Aftonbladet – 5 januari 1864, sida 2

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Revae de Ila semaine. No I. 2 annge. 1864. Stockhsim, 5 janvier. Pendant la semaine dernigre le calme-plat le plus complet a regn dans notre vie politique et ce pour plusieurs raisons fort na turelles. Dabord et en tout temps les fötes de Noöl et du jour de Pan qui, daovs notre extråme uord, sont de veritables sollennits de famille, amånent pour les hommes les plus sårieux des vacances forctes; il ny a pas de politique ou de commerce qui tiennent. Toutes les affaires sont suspendues. Cest le rågne des femmes et des enfants; il est malheureux quil ne puisse pas durer tonjours. En outre, cette annce, par suite des brugeques variations de la tempårature et des violentes tempöåtes qui se sont si longtemps dåchaines sur nous, notre ville a te litttralement prise dassaut par un seul ennemi, — et encore cest une ennemie, — la grippe en un mot, qui å elle seule a fait tant de besogne que, sur les 120,000 iabitants de Stockholm, on pretend quil y en a eu 80,000 environ de plus on moins gravement atteints, don il suit que chacun est beaucoup plus dispos å soccuper de son tat particulier que des affaires publiques on de la situation de IEurope En Norw6ge cependant nous avons å signaler un meeting semblable å celui qui sest tenu å Christiania au sujet des affaires du Danemark. Il a eu lieu å Trondhjem, ancienne capitale de la Norwge, une sorte de Rheims norwegien, moins la saintampoule, car cest dans son antique cathedrale que se celebre encore le couronnement des rois de Norwege. Le plus grand enthousiasme rågnait, dans ce meeting de Trondhjem, pour la cause du peuplefreåre et il a tå vot une adresse au roi, exprimant la pleine et entigre conviction que la Snåde-Norwege ne peut-abandonner le Danemark dans une guerre dåfensive contre les injustes attaques de Y Allemagne. Le gouvernement, et on pe peut quelen louer, continue de prendre les mesures nåces saires pour mettre notre armbe en tat dentrer en campagne, si besoin est. Ainsi, pour ne donner que ces simples dåtails il soccupe de munir notre armee de grosse artillerie et de fusils dinfanterie se chareent par Ja culasse. II fait aussi acheter des tentes daprås le modele frangais, qui ee divisent de manigre å pouvoir ötre reparties entre les soldats et transportes ainsi avec la plus grande facilite. Notre pays vient deprouver une perte bien sensible par la mort de mr ; G. Richert, uve des grandes figures de notre magistrature et sous beaucoup de rapports Pun des citoyens les plus remarquables, les plus honors et les plus inflvents de notre pays. Il stest Gteint å Gothembourg hier matin, å låge fort avanct de 80 ans, ayant gard jusquau dernier moment Vusage de ses minentes facult6s. On peut dire quil a 6tå läme en quelque sorte de toutes les reformes pråpartes chez nous, depuis prös dun demi-sigcle, dans la lgislation, rformes qui en ce qui concerne la legislation civile et criminelle sont arrives å se faire accepter surtout dans la dernigre. Sur le terrain de la politique, Richert a aussi travaill activement å amener les råformes!

5 januari 1864, sida 2

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