Aftonbladet – 5 september 1865, sida 2

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Revue de Ila semaine. No 36. Jeme anne. 1865. Stockholm, 5 septembre. Ah! la tardive et stårile satisfaction pour nous que celle de lire en ce moment les journaux frangais et anglais! Le bel avantage, — les malheurs une fois arrivås, — de pouvoir rappeler que, dås la premitre heure on les avait prÅvus. Vous vous apercevez maintenant que la Prusse et FAutriche ne ginttressaient aux duches que comme on sintresse å une proie et quiils mavaient dautre but que la rapine et la conquete! — Nous vous Vavions bien dit. Que le duc dAugustenbourg mnavait rien d pråtendre sur les duchs, ayant comme Esai, vendu son droit dainesse pour un plat de lentilles! — Nous vous PVavions bien dit. Que tout ceci ntait quune dangereuse comådie et la plus odieuse de toutes, tant tachee de sang, et que lquilibre europten etait en effet interess å la chose, — nous vous Vavions bien dit. Mais å quoi bon ce vain rabächage? Permettez-nous de repeter cs mots qui out dåejå sonnå bien des gles: ?I est trop tard?. Mais laissons ce sujet irritant etrevenons å nos Iropres affaires. Pourquvi ne la donnerioms-nous pas cette fameuse cireulaire dont on sest tant occupt ici cette semaine? Cest: un journal de Gothembourg qui en a em connaissance et Pa publige le premier. A tout seigneur tout honneur. Vous saurez donc quil se serait formå secrctement å Stockholm (et Ion devaitsy attendre) un comite pour dfendre les interets de la noblesse dans h question de la rforme repråsentative, lequel comit aurait envoy aux personnes interesses la circulaire dont voiei la traduetbn: Il est å votre connaissance que, pendant la derniegre digte, le roi vraiment chevaleresque qui occupe le töne antique de Suede sestlaiss persuaderde pråsenter aux Etats le projet de reforme de la repråsentation nationale le plus dingereux pour la socit auquel un roi ait jumais donn son nom et son appui. La jeunesse est låge des espårances, non celui de la måre råflexion. On na pas le droit dexiger quun jeune roi, qui na pas encore grande exprience du monde, ait pu acquerir cette profonde sagesse politique Jin ne sapprend quavec le temps, å cette ifticile mais excellente cole du gouvernement. Cest pourquoi le roi a sans råflexion ajout foi aux assurances reiteres de ses conseillers sur la ncessit dune reforme de la. repråsentation, lesquels conseillers ne se sont pasrendu compte sans doute des tendances du projet en question, encore moins des consequences quwen entrainerait Iacception dåfinitive. Il a etc redige e toute håte et sans måre deliberation par e ministre dEtat de la justice qui, jeune gsalement et sans expri: nce politique, sest aisså sduire par ce mot sonore de Fesprit du temps?, mot que la råvolution a sans cesse å la bouche et qui par cela meme est empoisonn...... Si les deux premiers Etats ont consenti å ce que ce projet fåt ajourng, pour Etre soumis å lIexamen de la prochaine Ditte, ce nest nullement par conviction de Vexcellence du dit projet, ni par crainte de Fopinion; mais cest par respect pour un monarque chevaleresque et avec la certitude, que cette tempöte factice de Vopinion une fois calmåe, il verrait clairement les dangers que ce projet entraine pour le pouvoir royal. ?Les repråsentants des deux Etats que les journaux de Ja presse democratique appellent et qui se nomment eux memes avec pråtention lus du peuple?, ces reprsentants excits par la dite presse dont ils partagent le grand dåfaut, då savoir une insatiable ambition du pouvoir exclusif, ont accueilli le projet en question avee des eris dacclamation. Mais dans ces deux classes de la societ quil faut bien se garder de confondre avec leurs repråsentants exaltes å la Digte, beaucoup de vrais patriotes ont commenect å comprendre les tendances dangerenses du projet et cest pourquoi sur environ 1 million !2 dhabitants måles, on est arriv seulement å obtenir Vadhesion de quelques milliers de personnes aux adresses de 1emerciments envoytes en blanc par cet insolent comit de la reforme qui sest constitu lui meme. La situation de Yordre de la noblesse est aussi claire aussi ouverte que les casques qui ornent ses cussons (Vimage est bien hardie). Le devoir de Vordre questre est de proteger le pouvoir royal contre les menes råvolutionnaires, ouvertes ou souterraines, de la dåmocratie et de dålfendre ce quil a conservå des privileges que lui ont . transmis de glorieux aieux.

5 september 1865, sida 2

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