dont le caractere principal est la force, un calme en qvelque sorte olympien, une sernit souvent riante. Nous le repåtons, ils ne soat pas les hommes dune muvre exclusive et souveraine, bien quils puissent exceller aussi dans les lettres ou dans les sciences; mais leur intelligence plus comprhensive, plus universelle, embrasse tout, eclaire tout. Douås dloquence et de persuasion. leur mfluence est surtout personnelle et ne s!explique plus aussi bien å distance. Souvent la beaut corporelle gallie en eux å la beaut de låme et semble gåre faconne sur celle-ci, et leur noble visage, toujours tournå vers VPavenir, est comme clair des lueurs dune aube lointaine. Il semble que ces hommes-lå soient les pråcurseurs dune race forte qui nous succdera, race qui mnaura rien de nos prejugås, de nos superstitions et de nog faiblesses nerveuses; aussi sont-ils tout particuligrement en horreur aux hommes du pass, aux pieux amants des antiques legendes. En revanche, sur leur ferme regard se reposent tous ceux qui ont une foi invincible dans Pavenir, dans le progres de Ihumanite. Cest un tel homme que la Sugde vient de perdre dans Vveque Thomander. Les råflexions qui pråcådent nous ont paru nåcessaires pour faire comprendre le röle levå quil a jou dans notre pays, Pinfluenee tres-grande qul a exerce, et que ni les venements bien simples de sa vie, ni PFappråciation de ses ceuvres ne suffiraient å expliquer. Cette vie est celle dun homme fort, parti de la misere, qui a lutte, mais qui a su bien vite foire reconnafire sa supgriorit. Il etait n en 1798, en Scanie, et tait fils dun pauvre vicaire de village, drigine polonaise. Nous ne le suivrons pas dans cette lutte, ni dans son ascension vers les dignits et les honneurs. Cest en 1856 quil devint veque de Lund; dejå avant cette poque il avait il pris part å plusieurs Dietes et y avait deploye cette Eloquence tantöt eleve et sublime, tantöt simple et familigre, mais toujours entrainante qui Font plact en Sugde au premier rang des orateurs de notre temps et peut ere de tous les temps. Ses ouvrages imprimås se composent principalement de traites theologiques, de sermons, dun traduetion du nouveuu testament, ct dautres traductions dAristophane, de Byron et de Shakespeare qui sont les principsux Ititree de sa renommee liuterare, Mais encore une fois, et si remarquables quelles svient, ces ceuvres ne sont pas Ihomimc: ce nest poivt par la lettre, c est par Fesprit quil a våcu, Fesprit qui vivifie.