idoptee par elle, une humble påtition pour vous prier de vouloir bien adopter des mesures de nature å favoriser les relations ittraires des trois royaumes et leur action Cciproque å cet gard, ?Le vif intret que V. M., comme le feu roi son auguste påre, na cess de montrer pour tout ce qui peut fortifier et developper les bons rapports entre les trois nations soeurs du nord, nous donne la conviction uelle daignera accueillir notre demande. ridke qui Pa inspirte, å savoir que les trois peuples ont beaucoup å gaoner et nont rien å perdre å cette accord plus intime, å cette union de plus en plus dveloppe, cette ide sest acquis de jour en jour plus de eredit dans PFopinion publique et sest manifestte måme par diverses mesures et dåeclarations manes des gouvernements respectifs. Par la suppression des passeports, par Itablissement des grandes lignes ferrtes deja achevåes on en voie dachevement, par les conventions conclues pour PFexecution rciproque des arröts et jugements en matiere judiciaire, ainsi que par plusieurs autres mesures, V. M. a contribue å faciliter les relations, comme å dåvelopper, å renforcer la vie sociale entre les trois peuples. Deja Ion a pu voir les heureux råsultats des facilits accordes å cet gard et sans doute ces råsultats ne feront que croitre dans Pavemr. Il reste å triompher de bien des difficults, de bien des obstacles, surtout sous le rapport des communications litteraires et de Paction intellectuelle reciproque quelles sont appeles å exercer å un haut degrå entre les nations scandinaves. En pråsence de V. M. qui tmoigne une ei vive sollicitude pour tout ce qui touche aux sciences et aux belles-lettres, il serait bien superflu de vouloir sttendre davantage sur la haute influence qwune telle communautå litteraire doit exercer, non seulement pour favoriser une union intime dont le developpement graduel est fondå sur la conviction et la cordialite, mais aussi pour lever, pour raffermir la vie intellectuelle des peuples respectifs. Toute litterature nationale a besom pour se maintenir dune certaine base mattrielle; elle exige Vaccomplissement de certaines conditions exterieures sans lesquelles les efforts les plus meritoires, les talents les plus richement dous sont souvent frapps de stårilite; il lui faut enfin un public assez considerable pour pouvoir lui fournir un aliment materiel et un appui moral. ÅA notre poque quand Jes grandes nationalits cherchent de plus en plus leur force dans Vunit; quand de plus en plus les peuples de måme race tendent å sunir sous les divers rapports intellectuels, VFisolement pråsente sans contredit un immense danger moral pour les petits peuples. La race Scandinave est assez mnombreuse, assez richement dote pour pretendre å jouer au point de vue intellectuel un röle influent et considerable måme å cot des erandes civilisations; considre comme un ensemble, elle peut se faire reprsenter completement et dignement dans toutes les branches de la littrature, et elle offre å la culture de toutes les varigtes de talents un champ suffisamment vaste. Mois cest ce quon ne saurait dire sans exageration de chacun des peuples scandinaves pris isolement. Si, en pråsence des tendances que partout les nationalits montrent å se concentrer, ces peuples se maintenaient dans cet isolement, il y aurait lå un grand danger pour leur existence nationale. I y a dailleurs entre leurs diverses langues une telle parent, que ce ne sont å proprement parler que des dialectes, qui prÅsentent entre eux des differences moins grandes que celles qui existent par exemple entre les dialectes de diverses provinces de Iltalie, de FAllemagne ou de la France. Ce sentiment de communautå et du besoin de travailler å un rapprochement du lien intelleetuel sest manifest de bien des manigres dans un grand nombre de reunions scientifiques, sociales et Economiques, et par la publication de recueils litteraires communs aux trois peuples etc. Mais de tels efforts donneraient de tout autres råsultats, si certains obstacles extårieurs venaient å disparaitre, qui apportent å cette communautå litteraire de grands empåchements. Dans bien des cas il suffirait pour cela de simples mesures des gouvernements respectifs. Parmi ces mesures, Vunion nationale du Nord, — se ralliant completement å la proposition soumise å V. M. par la socict Scandinave de Christiania, — ose appeler son attention sur les trois rformes suivantes qui semblent pouvoir åtre adoptees facilement et sans grands frais pour Ftat, et qui sana dante seraient da natura 4 favnricar a