ions de la politique etrasgåre sSeffacent en pråsence de cette invasion allemande. Il ny a ici quune penste, quun sentiment cest que cette agression contre le Danemark na pos möme pour elle Fombre de la justice, et que la puissance qui abuse ainsi de sa force suptrieure e0us un vain pretexte de loire, e couvre au contraire dune honte ternelle. Que si I Allemagne, pour donner satisfaction å Vesprit national, se sent des dispositions soudaines aux exploitsbelliqueux, quelle ee tourne donc du cöte ov il ya une cause noble et juste å defenure, od la lutte offrant des chances plus gales, lui assure de plus glorieux lauriers. Quellele sache bien! Venir, eu vertu du droit du plus fort, attaquer un peuple qui, faible comme nombre, ne brille gue par son intelligence et par son amour de la liberte, cest, meme en cas de succds, meme en cas de dåefaite matrielle pour ce peuple, assurer seulement la dfaite morale du vainqueur. Pour ne pas tout dabord provoquer Voppo-j. silion des puissances occidentales,P Allemagne a jugt å propos de dissimuler son agression i sous le nom dexcution, et de rejeter pour le moment sur Varridre-plan la question de succession. Mais meme å ce point de vue, il est de la dernidre vidence pour celui qui a tudi un peu å fond ccette affaire, que la eonfederation germanique na pasle moindre pråtexte de procder å une extcution dans le Holstein. Il a tÅ fait droit successivement å toutes les råeclamations, plus ou moins fondåes, quela coniederation a pråsenttes au sujet de cette province, si bien que le roi de Danemark en retirant la lettre patente du 30 mars, pråsentte des Porigine comme la cause unique de Vexecution, a dåelarå formellement quil nexerce plus aucune sutorit royale sur le Holstein et que cette province peut ötre complåtement administråe selon le bon plaisir de la confederation. En pråsence de tels faits et de declarations aussi claires, venir pråtendre que Pexecution a lieu au sujet du Holstein, est vraiment par trop sudacieux. Elle accomplit avec le dessein vident de conqu6rir 1e Slesvig, ou denlever au roi de Danemoark sa suzerainetå sur des parties du royaume qui wappartiennent pas å la copfederation. Il est non moins vident quaussitöt que le3 troupes fåderales occuperont le Holstein et I administreront au nom et pour le compte de Chretien IX comme membre de la confederation, dåe3 ce moment disons-nous, et malgrå cette reconnaissance implicite, la question de succession reviendra sur le tapis. et la contederation gsadjugera le droit de trancher une question pour laquelle F Europe a deja arröt une solution, approuvte parl la plupart des puissances allemandes et notamment par la Prusse et VAutriche. Il est profondement fåcheux que la presse frangaise sivttresse si peu å cette cause, et quå part quelques honorables exceptions, parmi lesquelles il faut citer la Revue des deux mondes, ees organes soient si peu initigs d ces questions, Cependant, que les publicistes frangais y råflechissent bien. Bi PAllemagne songe ainsi då conqu6rir le Slesvig, ce nest pas certes pour gagner quelques milles carrs ou pour måtamorphoser en Allemands 200.000 mille Dsnois environ qui habitent le nord ou les parties centrales du Slesvig; mais cest qu elle veut semparer du Sund et des Belts. Celui qui possåde le Slesvig a la cl de ces deux grands passages, et plus encore, la clt de tout le Danemark. Le Slesvig perdu, le reste est impossible å garder. L Lider est la vraie fromtigrå, Ja frontigre naturelie du Danemark, selon le droit des gens, comme aux points de vue historique, national et stratågique. Il est impossible que le gouvernement et que le peuple frangais permettent que le Danemark soit antanti par un fait brutal, par un partage inique, rappelavt le partage de la Pologne, Illis savent trop bien que jour Pei der å realiser ses nobles idtes, que pourla soutenir dans ses gnreux efforts, la France ne saurait avoir dallite plus fiddle et plus såre que la Scandinavie unie. Nous devons deplorer aussi que tant de journaux frangais et anglaisaient inprudemment adoptå, daprös les journaux allemands, cette expression tout å fait fausse de Sleswig-Holstein, qui en ruvissent constamment ces deux noms, semble impliquer et peut faire croire au public que ces deux duches sont ainsi lis en fait et forment une sorteå dunit; quand en ralit le Holstein, comme le Lauembourg est une province allemande, tandis que le Sleswig est Danois et na jamais appartenu å PAÄNemsgne. Quant au trait dalliance entre la SugdeNorwege et le Danemark, on se rappelle quil Ctait sur le pomt dötre sign, quand la nouvelle de la mort de Frederic VII e clat comme un coup de foudre. Dåslors la question danoise ertrait dans une nouvelle phase å laquelle ne gappliqusient plus les någociatiops pråcdentes. Ea ce moment et quand la plupart des tats allemands se montraient si hostiles au trait de Londres, la Sugde-Norwge avait lieu despårer quau moins VAngleterre et la France apporteraient au Danemark un concours actif. Rien encore malbeureusement nindiue que cette esprance doive s8accomplir. u reste il est bien difficile de pouvoir pråciser oå en est la diplomatie au sujet de celte question. Cependant la prerse sutdoise a pråtendu que par suite de la råvoeation de la letire patente du 30 mare, å laquelle rotre gouvernement attachait beaucoup dimortance, celui-ci veut obtenir du cabinet anois des dåclarations pråcises et des enzagements formels sur sa volitique, avant de conclure une alliance. Toutefois il est bien naturel que la Budde-Norwege ne veuille ni ne puisse abandonner le Daoemark au moment du danger; comme il est certain que le jour oå FAllemagne attaquera le Sleswig, un gouvernement Sucdois, digne de :e nom, ne saurait assister indifferent et nactit å une pareille violence, sans se renire coupable de lächetå et sans sacrifier le bien du pays. Cest avec un grand interet que nous sttendons les resultats des någociations reatives au trait de commerce et de navization qui se sont ouvertes le 7 de ce mois AMS MMMM mMHemSS. mma— LV 0UHSP!ÄH6t! HN ljX lnnpnnv 1 TTlTtUU