et.ses fleurettes du pass; il-fait large place aux chönes vigoureux, aux Victor Hugo, aux Lamartine, mais il råserve un peu de soleil et une goutte de roste aux påles hysopes, — cest å dire aux podtes naissants, poetae minores. Aussi pourrait-il bien arriver une chose: Cest que mr Staff gu na comptå dans sa modestie que se rendre utile å ses compatriotes, en runissant poureux les riches tchantillons dune flore qui leur est encore trop pen connue, pourrait avoir fait en måme temps un livre utile en France möåme, un livre å certains gards preferable å la plupart des Chrestomathies oå Pon sent trop Fesprit dexelusivisme, et dont Fpigraphe devrait ötre: Nul maura de Pesprit hors nous et nos amis. Puisque nous sommes sur le terrain de la litterature, un mot au sujet de Iouvrage recemment publit å Paris par mr A. Legrelle sous le titre de Holberg considere comme imitateur de Moliore.? Cet ouvrage tend å prouver et prouve en effet, contre Fopinion de mr Prutz sur Holberg, que ce dernier gest inspir6 de Yimmortel auteur de Tartuffe et non de Gherardi dont trös probablement il ne connaissait pas le nom, d peu prås ignor meme en France avant les derniers travaux sur la comådie italienne. Mais il faut sentendre sur ce mot dinitateur; Holberg en realit, est ereateur å Pegal de Lafontaine et de Molidre Inimöeme; il a pris comme ce dernier, son bien ot il le trouvait, et ne pas le reconnafitre, ce serait aussi injuste que de voir dans Lafontaine et dans Moliere de simples imitateurs dEsope et de Phedre, de Plaute et de Rabelais. Nota. — La Revue de la semainc, rådigee en frangais paraitra ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal FAftonblad le mieux est dexpedier les demandes au bureau de poste Suådois dHambourg. Les annonces pour V Aftonblad sont regues å Paris, chez M. Vicherat påere et Comp., passage Saulnier, N:o 10.