Aftonbladet – 30 januari 1866, sida 3

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voulons pas dire mådecin de regiment. Cette assertion peut paraftre paradoxale å Paris: elle ne le sera pas å Stockholm, ov dejö une femme remplit cet emploi, ou plu töt celui de rebouteuse, avec un succe: tonnant. Beaucoup dautres occupations råseryv6es au sexe fort leur conviendraient galement, mais nous navons pas å formuler ici un projet de loi, et nous nous fommes laiss entrainer trop loin sur un sujet fort important et qui mårite, en tous cas, une attention sårieuse. Avant-hier dimanche tait la St. Charles, jour de la fete du roi. 95. M. na passå ce jour-lå dans aucune de ses deux capitales, ni å Christiania ni å Stockholm. Elle tait en voyage et nest arrive ici quhier soir. Aussi cette fete du roi a-t-elle te assez triste å Stockholm. A peine quelques illuminations aux casernes; le calme et le silence le plus complets å la cour; rien quun diner chez le comte Manderström, pour le corps diplomatique. Parlerons-nous des bruits de changement de ministere? Cela est bien vague, et jusqwå plus ample informå nous ny croyons guere. Daprås les nouvellistes, le conseiller dEtat Lagerstråle (dautres disent le comte de Manderström lui-måme, ce qui est un peu difficile å croire) remplacerait Mr Åkermän å la pråsidence du collge de commerce; le conseiller dEtat Bredberg deviendrait ministre des finances å la place du baron de Gripenstedt, dont on veut se defaire å tout prix; le conseiller d Etat Malmsten serait gouverneur de la province de Skaraborg, et Mr Ekström, gouverneur de la province detCarlstad, entrerait au eonseil comme ministre sans portefeuille. Sous tant de fumee y a-t-il une tincelle de verite? Nous en doutons fort. Nous avons dejå dit que le palais de bois et.de cristal que on construit place Charles XII 6tait trop petit; il.a fallu le doubler, et les deux parties principales de Vditice seront relies arsez heureusement par un pavillon central, qui rappellera quelque peu la rotonde du diorama de 1855. Pour juger des progråes accomplis par Vindustrie en Sugde pendant les vingt dernigres annees seulement, quil nous suffise de citer quelques chiffres. Lors de notre dernigre exposition, qui a eu lieu en 1847, on ne comptait que 215 exposants; le nombre en est, pour 1866, de 2200, dont 600 seulement pour. la capitale. Il s!est annonc6 comme devant prendre part å cette exposition 600 exposants danois, 500 Norwegiens, 4 å 500 Finlandais. Nous ne-voulons pas attendre notre prochaine revue theåtrale pour parler de la sance solennelle de la socit6 N. N., initiales trop modestes qui servent de titre å uve runion de litttrateurs et dartistes distingus, Parmi les morceaux executes dans cette soire, on a remarquå surtout un hymne avec solos, ehoeurs et orchestres de Mr Asger Hammerich, jeune compositeur danois, låve de Berlioz, et dont le nom est dja avantageusement connu å Paris. Cest de la belle et grande musique, dela musique Pavenir, si ee nest pas pråcisment ce que Mr Wagner appelle la musique de Vavenir. Science, sentiment, couleur, tout se runit dans ce morceau dun soufle vraiment levå. 1 -est vrai que Je jeune musicien avait le bonheur davoir des interpråtes de premier ordre dans M:me Michaeli, dont le talent est I son apogåe, et dans M. M. Arlberg et Arnoldson dont nous vous avons deja rvle e mårite des plus minents. Nota. — La Revue de Ia semaine, rådigee! n frangais parait ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal FAftonblad e mieux est dexpådier les demandes au bureau le poste Sudois dHambourg: i Les annonces pour VAftonblad sont reques å: Paris, chez M. Vicherat påre et Comp., passage . saulnier, N:o 10.

30 januari 1866, sida 3

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