Aftonbladet – 27 december 1864, sida 3

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HECU UPPBULCE UGIH TYnCR. Revae de Ia semaine. No 52, 20 aunbe. 1864. Stockholm, 27 decembre. Un conflit assez delicat sest levå ici parmi les autorits, conflit dont il nous est impossible de ne pas dire un mot. ll y a six mois, on se le rappelle peutEtre, nous avons annonc avec toute la råserve que commandait la question, quå la suite dune enquåte ouverte sur les proctdes de la police pour la råpression des cmeutes de mars, le chancelier de justice avait cru devoir mettre en accusation 1c maitre de police lui-möme. Depuis on mavait plus entendu parler de cette grave affaire et, bien loin de parattre menac dans sa position, le maitre de police stait vu rcompenser par une decoration norwegienne, pour Vordre quil avait su faire rgner pendant les grandes fötes du 4 novembre. Tout å coup, arm du droit que nos libres institutions donnent å tout membre de la socittt, un simple citoyen sest adress au Procureur de justice — qui est un veritable defenseur des droits de tous et de chacun, — et lui a demandå, dans Pinteröt de Igalit devant la justice, pourquoi il navait pas t, au su du public du moins, donn suite d Paccusation porte contre le mafttre de police. : Le Procureur de justice sadressa en consequence au chancelier, qui lui råpondit quun nouvel incident sttait produit, en ce sens que, pour un des joure du moins de Ja råpresston, le grand gouverneur de Stockholm declarait netiement que les ordres avaieni Et donns par lui et que lui seul avait enconru la responsabilite des mesures prises. Les choses en sonat lå. Que fera le chancelier de justice? Ira-t-il jusqud mettre en accusation le grand gouverneur? Ou bien jugera-t-il que cest dans le mode dexteution seul des ordres donnes que git le delit? Cest ce que nous saurons bientöt sans coute. Ajoutons que militaires et gens de justice sont ici en presence, ce qui ne simplifie pas la question. Voiei une autre reoutie qui nous reporle d Pun des dvuloureux:souvenirs de notre histoire moderne. Pour peu gul en ait lv quelque chose, le lectenr nignore pas que le prince Christion Auguste dAugustembourg, qui avait t choisi en 1809 comme heritier du tröne de Suede, et avait pris en eette qualite les noms de Charles Auguste, mourut subitement, le 28 mai 1810, pendant une revue å Qvidingehed en Scanie. La mort si inattendue dun prince quiavait su se conqurir Iamour du pays, causa une motion inouie, et comme le peuple nadmet gucres que les princes meurent naturellement, le bruit gåntral se repandit qui avait t empoisonn6 a Tlinstigation de quelque membre de la noblesse. Cest ce qui amena la scene alfreuse qui. eut lieu å Varrive å Stockholm de sa depouille mortelle. On ssit que Axel Fersen, ce möme personnage qui apparatt, dans Ihistoire de Ja revolution frangaise, beau et chevaleresque comme un heros de roman, mais qui alors ttait devenu un riche et puissant seigneur et eiait marechal du royaume, on sait que Fersen, disons-nous, fut littralement mis en picces per la populace, et que le docteur Rossi mådeein ordinaire du prince ne put qwå grandpeine chapper aux fureurs de la foule en se refugiant dans une maison. Pour donner gatisfaction å Vopinion publique, Rossi fut condamnå å Vexil, sans que ce jugement eflt t prcde dune en uete serieuse, ni que Paccus edt pu se fendre. Les håritiers du docteur Rossi vienneut dadresser au roi une demande en rehabilitation, dont voici la teneur: ?Anims du dåsir de voir rehabiliter la memoire de notre bien aim peåre, Joseph Rossi, mådecin ordinaire du roi, dcd en 1854, et encouragås å celie demarche par le docteur Liljewalech alors premier mådecin, dejå, en 1855, nous nous somme. approches du tröne de S. M. Notre trås-humle supplique tendait 4 obtenir que le nom de notre pere fåt, par declaration publique, lavå de la tache que lui a infhigee un arret injuste e quil fåt publib, par toute la Sugde, que, daprås la conviction recemment acquise en haut lieu, il tait innocent de Mimputation dont on Pa charge. Malheureusement notre supplique, appuyse de certiticats å Nappui de la bonne renommåe dont jouissait noire påre dans le Schwerin, na pas ete accueillie par le roi Oscar. Cest pourquoi nous prenons la liberf de nous adreseer de nouveau å votre Majestå, en la suppliant de vouloir bien prendre en consideration notre juste demande. Si la loi sudoise, comme nous Font affirm des persounes de cette nation, accorde!.

27 december 1864, sida 3

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