Aftonbladet – 2 september 1863, sida 2

Article Image
Revue de Ila semaiue. No 22. le annee. 1863. Stockholm, 2 septembre. Notre ministre des affaires trangeres, le comte de Manderström, est parti, il y quelques jours, pour Malmö, oå il a eu unc conference avec mr le comte Hamilton, mi nistre de Sucde a Copenhague; aprös quo le chef de notre cabinet est revenu en toute håte å Stockholm. Si la curiosit a å6 vivement stimulte par cette courte excursior diplomatique, pas nest besoin de le dir: et il est tout naturel quon la rattache aus någociations pendantes entre notre gouverne ment et le cabinet Danois, quant aux mesures då prendre en commun, dans le cas od ilse prösenterait certaines ventualit6s que nous mavons pas besoin de rappeler. Mais quest ce que cela veut dire? Faut-il y voir la preuve qu une alliance offensive et dåfensive na pas encore tt formellement conclue, malgrå les bruits formels qui sten Gtaien råpandus? Il faudrait bien le croire, dartani plus que, jusquå pråsent du moins, aucune proposition na encore t faite aux Btats pour obtenir des fonds extraordinaires darme. ment, et que meme aucune communication dans ce sens na Gå adresste au comite secret de la Dicte, — auquel en pereil cas il faudrait avoir recours. Si la dåfense serable ne vouloir pas tfrop saceuser, Pattaque de son cötå parait voulon temporiser aussi, et au moment ou nous terivons, on peut croire encore que IAlle. magne sera assez sage pour ne pas mettre ses menaces å ex6cution. BSonge-t-elle en effet quwune occupation du Holstein serai la croix la plus lourde, Macte le plus desastreux pour ces malheureux Holsteinois que I. confederation germanique pråtend pråcise. ment vouloir proteger, et quen pråsence d une telle ioconstquence, cest å dire dun råsultat si diamtralement contraire 4 celui qvwon affichait, il ne faudrait pas un grand effort d imagination pour deviner que Je tlolstein nttait quun pråtexte et que le Slesvig Etait le but? Quoi quwiil en soit et malgrå cette con. vietioo, Popinion dans notre pays est trös unanime å dåsapprouver la tendance qui se montre en Danemark, sur certains points, de eonsidrer comme un casus-belli le simple fait de Yoccupation du Holstein. Aucune voiz ne gest tlevte dans la presse, pas un orateur ne prendra certainement la parole dans les chambres pour dåfendre cette these que la Sucde doit se lier par de tels engagements qui puissent Ventrainer å faire la guerre å VAllemagne, å propos dune exe cution federale, dans un pays de la confed ration comme le Holstein. On dåsire done, — (et on Pesjåre anssi,) — que le gouvernement Danois ne considdre pas Pirruption des troupes fedtrales dans le Holstein comme une occasion et un signal de mettre le blocus devant le3 ports allemands; mais quan moment mtme au contraire il regarde comme nuls et non avenus les engagements3 et conventions conclus entre le Danemark et I Ailemagne, aprås la grande victoire dIdsted, en 1850, et quenfio il prenne dåslors les mesures nåcessaires pour tendre au Slesvig la constitution si liberale qui rågit les Danois. De deux choses une alors: ou l Allemagne acquiescera å ces mesures, et la queation se trouvera råsolue, ou bien ella salsira cette oecasion de passer I Eyder, le prenant pour le Rubicon, mais ce sera avec une autre fortune que Cesar. En effet, elle naura russi qud rendre manifeste son insatiable

2 september 1863, sida 2

Thumbnail