ordre questre par Pappui chaleureux qula donnå å la råforme repråsentative. Cette nominationa done t vue galement avec une extråme faveur. On a retcemment debattu dans la presse la question de savoir si les hauts fonctionnaires de IEtat peuvent et doivent åtre lus å Ja Premidre chambre. La r6ponse que vient de faire Mir de Geer, Ministre dEiat et de la Justice, aux membres dun Comit6 du Conseil municipal de Stockholm qui venaient lvi remettre ses pouvoirs comme membre lu å la Premiere chambre, faisant connaftre sous ce rapport Fopinion personnelle de Ibomme qui a jou le premier röle dans la reforme, nous croyons devoir donner cette rponse en son entier. M:r de Geer sest exprimå en ces termes: Messieurs1 Je vous prie detre, auprås de M. M. les conseillers municipaux, les interpråtes de ma profonde reconnaisance pour Fimportante mission dont ils ont bien voulu mhonorer. Peut-tre sentirais-je davantage le poids des exigences qwelle comporte, si cette preuve de la confiance de mes concitoyens ne venait en måme temps alleger le fardeau des fonctions dlicates dontje suis revtu comme conseiller du roi. Et loin de voir dans ces fonctions le moitidre empåchement pour moi å accepterla mission que vous venez möoffrir, je Vestime comme doublement pråcieuse en raison måme de ce caractere. Ce west pas en opposant Iun å Pautre les deux pouvoirs de VEtat, comme gils åtaient naturellement ennemis, qwon peut pråtendre servir le mieux le pays, et Iune des preuves, sinon Iune des conditions de Yharmonie de leurs efforts vers an but commun, cest que le roi et la nation se rencontrent dans le choix des personnes revåtues de leur confiance. I entre dans Fesprit måme de notre nouvelle oi sur la repråsentation que nul ne se trouve, par sa position sociale, exelu du mandat de repråsentant, sil y est appel par la confiance des citoyens; comme aussi depuis longtemps il est admis par notre constitution et parla conscience publique que tout Sudois, quelque svit son rang dans la societ, est assez libre et indpendant, Vil possede davleurs Pindependance du caractere our ntre pas forc par sa situation de manquer cette confiance. Pour ma part je considere les vrais interåts le la royautå et de la nation comme si indissoublementiunis qu?je ne crois pas pouvoir servir es uns sans galement servir les autres. Tous nes efforts tendront å les servir tous les deux dans la mesure de mes forces.?