res elles-memes, dont quelques-unes par suite se trouvent forcement etranglees. Le synode parait vouloir se modeler exactement sur la Digte å cet egard, et å quelques autres encore, par exemple en. levant la pretention de contröler les pouvoirs de ses propres membres, pretention qui du reste na pu se soutenir. Une autre proposition, beaucoup plus extraordinaire, celle de commencer par une espåece dacte de foi et de serment de fidelit6 aux dogmes de la pure doctrine Cvangelique a då ötre retiree par son auteur, M. Falk. Un trait de ressemblance encore avec la Didte cest le dåbordement des motions. Cela rappelle un peu les souscriptions å Temprunt: il .semble que chacun les multiplie å Penvi, pour qvil lui en reste au moins une entre les doigts aprös la reduction. Ce quvwil faut de temps pour VPexamen le plus sommaire de ces motions, cest effrayant. De resolution proprement dite, let synode nen a pas pris encore, mais un de sesnombreux comitös vient de se prononcer sur une des questions qui Iui sont soumises de facon å ne pas alarmer les personnes qui auraient pu craindre, de la part de cette auguste assemblee, la moindre velltite de liberalisme. Il gagissait de la suppression des derniers pastorats-prebendes cest-å-dire des pastorats attributs aux professeurs de theologie des universites, sans obligation de rösidence. Le comitå sest prononce contre cette suppression, attendu la necessite de retenir ces professeurs dans le giron de Veglise, afin quils ne cherchent pas leur point dappui en dehors des dogmes reconnus, et que leurs investigations scientifiques ne prennent pas une direction opposte å celle sdoptee par cette eglise,. On ne peut pas avouer plus sincerement ia crainte quinspire la theologie independante. Mercredi dernier le synode avait cru devoir mettre å son ordre du jour la question de savoir sil devait aller presenter ses hommages au roi. Malgrö les diverses objections que rencontra ce projet la resolution fut affirmative, mais elle ne devait pas avoir de suite. En effet, Tarchevåque, charge de sonder le terrain, dut prevenir la vånerable assemblee quwen ce moment le roi mavait pas le temps de la recevoir et quwil dbpendait de la durte de son voyage en Norwege si cette pråsentation pourrait avoir lieu auretour. Du reste 5. M. avait charge le prelat de donner Passurance au synode quiilsuivait ses travaux avec beaucoup dattention et dinteröt. Cest le 16 de ce mois que le roi doit partir pour Christiania, accompagne de la reine, de la princesse Louise et du prince Frederic de Danemark. On voit que cest une pråsentation dans les rågles du jeune fiance et aussi dun utre membre de la famille royale qui navait pas encore tte en Norwege, la duchesse de Dalecarlie, que le roi rencontrera, avec le duc, å Uddevalla. Nous mnessaierons pas meme denumerer toutes les fötes et excursions de plaisance auxquelles donne lieu Ila pråsence du prince de Danemark. Cependant nous devons une mention spåciale au diner offert par le regiment de Svea au roi, au prince Auguste et son chef honoraire le prince, Frederic. Cest le baron Leijonhufvud, chef en second du regiment, qui a portå le toast aux personnes röyales. Le roi a repondu par un toast au premier regiment de la garde, developpe en quelques paroles chaleureuses, chaleureusement accueillies, ainsi que Pa etå la courte improvisation du prince de Danemark. A propos de Ja Norwege et de la visite qwy va faire la famille royale, vaut-il la peine de vous parler dun personnage dont on y suit les moindres alltes et venues, comme sil Sagissait dune töte couronnee? Peutctre bien sagit-il tout simplement dun touriste inoffensif qui a la manie (cest un general prussien en retraite) de se promener avec e casque pseudo-romain que vous savez? Quoi quil en soit on ne soccupe que des faits et gestes du general S, qui est devenu une sorte de lion international. Parlons done du gångral SY, Aussi bien cest une occasion de vous exposer de nouveau cette trbs-importante question du Finmark norwegien, de cette bande de terre qui tente si fort la Russie, parce qwil sy trouve dexcellents ports que les glaces en hiver ne fernent pas. Nous y revenons dautant plus volontiers que, dans les documents auxquels 10us avons recours, les craintes se pråcisent Vune facon trös-nette et malheureusement tröslausible. Qwon puisse abuser de la question des naionalites et sen servir pour mettre en praique la fable de la lice et de sa compagne, histoire du Slesvig le prouve surabondamnent. Or on a tout lieu de redouter que, lans le Finmark, la Russie ne pense å suire cet exemple. Malheureusement un semlant de pråtexte parait soffrir å elle. En ffet, parmi les populations repandues dans e district, se trouvent 5 å 6000 Qvånes, apartenant å la måme nationalit6 que les haitants de la Finlande russe et qui sont veus tvidemment de cette province. Ajoutez Jes tribus nomades qui, pendant Fete, pasent sur le territoire norwegien pour y faire aitre leurs rennes, et enfin une foule de påheurs russes qui viennent exploiter les fiords e la Norwege, vous arriverez a grouper une etite population que la Russie doit se croire droit de proteger. Qvwil y ait entre les idigenes et tes etrangers de nombrenses colsions, cela va de soi, comme aussi que les rts ne sont pas toujours du cöte de ces erniers. A. maintes reprises on a acquis la reuve que les autorites russes mettent un es-grand zble å recueillir les plaintes de ursnationaux, — on a pu voir dans leurs mains 2 våritables dossiers, — et il est inutile dauter que les agents ne leur manquent pas our observer et noter les faits sur les lieux emes. Voilå le cöt6 tres-sårienx de la question. n jour peut venir ou la Russie. dira: une rtie de la population (cest toujours la plus ande partie pour ces farouches statisticiens i font de la statistique sur des affuts de nons) se compose de mes nationaux, done territoire est russe. TIls sont opprimås et viens les proteger. Quant å Ja personne ces agents et 3 leur fagon plus ou moins verte de proceder, cest un cöte secondaire. annee dernitre un voyage trös-long, trös-påble entrepris par M. Mechelin, consul de Rus; å Christiania, dans les rågions limitrophes la Norwege et de la Russie, avait vivent surexcit PFattention. Pourquoi seste röveillte au sujet des excursions probament, fort innacentes dun oex-gmånAral npno