Aftonbladet – 16 februari 1864, sida 2

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No 7. 2:ne anne. 41864. Stockholm, 16 fevrier. Cest avec un profond sentiment dtonnement, pour ne pas employer une autre expression, quon avait accueilli ici la nouvelle, transmise par le telegraphe, que la Sugde aurait appuyt la proposition, faite par le eabinet britannique, dun armistice entre le Danemark dune part, et de VPautre la Prusse et VAutriche. Daprås cetlte proposition le Danemark devrait Evacuer tout le Sleswig, å Pexception de Itle dAls, puis, sar la base de ce fait accompli, s8ouvriraient des conferences pour arriver å une sölution pacifique. Un semblable armistice serait tout au profit des Allemands. Leurs troupes, qui ont deja beaucoup souffert du elimåt, et dont Petat saggrave tous les jours, pourraient ainsi se rpandre å leur aise sur toute Ptendue du BSleswig et nauraient plus besoin de rester concentråes. Messieurs les Prussiens et les Autrichiens, jouissant dun doux repoa, dans de confortables quartiers dhiver, pourraient alors occuper et puiser la province, cest å dire vivre aux depens des habitants dont le langage et le coeur sont Danois et qui composent la majorit du pays. Pendant ce temps, quel avantage retireraient les Danois eux-måmes de leur position militaire actuelle? Aucun. — Ils abandonneraient la presquile de Sundeved et Ja solide position quils occupent sur les hauteurs de Dyppel, et qui fait que les Allemands, se sentant continuellement menacs, sont obligås de tenir concentre une force armåe considerable. Iis renovceraient de gait de coeur å Pavantage que leur assure leur marine, laqueile leur permet de bloquer les portas de PAllemagne, de capturer ses navires marchands, de detruire la marine militaire de la Prusse, — si on peut mettre la main dessus, — enfin dexercer toutes ees repråsailles qui sont, paraft-il, les seuls moyeos quil y ait de ramener un peu PAllemagne å la raison. Comme compensation le Danemark serait autoris, — avantage vraiment inapprciable, — å entemer, avec la Prusse et I Autriche, des någoeiations que ees puissances ponrraient rompre tout simplement le jour od les circonstances leur paraitraient favorables pour pousser Finvaeion un peu plus loin, — sauf bien entendu å pe parler dabord que doccupation. Il faut avouer quon ne sest pas tonnå le moins du monde quuve semblable pro position ait Et6 faite par le cabinet britannique. En effet cet armistice permettrait å la politique anglaise de continuer, un certain temps encore gon dåtestable jeu. Ce oest que par ce moyen dåsesptrå que Lord Russell pourrait se maintenir au pouvoir, en depit de ses lourdes fautes, et se donner le temps de trouver un expådient, quelque miserable quil puisse åtre, pour sortir des ditficult6s inextricables ou il sest engagå, ainsi que le cabinet anglais, en persuadant le gouvernement Danois, en le contraignant måme å faire des concessions qui attentent å ses droits, qui empirent sa situation, et cela dans Pespoir dobtenir Vappui de VAngleterre. Bel appui en effet; un feu follet qui brille il est vrai de loin, mais quirecule toujours. Mais gue la Sudde Norwege, å qui Ihonneur du Danemark est cher, qui, connaissant cette question å fond, sait que, dans cette latte contre le brigandage, les Danois ont pour eux la justice; que la Sugde-Norwege appuyåt une semblable proposition, cCtait lå quelque chose de si trange que personne ici na pu y croire un seul moment. Aussi est-ce avec un profond sentiment de satisfaction que nous trouvons dans notre journal officiel un dementi formel å cetie assertion du Morning Post. Il y est dit quaucune proposition darmistice ma 16 faite au gouvernement Sutdois ni appuge par lui. Le journal officiel ne se borne pas å donner å Iorgane de Lord Palmerston ce demenli si net, il se permet dy ejonter une petite lecoa å Padresse du noble lord luimeme. Ce ministre en effet a pretendu le 4 fevrier, dans la sance de la chambre des communes, que I Angleterre, Ja France, la Russie et la Suede 8 taient accordtes pour congeiller au Danemark le retrait de la loi fondamentaie de novembre. Lorgane de notre gouvernement dåclare, å cette occasion, que le noble lord a laissE Echapper une assertion erronge4 et que le cabinet Sutdois, qui dailleurs, dans tia plupart des cas, a march daccord avec le gouvernement anglais, ne sest pas joint äå lui dans cette tentative pour obtenir le retrait de la dite loi de novembre. Cest avec une satisfaction non moins vive qwon a appris gue le gouvernement dan di ofet8 från sin förota nlan att altiut I

16 februari 1864, sida 2

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