Revue de Ia semaine. No 32. deme anne. 1865. Stockholm, 8 aofit. Le voyageur tranger qui ne visite que Stockholm et ses environs ne doit pas, il faut le dire, emporter une bien haute idte de F6tat de notre agriculture, surtout å la vue de nos vaches naines qui rappellent aux Parisiens les fameuses vaches de Courbet. Cest en Seanie surtout quil faut juger de nos progres agricoles, et le congres remarquable qui vient davoir lieu å Malmö prouve, eroyons-nous, que, sil nous reste encore å faire sous ce rapport, nos progrås, nåanmoins, ont t assez considerables et as:ez rapides pour nous faire bien augurer de Favenir. Cest le 1:er de ce mois, comme nous Iavons dit, qwa eu lieu, en pråsence du roi et du prince Auguste, Iouverture de ce congrås le 11:me qui se runit en Suede. Qui dit congrås, dit surtout discussion entre gens celairs qui se communiquent les råsultats de leur exprience. Mais cette fois, on avait voulu donner le pas å Floquence des faits et des choses sur celle des orateurs; Fexposition agricole tait la partie principale de la föte, la discussion ne venait quen second lieu. En eftfet, comme Ya dit le gouverneur de la province mr de Troil, dans le discours par lequel il a ouvert le coagres, notre agriculture traverse une periode de transition en ce que, au lieu de diriger tous ses efforts vers la production des creales, elle sgattache de plus en plus å etendre lFlåve des bestiaux, å amåliorer les races, å perfectionner les engrais, les proceds de culture, VFoutillage, enfin tout ce qui selon son expression constitue Pagriculture intensive. Mais les progres sont lents et Iles masses difficiles å clairer sur leurs propres intergts; surtout les plus beaux discours du monde ny reussissent gugre, Vous serez ebahi, quand vous serez au bout, Que vous ne maurez rien persuade du tout. comme dit Moliere. Mais si lon vous montre des appareils perfectionns, des races delite, — chevaux, bestiaux, moutons, pores et volailles, — comment ne pas se rendre å Pevidence? Les yeux persuadent mieux que Voreille. A ce compte, Vexposition de Malmö doit avoir les rsultats les plus heureux pour Vavenir, car, au dire des gens compåetents, elle tait remarquable sous bien des rapports et les ttrangers de distinction, qui y ont assist, sttonnaient et du nombre, et surtout de la beaut des animaux exposås. Evidemment ils ne sgattendaient å rien de semblable. Pour sötre resignee au second rang, la discussion ny a pas neanmoins abdique ses droits. Elle a roul principalement sur Vimportante question des banques agricoles. La discussion a te des plus interessantes. Le baron Jules Schwerin, le capitaine Mannerskantz, mr Hedlund et le baron Gripenstedt, ministre des finances, y ont pris part å tour de röle. Nous regrettons de ne pouvoir reproduire ces discours et surtout celui du dernier orateur, dont la parole, en pareille matigre, a une si haute autorit. Nous dirons seulement quapråes avoir constat la nåcessite des banques en faveur de Yagriculture, et recherch comment doit en avoir lieu Vorganisation, cest å dire gil faut, sauf å les modifier, se servir des institutions de credit actuellement existantes ou en cråer de nouvelles, mr Gripenstedt sest prononc pour la premigre de ces hypothåses, en indiquant les fonds des caisses dpargne comme des ressources parfaitement applicables au but propos. Vous dire Iconomie du systeme et comment on arriverait å ce que, avec des fonds un peu moins mobiles, les caisses dpargne fussent pourtant toujours å måme de remne ee — !2 4 222 0 029spsssssssssssemsad