reconnaissance pour la Sudgde, et de mon admiras tion pour les heroiques vertus de ses habitans. Vous auriez emis un autre avis, Monsieur, si: au lieu de puiser vos renseignemens dans le Vinterbladet et le Morgonen dont le mensonge et la ealomnie sont les armes habituelles, vous eussier consult la reiation des journaux de Stockholm, qui respectent leurs lecteurs, et dont les articles ont quelqu influence sur Fopinion publique. Vous dites aussi, Monsieur, quå ma seance,. aprös avoir insult le public, je ne me suis occupå que dempocher Vargent.... Vous oubliez que cette sance tait au benefice de pauvres, et quiil nest gucre vraisemblable quon veuille insulter: un peuple, lorsquon vient Vaider å secourir les infortunes. Cette stance, Monsieur, me paraissait: le meilleur adieu que je pusse faire å la Suede, elle ne meritait sans doute aucun remerciment;mais jtais loin de penser que des journaux, qui se disent amis du peuple, profitassent de cette circonstance pour madresser autant dinjures! Quant å la partie de votrelettre qui mest toute personelle, il se peut que vous la jugiez spirituelle et de bon got, mais vous trouverez bon que je ne men occupe pas. En me livrant au public, comme je le fais, jai då me råsigner å supporter beaucoup de choses.... Mon cocur en souffre sansdoute, mais je me suis promis de ny repondre jamais. Quoique, sans raison, vous vous soyez montre si hostile contre moi, jose pourtant, Monsieur, vous croire assez de loyautt, pour que vous ne refusiez pas dinstrer ma lettre dans le plus prochain nu-meåero de votre journal. Jai Phonneur detre Monsieur, votre treös humbie serviteur. J. P. de Suzor.