Aftonbladet – 19 januari 1864, sida 2

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Revue de Ia semaine. Ae 3. 2:me annte. 1864. Stockholm, 19 janvier. Nous annoncions dans notre dernidre Re vue que le conseil suto-norwgien, consult6 sur les mesures å prendre dans les circonstances pråsentes, avait dcid que la premidre de ces mesures 6tait la convocation du Storthing en session extraordinaire pour voter les fonds nåcessitås par les armements et autoriser Iemploi å Vextårieur de Parme norwegienne. endredi dernier, le gouvernement de Christiania a donn son rapport sur cette affaire, et comme ce rapport est favorable, il y a lieu de ecroire que la convocation officielle du Storthing ne se fera pas attendre. Cependant, en Norswvege eomme ici, le gouvernement suådois continue ses armements avec les moyens quil a dejå å sa disposition. Dans chaque brigade de Varmåe norwågienne a t ert6e une cole dinstruction pour arriver å former un bon corps de sonsofficiers, un des points les plus importants dans le cas dune grande mobilisation. En Sugde on continue å runir tous les objets dquipement, darmement etc. mnåcessaires pour entrer en campagne. Les båliments de guerre qui ont t en expedition gardent å bord leurs machines å vapeur afin retre pröts å effectuer les transports de roupes. Les nouvelles qui nous sont parvenues, hier de Pultimatum que la Prusse et Autriche ont poså au Danemark ne sont pas de nature Å ralentir ces sages pråparatifs. Il est tvident que le Danemark ne peut ni ne veut cder aux exigences des grandes puissances, et cest sur quoi la Prusse parait compter. Elle tend en realit6 au måme but que les ttats petits et moyens de I Allemagne, lesquels forment avjourdhui la majorit dans la confderation germanique, mais elle a choisi un proctde qui lui semble plus commode. Cette majorit de la cond6ratiou ne pråtend å rien molns quå fouier immådiatement aux pieds le trait6 de Londres, ce qui motiverait probablement Intervention immådiate de la France et de VAngleterre. La Prusse, au eontraire, trouve quelque peu dangereux en tel point de d6part pour une tentative dinvasion du Sles: wig.. Elle dåclare done, dun air beoin, vouloir observer le traitå; elle ne songe pas le moins du monde å contester le principe dintegrite; seulement elle veut occuper le Sleswig pour sassuter une garantie que le Danemark remplira ses obligations -Smorales envers I Allemegne. Par lå, elle espere abuser le gouverpement gårontocratique de la Grande Bretagne, et avoir Iocvasion de faire quelque pas dåcisif, avant que les grandes puissances aient le temps de se reconnaftre et dintervenir. Cest alorsque changeant de ton elle dira: La måison est å moi, cest å vous den sortir. LT Autriche de son cöt na pas grand cceur å Pentreprise; elle a tant besoin, sur un tout autre point, de ses Croates et de ses Pandours ; mais laisser la Prusse mettre seule la main au gåteau, il ny faut pas songer. En vårit, I Autriche est bien embarrassåe. : Il est frappant comme la position respeetive de ces deux puissances, dans cette

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