Cest toujours avec un vif plaisir que nou signalons une traduction de poete ou dhistorien, voire de romancier, mais une bonne traduction sentend. Les vraies barridres qui separent les peuples ce ne sont, — quoi quen puissent dire les diplomates, — ni les montagnes, ni les fleuves: — ce sont les prejuges. Cest done une uyre execllente et profitable que de rapprocher deux nations, que de leur faire comprendre mutuellement leur gånie respectif, d augmenter leur tresor dides et dimages, de faire en un mot quwelles se connaissent mieux. Elles peuvent voir alors que les ressemblances en fait de sentiments ont beaucoup plus dimportance que nen offrent les dissemblances en fait dexpression. Elles reconnaissent le cmeur humain partout et admirent seulement la diversite des flores Etrangeres. A ce tilre nous ne Jonvons qu applaudir å la publication prochaine dun choix de chansons de Beranger, traduites par Mr le major F. N. Staaff, attache militaire de Sugde et de Norwege å Paris. Cette traduction de Mr Staaff, deja avantageusement connu comnie poöte dans quelques cereles litteraires, est au dire des connaisseurs tout å fait digne du grand chansonnier dont il sest fait Iinterprete. Avant detre reunies en volume, ces chansons seront publiees dans un de nos recucils illustrås: le Lithografiskt Allehanda?.