Revue de la semaine. No 27. 20 anonbe. 18842. Stockholm, 5 Juli. Nous en sommes reduits, comme le choeu antique dans les tragedies, å deplorer ce qu se passe sous nos yeux, å peindre la con sternation que nous font prouver ces faciles et honteuses victoires sur une armee faible par le nombre, abandonne, perdue. En quoi cela nous interesse-t-il, disaient certaines gens, au commencement de la guerre, que le feu soit dans une maison lå-bas, chez des voisins qui nous sont pa rents sans doute, mais parents bien loignås et avec iesquels nous ne sommes guere amis.? Mais aujourdhui que le feu stend et que le reflet en Celaire nos cötes, suivant Pexpression de mr de Manderström, on voit es fronts se rembrunir et Ion commence å penser que cela pourrait bien nous interesser plus quon ne se Vimaginait. Cest que sil est donne å bien peu de personnes de calculer la porte des evånements å venir, une fois ces vånements arrivs les consequences sen deduisent avec la rapiditå de la foudre. Cest ainsi qwun journal frangais, le Sigele, un des mieux in:ormås et des plus celvairvoyants dans toute cetie question, a pu etre amentå faire dans un de ses derniers articles un sinistre rapprochement entre 1772 qui, mulgre quatrevingt treize, est bien Ja plus sombre aunge du dix-huitieme Sigcle et Panniversaire que la sainte-alliance en pourrait celebrer, sion la laissait faire. Et on la laissera faire si cette fatale defiance continue de regner entre la France et IAugleterre. Le beau resultat auquel elles arriveront ainsi! LAngleterre aura en trave le developpement de la France; celle ci, pour se venger des manvais procedes dune rivale, aura joui de son embarras et de sa honte; deux petits triomphes passaoers, mais ä qui le triomphe delinitil? å la Prusse, å PAutriche, å Ja Russie, aux rois oppresseurs de peuples, å Falliance maudite qui se dit sainte. fa France et YA rvgleterre en ce moment nous font Veffet de deux bons bourgeois qui se gagneraient successivement des purties dchecs magniliques pendant que les voleurs enttent dans la maison. Mais on nous irouvera peut-ötre un peu bien violentse envers ceux qui, aprås avoir fait regner Fordre d Vareovic, veulent le retablir dans le Nord Scandinave. Pour adoucir nos expressions par ce que les peintres appelent un ravoussotr, ga on