Aftonbladet – 14 april 1863, sida 3

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polluque extericure na eu gucte occasion de sy produire. Cependant la cause polonaise a un tel pouvoir dtveiller la compassion ehez tous les peuples libres, que les Norwegiens, non plus, ne sont pas rests muets tmoins des souffrances de Ia Pologne et de sa lutte heroique pour sauver sa nationalitå. Pour la premiere fois en Nörwege, des dåmonstrations publiques ont u lieu au sujet de la politique extcrieure. Cestainsi, pour ne citer que cet exemple, quun meeting, en faveur de la Pologne, a eu lieu å Christiania, le 7 de ce mois. 41 personnes ont organis ce mesting, parmi lesquelles on remarque plusieurs membre3 mments du Storthing, et les repråsentants communsaux de Christiania. La röunion comptait de 3 å 4000 personnes. M:r Daa, professeur å Puniversit a pris le premier la parole, et parle surtout du gåneral des insurg6s Valigorski, si connu et si hautement estimå en Norwåge. Voici ce passage de son discours: il y a dixsept ans, cette intelligence si richement doue, a Clevå ici une foule de travaux utiles dont le souvenir vivra aussi longtemps quun navire traversera les canaux que nous lui devons, aussi longtemps quwun bois de charpente flottera sur les rivigres quil a canalisces. Mais ce nest que dans le cercle intime oå Ion avait appris å Faimer, quon pouvait bien appråcier cette existence, si entitrement devoute d la patrie quelle tait en quelque sorte un sacrifice incessant. On sai que deux fois, au coups dailes convulsifs de Iaigle blanche, il put croire que Pheure de Paffranchissement tait enfin sounte. Aussitöt il obeit å cet appel, et tous les avantages, tous les honneurs que la Norwåge pouvaient lui offrir nentrårent pas un instant dans Ia balance. Le dirai-je? ill alla jusquwå confier d des mains trangeres sa femme et ces enfants. Suivant les pa-! roles du poöte national de la Pologne (Mickiewicz) il se regardait toujours ?comme un pålerin polonais4; il savait quwil tait. sans asile sur la terre, si ce nest aux lieux od il avait eu son berceau, aux lieux od avait våcu sa möre. Il lui fallait retourner dans cette patrie du coeur, ne fut-ce que pour demander å cette terre bien-aimee un peu de place pour sa cendre, å cötå de tant de braves, ges fråres. Nous apprenons que pour la quatridme fois il a repris son poste sur la bråche. Peut-ötre a-t-il deja trouv la mort dans Faccomplissement du devoir. La Pologne alors inscrira son nom parmi ceux de ses milliers de heros. Mais en Norwege aussi vivra le souvenir de cette existence noble et dåsinteresste du martyr, de cette fidelite å laquelle le combat aura imprimå son sceau ensanglan(ö. Apres mr Daa, des discours chaleureux et duergiques ont St prononcs par mr le: recteur Nissen; mr Frölich directeur de la banque; mr Kildal, mersbre du Storthing ; mr fbbel, pråsidect du corps des tudiants, et par le membre du Storthing Steen. Tous ces diseours ont E1 accueillis par de bruyantes acclamations. Le meeling sest arröt ensuite aux råsolutioons suivantes, qui ont Ct6 envoytes au prince Ladislas Czartoryski, då Paris: 1:0 Le peuple polonais, sans avoir offenst ni provoquå ses voisins, a tå privå de son autonomie, par un proctd6 injuste qui menace de semblables dangers tous les petits Etats. 2:0 La manidre dont les Polonais ont t gouvernts depuis a restreint ou antanti la libert6 et le bien-ötre de Findividu comme du peuple entier. 3:0 Les nombreux souldvements du peuple polonais, pendant ces cent dernidres anntes, ne peuvent pas ötre considrs comme des rvoltes, mais bien comme de ltgitimes tentatives de reconquårir la dignitå et le bonheur 8ux quels toute socitt humaine a e droit daspirer. 4:o Anssi longtemps quun peuple heroique sera råduit au dåsespoir et que ce dsespoir sera augmentå encore par de nouvelles cruaut6s commises pendant ou aprås insurrection, il y aura pour VEurope un; langer permanent de guerre gentrale. 5:o Cest done un devoir, pour tout membre dun tat libre, dexprimer le voeu que la lutte desesperte dont les provinces olonaises, plactes sous la domination de a Russie, sont actuellement le thåtre, vienne I cesser, et quil leur soit accorde une forme de gouvernement de nature å satisfaire leurs justes råelamations. I Aftonblad a interpell le gouvernement, 1 y a quelques jours, sur la question de savoir sil est inactif dans la question polonaise, et comment il se fait que le gouvernement anglais, en adressant une communication då ce sujet A toutes les autres puissances co-signataires du trait de Vienne, ait entitrement oublit la Sudde. A ces questions la feuille officielle a rtpondu par un communique qui pretend que le cabinet eucdois west pas tout I fait inactif dans ceite affaire; quant å la communication de Lord Russell, elle a t adresste å notre cabinet en möme temps qu å ceux de Madrid et de Lisbonne, mais elle est arrivte Sasses tard? par suite de ceuses sur la nature desqueiles on ne croit pas devoir sexpliquer. La vCrit6 parait ere que Lord Russell qui deja une fois sest abstenu å dessein de communiquer au cabinet sutdois une note sur la question danoise, aurait cette fois expådic, par meprise, å Copenhague, la communication destinge å Stockholm; et que si elle est arrivåe trop tard åsa destination, cest par suite du temps quil a fallu pour reconualtre )erreur et pour la rparer. Les tmigrås polonais qui, sous le comman.dement de Lapinski sont arriv6s 4 Malmö avec le Ward Jackson, sont encore en cette ville, sans quon sache ce quils se proposent de faire. Le commissaire civil, mr Demontoviez est tombå malade aussitöt son arrive å Stockholm, dune inflammation du larynx, causte par les fatigues de la traverse, Cette affection lui dte toute facult de parler, mais il est entourå des soins de nos plus habiles mådecins. Parmi nos questions intrieures, cest celle des chemins de fer qui, en ce momeat, attire le plus VPattention. Ian deruier a ih tarmindha at Anvarta av nAmMmmmarpPAaA nnA

14 april 1863, sida 3

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