Soit prös de 95 p. Lod importatioas Aroctes da France en Suåde repråsentent une valeur: en 1867 . de 4,170,000. en 1364. on de 2,261,000. Augm:on en faveur de 1567 1,909,000. Soit 82 p. 4. bes exportations de Suåde en France ont emoye: än 1867... 1,193 båtiments jaugeant 82,818 nyläst ) en 1864 753 50,021 Augm. etc. 440 BLIN Soit 66 p. 4 pour le tonnage. Les importations de France en Sutde pråsentent par contre les chiffres suivants: en 1867... 87 båt. jaugeant 4,529 nyläst. en 1864... 51 2492 Augm. — etc. 36 2037 on Soit, pour le tonnage, 81 p. K. . Grande est Peloquence de ces chiffres. Non-seulement. par cette mise en pråsence de 1864 et de 1867 ils rådnuisent au silence les adversaires des traitös qui naguere avaient le verbe si haut, mais encore, si Ion se reporte å IannÅe derniere, ils constatent, comme nous le verrons dans un prochain resumt, une progression remarquable, laquelle sest produite dans une unnee qui na pas tö, pour la France, des plus favorables au mouvement industriel. Nöcrologie. — Auguste Blanche. — Dimanche, au milieu dun concours immense, ont eu lieu les funcrailles dAuguste Blanche. Pourquoi cet empressement, cet attendrissement de toute une population? Pourquoi un tel convoi qui rivalise avec les pompes royales? Pourquoi cet appareil guerrier, ces drapeaux, ces masses serrtes de volontaires, cette marche funtbre quinterrompent les sourds roulements des tambours voiles de cråpe? Pourquoi cette runion de toutes les celebrites, hommes politiques, fonctionnaires, litterateurs, savants, artistes, comådiens, chanteurs, et ce long defile de societts ouvridres avec leurs bannicres dåployges? En un mot pourquoi toutes les classes de Ja socitte sempressent-elles ainsi aux obscques dun simple citoyen? Cest ce que nous allons essayer de faire comprendre. I avait deux hommes dans Auguste Blanche et qui doivent tre consideres stparement: le litterateur et homme politique. Le litteratenr laisse d s eharr comedies, romans, nouve simples e S8e8, muvres pleines dhumour, de bonhoniie, dej aiete, de fine observation, de souriante majice. Il a voulu erter un theåtre national, et il a su reussir avec des pieces dont les personnages, les mceurs, Fesprit etaient purement suegdois. Il a donnt la vie å des types qui resteront, et quelle euvre: ercer des types! Ii yaaå peine un academicien sur cent qui y arrive. Åussi ses rares merites comme Jitterateur lui avaient-ils deja conquis Jes sympathies, Padmiration generale; mais est surwut å son röle politique et å ses qualites comme homme prive quil a då immense popularite qui entourait son nom. Ce röle politique a ete beaueoup plus considrable que les personnages gråves et oiticiels ne seraient sans doute dispuses å lavouer. Ce röle tait celui dune sorte de tribun populaire, tribunus plebis, embrassant toute cause juste, toute idee rp une ardeur, une fougue irråsistible; inspire par le peuple et Pinspirant; disposant dune cloquence imagee, primesaut ere, familidre, avec de magnifiques tlans, Peloquence qui remue les masses; tenace, nergique, infatigahle, fertile en ressources, adort des foules, sympathique aux esprits dtlite; ayant des adversaires et pas un ennemi. Ceci explique bien des succts. Ainsi cest en grande partie å lui quwon doit Porganisation des volontaires; il a etå un des rudes travailleurs å Poeuvre de Ja retorme; tontes Jes idtes de progrös, de toitrance religieuse, de liberte trouvaient en Jui un apötre douå de cette persuasion communicative, envahissante que donne la foi. Mais il avait pour attirer les cmeurs une qualitt bien pius puissante encore: Ia bontå, la charit que rien ne Jasse, ia yraie charite, sympathique, dålieate. Et å ce sujet nous ne pouvons mieux faire que demprunter le passage snivant å Pun des discours prononces sur la tombe de cet homme. Cminent. Si nous avions å resumer en deux mots la personnalite Auguste Blanche, a dit M. Sohlman, nous ajouterions quwen lui le gånie egalait la bonte. Ce geånie etait dans son cccur presque autant que daus sa töte, dans son ceur rempli damonr et de tendresse. Des ses plus jeunes ans sveillait sa commistration pour ia faiblesse, pour la souffrance, pour la misere! Ce trop-plein daffection falsait Je foud de son humpeur comine auteur comique, comme romancier; Cetait ce sentiment qui pråtait å ses convietions dhomme politique les ailes de Penthousiasme, et qui, dans les derniers temps de son existence, communiquait å ses paroles et a ses ecrits cette fleur de jeunesse et cette etonnante viguenr. Quand vous lavez vu se jeter dans la lutte, pour defendre le progrös et les idces modernes de justice et dhnmanite, ce netait pas quil obeit å des speculations theoriques, encore moins que son åme fåt prise dun vain dågott pour le present; non, ce qui le guidait ceiait Pamour, cttait une ardente philanthropie. La malveillsnce, la haine luietaient etrangeres, Il ne haissait pas les puissants e da terre, bien que plus dun Pait eru dans sa deraison. Jirai plus loin: il navait pas wåme de haine pour les oppresseurs, quoiquil ait pu le dire et quil ait pu le eroire. Mais il almait les opprimes et tous ceux qui scuffrent, et il souffrait avec eux et Jeur cause devenait la sienne! Il aurait tant desir6, si Ceåt tå possible, que tout ie monde fåt heureuz!s Auguste Blanche wetait ågå que de ö7 ans. Comme Beravger, dont il avait Pinstinct profondement populaire et Pingeniense charite, il wa regn aucun distinction honorifique et il manquait a la gloire de Pacadbmie. Nate. -— La Bevve de fa semölie, redig6e en fravcais parait ordinairement tous les mardis.