Aftonbladet – 28 augusti 1866, sida 3

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Exposition do Pindustrie. LItalie du Nord est certainement le pay au monde od Ion a le plus froid Ihiver. Apres peut-tre vient Paris. Comprenez-vous que le bon Parisien voyant ses vitres illustr6es de toutes le arabesques du givre et son pot å Ieau rå couvert le matin dune paisse eouche de glace. ait tå demander des pogliers-fumiste: au pays le plus mal chauff6 de Vunivers Cest cependant un fait connu que tous le: poliers fumistes de Paris ont den nomser i et construisent de miserables petits pofle; qui fument ou des cheminbes gl, lörsquor loge aux mansardes, ne sont-gue des lucarne: complementaires, Åussi, — comme tout ce qui est MavYaus öst toujours compliqud, — fel ploisant de voit, quand ön entre d Paris, töutes les maisons et les monuments les plus splendides surcharg6s et dåshonorås, par une foule de su, erfötatiöns, de tuyaux cöntourns et grimagants, tandis que les difices, dans notre Nord, ne sont gucre ornås que des deux chemines traditionnelles que tout enfant qui commence å dessiner pose å chaque extrmit6 dun toit. OCela veut dire que nous avons de bons apparells de chauffage, tandis Que les pays plus måridionaux en sont å Pa b ec du måtier. Le froid est un importun qui ne met pas le pied dans nos maisons et due, våtus comiiie nous le sommes, nous ne daignons pas säluer dans la rue. Au logis ce qui nous sauve cest le poåle sudois. Ce pole est un våritable monument qui va du plancher au plafond. TLåtre en est trås-petit dordinaire, mais dans Pintårieur Pappareil des conduits de chaleur... Se courbe et se recourbe en replis tortueux, si bien que la dite chaleur, ne sachant par od gen aller, se decide å stationner et finit par åtre emprisonn6e par une eld qui lui ferme tout simplement le chemin. Nous nous attendons å Fobjection. ?On ne voit pas le feu. On ne peut pas tisonner. Plus de centre Ia vie de famille. Plus de ple pour la conversation.? Lobjection est leve. Nos fabricants ont cer å votre intention le pogle-chemine, cest A dire un pogle dont le fen dure et une che. minge qui chavffe, oå I!on peut en bh mot allonger ses pieds tlans la zöne torride sans avoir la Siberie dans le dos. Nons avons deux sortes de pogles, Vantique pogle de faience commune et, — industrie rcenie, — le pole de faience fine ou porcelaine: — . Dans YVindustrie des pogles de faience commune, le fabricant Åkerlind est incontestablement le mattre. Que ce mot de faience commune ne vous effarouche pas; si la glacure est forcgment plus tpaisse et les tdötails dornementation un peu plus empåtås, il ne faudrait pas croire due cette industrie warrive pas å des råsultats arlistiques., Les trös-beaux potles exposga par Mr Åkerlind sont une preuve du contraire, On admire principalement un pogle chemine avec glace; un modele de poglecheminge egalement, style Louis XIV, avec ornewents teints de bleu; une frise sans olacure trös ltgante et par dessus tout un routon-coupå, style renaissance, ornå du chiffre du roi sur azur, surmontå dune couronne avec deux amours pour support: La glacure de ces pobles est adinirable et 1e craquelle jamais. Le möme fabricant a xpos un potle pour maisons ouvridres wvec un enfoncement ov se trouve un fourneau. Ce pole en tå sert de ventilateur. Jest une des meilleures choses delexposiion. Cest Rörstrand qui nous a dotå de Finlustrie des pogles de porcelaine dont la ;lacure legåre respecte toutes les dålicaesses de la sculpture. Cette fabrique a un vogle fort Elgant en forme de colonne et ebausså dor, un autre pogle dune entigre olancheur avec bas-reliefs dune grande fiesse et enfin un pogle trös-riche en imitaion de marbres de toutes couleurs. Nous en serions pas bon juge, trouvant quelque shose danti-artistique å tout ce qui est mitation dune matidre par une autre. La voreelaine a son domaine comme dåcoraion, — sujets, fleurs, arabesques, — qui est rås suffisant et peut rpondre å toutes les xigences du luxe Je plus raffine. Du reste ette industrie ne fait que commencer; que a mvude sen måle et elle ira loin. Quoi quil en soit ces quelques mots sont m simple avis au lecteur pour appeler son ttention, å Fexposition de 1867, sur un node de chauffage que la petite bourgeoisie et le peuple doivent adopter comme extraordinairement conomique, et dönt les apvareils peuvent arriver å tre dun telluxe rtistique et dun si prix si exorbitant quils mt toute chance de devenir obligatoires lans les salons les plus lågants. Nota. — La Revue de ia semaine, rdigee n frangais parait ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal VAftonblad e mieux est dexpådier les demandes au bureau je poste Suådois d Hambourg. Les annonces pour VAftonblad sont regues å aris, chez M. Vicherat påre et Comp., passage aulnier, N:o 10. UTRIKES. FRANKRIKE. I de högre kretsarne tror man att kejsa

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