une porte immense. klle est une råponse peremptoire å ceux qui accusent le projet de favoriser principalement les classes non claires, et pour Fordre du clergå surtout, qui continue de se tenir dans un pieux recueillement et dans une prudente observation, cest une demonstration vigoureuse qui pourra bien le contraindre å sortir de ses retranchements. Vous rappelez vous Simon Renard, ce personnage mysttrieux qui, au premier acte de Marie Tudor, ne prend la parole que pour rectifier, dun air sentencieux, ce que disent les autres personnes en scene? Il parait decidement que nous sommes destints å jouer le meme röle et il ny a pas de semaine od nous nayons å vous premunir contre les excds dimagination des COrTeSpON dants. Par exemple, on a fal Il ; . ålt ces derniers hyit iöurs, dans ) end hrnit, trangers, de deyx Jung valajent, ondsa. 1 VNTta 0 Ia Prösse? e transfert dans un locy dun petit dpöt de fusils, PINS, gonvenable . eonfics aux volontaires, et la remise en viguenr dun leger accident, dune antique nd nance sur la police du chåteau. Ces hits insignifiants sont devenus un desarmement des volontaires et une marque de defiance envers la nation arme. Nous Pavons, en dormant, monsieur, chappe belle!? Le fait est que le gouvernement et la na.tion sont plus unis que jamais et que les volontaires sont trop bons citoyens pour tre jamais des factieux. Nouvelle detsite des protectionnistes. Il ny a plus de mots pour peindre leur dåsespoir. Vous vous rappelez la chicane faite å mer le banquier Wallenberg, dont lection å Stockholm, pour Iordre de la bourgeoisie, a te annulte sous pretexte quiil ne remplissait pas exactement les conditions de domicile vowlues pour etre ligible. Ah! quon edt bien mieux fait de le laisser paisiblement remplir son mandat, et quel cruel måcompte on se serait pargne! En effet que voulait-on? Faire une bråche pour Onvrir passage au chevalier du monopole, au tranche-montsgne qui devait mettre en pieces les traites avec la France. Helas! ce heros, djå repouss avec perte å la dernigre lection, est rest sur le terrain avec 1500 voix, sans plus, tandis que son adversaire, libre changiste et rÅformiste, est entrå triomphalement aans la place, å la tåte de trois mille votes, majorite beaucoup plus crasante encore, si Ion comptait les voix parpilles. La raison, nous nen avons jamais doutå, finira Par avoir raison. KRien du reste dimportant å mentionner parmi les iravanx de la Diete pendant cette semaine. La mar6e des petitions gest enfin retir6e. Le terrain est libre Pour la grande giscussion qui commencera, dit-on, le 5 decembre. Les nouvelles de la ville sont assez rares. Nous avons une sur Davenport, une somnambule se disant extra-lucide, dont il serait å souhaiter, dit-on, que les rponses fussent aussi transparentes. On parle de nvminvations diplomsatiques qui amåneraient un Svangement bien regrettable dans Ila directioa de nos theatres Toyaux; enfin un peintre Norwegien que le monde artisti ue a pu apprecier å Paris, il y a une huitaine dannges, vient dexpos.r å T6cole des beaux-arts une suite daquarelles qui est bien une des collections les plus curieusexs quwon puisse voir. Ce peintre, qui a su donner å Vaquarelle une vigneur, une puissance de tons qui rivalise avec la peinture å Ihuile, a reproduit ainsi les chefs dwuvre des coles italiennes, hollandaises, frangaises et anglaises. Non seulement vous retrouvez lå les pages connues des principaux maitres, mais bien des muvres signes des plus grands noms, qui meriteraient dötre uussi vantes et qui sont å peine visit6es de loin en loin par quelques rares voyageurs, enfouies quelles sont dans quelque chapelle isolte, dans quelque clottre de difficile accds, od avant peu les atteintes du temps, Ihumidite, le manque de reparations ou ce qui est bien pis encore les rparations inintelligentes, les feront disparattre å jamais. Sous ce rapport cette collection, que vous verrez å Paris sans doute Vannee prochaine, mårite toute Pattention des artistes et des amateurs. en frangais parait ordinairement tous les mar Pour les abonnements au journal FAftonblad le mieux est dexpådier les demandet au bureau de poste Sugdois d Hambonr; Les Srnonsgs Pour VAftor olad sont reques å Paris, chez M. Vicherat Pere et Comp., passage Saulnier, N:o 10, Nota. — La Revnae de Ia semaine, redigde 18.