Revue de Ila semaine. No 14. 2:50 annbe. 15864. Stockholm, 5 avril. Avant-hier, å six heures du soir, 1e roi est arrivå å Stockholm, de retour de son voyage å Christiania. Le bruit court qul ne tardera pas å se rendre en BScanie, å Foccasion des concentrations de troupes qui doivent y avoir lieu. On connait dejå en France la substance du discours par Tequel S. M. a closle Storthing. Nous eroyont toutefois devoir le reproduire ici in extenso. Le roi sest exprime ainsi: Messieurs les Norwgiens, ?Vos travaux sont terminås, et de meme que jen ai salut le commencement, je puis aujourdhui vous exprimer ma gratitude pour leur conelusion. Vous avez accept les projets que je vous ai proposås dans les graves circonstanees qui ont motiv votre convocation. Vous avez prouvå par lå que vous partagez mon opinion sur les necessits que la marche des evånements peut arriver å nous imposer. Tout en continuant å me preoccuper de conserver les bienfaits de la paix aux umes-unis, dont le bien-8tre et Ja prosperite sont mon unique but, mes eftorts tendront toujours å amener, de concert avec les puissances amics, une solution salisfuisante de la guerre dont le royaume voisin de Danemark est le theåtre; mais, nous reposaut sur Iharmonie qui rågne entre le roi et le peuple, nous serons pröts aussi å faire, si les eirconstances VFexigent, les sacritices ncess pour apporter notre cooperation au peuple danois, dans la lutte qwil a å soutenir contre des forces suptrieures. En måme temps que je prononce la clöture du sixitme Storthing extraordinaire, jappelle les benedietions du ciel sur une patrie bien-aimee, et Vous donne lassurance, Messieurs les Norwegiens, å tous en general et å chacun en particulier, de ma gråce royale et de mes sentiments trås affectionnås. Un mot maintenant sur les deliberations qui ont prctde ce discours de elöture. Cest deux jours auparavant que le Storthing s!est prononc sur la question et a donn son approbation: 1:0o au projet par lequel -1e gouvernement demandait Ia libre disposition de Parmee de terre et dela marine pour venir au secours du Danemark dans sa lutte contre les puissances allemandes, 2:0 aux demandes de eredits qui sen suivaient. Si la råsolution na pas tå prise å Punanimitå, il sen est fallu de bien peu, puisue la minorit qui a defendu dans Vassemblee Norwegienne les doctrines de YFecole de Manchester sest born6e å deux personnes, M. M. Jaabek et Bergsager, quil faut nommer, ne fåt-ce que pour honorer le courage malheureux. Il resulte de Fexpos des motifs du comit, expos approuvå par le Storthing, un vote de confiance absolue en faveur de la politique suivie jusquwa ce jour par le gouvernement, telle qu elle ressort, — soit deg publications officielles ou des actes diplomatiques specialement communiqus au Storthing, — soit des mesures darmemernt prises en Suåde et de la proposition faite au Storthing. Cette assemblee a approuvå la prudence que le gouvernement a montre jusquwici, ainsi que ses efforts pour sassurer, de la part dautres puissances, une cooperation aussi nergique que possible, dans cette tåche de detfendre les droits du Danemark, et les interets importants et pråcieux des Royaumes-unis dans cette cause. Le Storthing a juge, des-lors, que cette politique du gouvernement offre toutes les garanties desirables quil nabusera pas de la libre disposition å lui accorde sur les troupes de ligne et la marine Norwgienne. Mais dautre part le Storthing, en meme