No I1ö. 1e annte. 1863. Stockholm, 21 juillet. Hier matin le roi est parti pour les yrovincees måridionales du royaume, et par suite, en vertu des lois fondamentales, iouveau conseil de rågence dont la pråsilence, cette fois encore, appartient au milistre des affaires trangåres, le comte de Manderström. Le principal motif quon ait nis en avant pour ce voyage est la visite jue 8. M. se propose de faire å la grande xposition de produits agricoles qui souvrira wprås demain å Helsingborg. Mais ce motif fficiel cache, dit-on, un motif plus mysteieux, — vrai secret de comådie cependant, sar tout le monde est dans la confidence. )n pretend done que le roi Charles doit se encontrer avec le roi Fråderic de Danemark wu chåteau de Skodsborg en Zelande et jue ce dernier accompagnera notre souverain n Scanie. Cette entrevue serait motive var la tournure inquistante qua prise råsemment la question pendante entre le Daremark et IÅllemagne et par les resolutions jue la Digte federale vient de prendre. Le prince Oscar, qui doit å ce quon assure assister galement A cette entrevue, a juitt6 Stockholm vendredi dernier. A la in du mois, le roi et le duc dOstrogothie quitteront la Scanie et honoreront de leur prtsence linauguration du nouveau chemin de fer entre Borås et Herrljunga. On pråtend que dans le dernier conseil tenu avant Je depart de 5. M., la question des armements, au point de vue de la defense, aurait t mise sur le tapis. Sil y a lieu dajouter foi å ce bruit, en vertu du proverbe: point de fumee sans feu, — nous devons ajouter cependant que ce nest quun bruit et quaucun detail na encore transpir sur les mesures qui auraient et6 arrötees. Pendant que 12s membres de la famille royale sont ainsi disperss, notre capitale va recevoir la visite dun prince 6tranger qui peut tre assur6 de se voir accueilli de la manicre la plus sympathique par le peuple Sugdois. Nous voulons parler du prince Amådåee dItalie, fils du roi Victor Emmanuel, qui est attendu ici demain. — Son voyege setant irouvå un peu avanck, le roi ne pourra le voir dås son arrivte, comme il en avait exprimå le åbsir, — mais le se: jour du prince se prolongera assez pour quil puisse rencontrer toute Ja famille royale, qui ne lui fera pas un accueil moins sympathique que la nation. Le coogrås des naturalistes Scandinaves sest termin par un grand banquet... Tout se fait en dinant dans le siecle ot nous . sommes, banguet oh le prince Oscar a prononce un discours fort Gloquent surt Iharmonie, sur la fraternit6 qui rågne entre les trois peuples Scandinaves, et sur Ja justice de la eause que le Dsnemark defend contre seg adversaires. Un membre du ministere, le conseiller detat Malmsten, sest exprimå aussi avec beaucoup de chaleur et deloquence dans un sens tout sc ndinave. Les Etats ont terminå la semaine passte Ja discussion du nouveau projet de code pÅenal. En gentral les chambres ont ap prouv6 le projet qui leur avait C sou: mis par le comit des lois et dont nous avons esquisse les traits gåuvbraux dans une de nos Kevues prectdentes. Sur quelques points on na pu arriver å une råsolution definitive, et les articles en question seront renvoygs au comit pour quil ait å mod.fier les dispositions du projet ou å concilier les opinions diverses qui se sont produites davs les 4 Etats. Partout od le comitt des lois proposait un adoucissersent Guelconque au projet presentå par le gouvernement, nous devons dire que IEtat du clergå sy est op: poså, fiddle amsi å la tendance quwil a constamment montråe, pendant les dernigres Didtes, de considtrer les rigueurs pånrles comime une sanvegarde pour la religion et la moralit. Cependant, comme en matidre de lois ordinaires il suftit de Paccord de trois Etats pour constituer une Råesolution de la Diete, Iordre du clergå en sera ceite fois pour ses souhaits pieux et ses vaines alarmes; on marchera sans lui dans Ja vie du progrds. Dans le cours des dåliberations du code pÅnal, on a eu då goccuper de la question religieuse, cest å dire de la position faite aux dissidents et des diverses lois promul guces depuis quelques annåes å ce sujet. Nous constatons avec joie que dans les derniers temps une opinion sage, une opinion Celairåe, la tolerance en un mot, a fait des progrös considerables et qui grandissent de jour en jour. Une des nouvelles lois råligieuses, la Ivi dite sacramentale, qui vunit avec ri gueur, comme outrage aux choses saintes, Padministration par un laique du bapteme ou de la communion, cette loi vient dötre abolie par 3 Etats, malgrå la vive opposition du clerg6. En outre, 2 Etate, celui de la bourgeoisie et celui des paysans, ont invit le comit des lois å tudier avec up soin tout perticulier Ia question de savoir sil ne serait pas possible de modifier des å pråsent, dans un esprit plus liberel et plus tolrant, les conditions que fait la loi actuelle då celui qui veut passer de la religion Lutherieone å une autre religion. Nos tablissements tci-raphiques, dont NA a ie tatt